Appelé plus bas ■ Almon n
GIRABT DE ROUSSII, LON 53
io5. Aimon a guidé Fouque et les siens jusqu'au pont de la cité d'Orléans. Ils descendent le long de la Loire en un pré. Alors Fouque, s'adressant à Aimon de Montïsmat >, le seigneur de Bourges et de la contrée : < Don, quand vous ■ serez dans la cité, faites connaître au roi mes intentions : B nous sommes entrés ici sous votre sauvegarde ; nous som- B mes messagers de Girart et ses chases^. Nous lui ferons n droit s'il y consent. Prévenez Belfadieu ^, le juif, qu'il » fasse préparer mes logis au Bourg l'Abbé^; qu'il dis- » pose mon palais de sorte qu'il n'y manque rien , car » si je le savais cela irait mal. — C'est bien,» répondit Aimon. Il entra dans la ville, les autres restèrent; et Fouque parla aux siens : a Oyez, francs chevaliers, ce » que j'ai pensé. Ne répondons au roi aucune parole » outrecuidante : point de mots hautains, point de me- >' naces; mais tenons-nous bien d'accord, afin que, lorsque » nous serons de retour, on ne dise point que nous ayons » été fous ni sots; car on tient pour hors du sens le che- » valier qui combat avec la langue. » Laissons maintenant Fouque, le chevalier de renom, et parlons d'Aîmon, le vaillant guerrier.
io6. Aimon entre au palais, et parait devant le roi qui