Ëtoffe de sole
4. Clavel; le clavel ou clavain désigne ordinairement une sorte de pèlerine de mailles qui s'aitacbait au haubert. Voy. ma traduction de la Chanson de la croisade albigeoise, p. iig, note i,
5. Armure qui protégeait le poitrail des chevaux; voy. l'ouvrage précité, p. ail, note 4, et 324, note 3.
6. QjieOtj P. (V. io3a) qui n'est pas moins étrange que Teûs.
7. A masee (?. io33), c'est Vopus muaivum ou mosaieum; on dluit mutivo pingere, voy. Du Cange, IV. 588 c.
vases en or battu, des bassins, des aiguières grandes et petites ; [il y avait là] quatre cents damoiseaux éveillés, qui allèrent au trésorier appelé Auruz ■ ; chacun reçut un vase précteus. Ils ne furent pas lents et nonchalants à servir. IL y avait là mille chevaliers portant l'écu. Le repas (ini et le soir venu, ils allèrent se coucher, déchaussés et nus. Us se lèvent â minuit ", par le clair de lune, lis étaient les cent barons dont. j'ai fait mention, vicomtes et comtors, puissants et renommés. Ils entendront le message lorsqu'il sera présenté, et sauront si l'accord est conclu ou rompu. 11 n'y aura là mauvaise langue, si perverse soit-elle, qui, lorsque Fouque parlera, ne soit réduite au silence.
104. Or s'en va don Fouque avec ses barons. Ils sont cent chevaliers vêtus de bliauts ^ de paile et de ciglaton 4 - leurs pelisses étaient de vair, de gris et d'hermine ; ib portent des peaux traînantes de martre et des boutons d'or. Cette nuit ils logèrent à Avalon, et de ta se rendirent à Nevers quand il fît jour; au troisième jour ils furent à Bourges i avec Aimenon ^, qui leur prépara une gracieuse hospitalité dans sa maison. Quand ils eurent mangé suffisamment, les lits furent bons : ils reposèrent jusqu'à ce que le soleil parut au ciel. Les damoiseaux sont chaussés et vêtus; ils font mettre aux chevaux les freins et les selles aux arçons d'or ; ils entendent messe et matines à Saint- Simon, puis le comte Aimon les 'conduisit. Jusqu'au pont d'Orléans, ils t'eiireat pour guide.