‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 187 sur 406 · Sorri'e Oif.; Sortie P. (v · texte numérisé non relu

Sorri'e Oif.; Sortie P. (v

6. Je ne Bais qui pcui être ce roi l^uis dont il a déjà été question un peu plus haut (v. 1000; et auquel il est lait de nouveau alluùon au V. 6617. On verra un peu plus loin Thierri racontant lui-mSine lea faits doni il s'agit ici, dire qu'il a épousé la sœur de Charles, non de

de la quatrième il a deux fils, les plus beaux qu'on ait vus. On le regarde en France comme l'homme le plas âgé, et c'est pourquoi on ne fait état d'aucun conseil au prix du sien, et, â la cour, on estime les autres moins qu'un ver de terre (?)...

108. Il y avait auprès de Charles environ cent riches barons : c'était la fleur du conseil de France, sans compter les simples chevaliers et la jeunesse. Ces derniers, Charles les renvoie du palais , et commande au portier de tenir la porte fermée sous peine d'avoir les yeux arrachés. Puis il ouvre la séance. « Que celui qui sait juger le droit cornn mence. » Le premier, qui parla, ce fut le duc d'Ascance ■■ K Don roi >, dit Thierri, a c'est vous qui avez commencé la B querelle, quand vous avez pris Roussillon par votre orj» guetl : il n'y eut écu troué ni lance brisée : un gars de » vilaine apparence vous le livra, qui maintenant pend et » balance sur le pui de Montsorel. C'est bien fait si Gtrart » en a pris vengeance, et Dieu vous l'a montré, lorsqu'en- » suite vous avez livré bataille à Charles. »

109. Isembart de Riom > se leva de sa place. Il était père de Béton , frère de Genenc ^ : ■ Sire duc , je ne vous » enlève point la parole, [mais] si Girart tient Roussillon j> de Charles, en refusant de relever son fief de lui il a eu » tort. — Isembarl, « dit Thierri, « ici je vous avertis :

» cette parole me semble *. Charles tout le premier est

» venu sur lui, amenant au siège tant de combattants ; plus

I. Ailleun Xf cane ; ici Atcance à cause de la rime. 3. Ùe Rion P. (v. 1146); d'Aunon Gif. Le même que l'Isemberl du J 36 ! Ici aussi il y a hembtrt dini P.

3. D'aprèi P. (v. 1 1 5o) : • frère de Béton, pire de Genenc. »

4. Semble motl de belenc; Ice deui msi. sont d'accord, il n'est donc paa l^itime de corriger le texte, ce qu'a bit M. HofmBno, qui imprime d'edetenc, correaion mauvaise à tous égards. Mais que veut dire belènc, qui ne peut avoir, comme dans la vie de Sainte Eoimie, le sens de ■ rocher b ? (Diez, Etym. Weeri, II, c. au mot bencj

» de cent mille, si je ne mens point; ses veautres ', ses lé- » vriers, ses... *, ses ours, et ses broons ', le tout par mau- )■ raise intention ; il lui a enlevé de RoussîUon la tour et la n roche. Girart a fait ce qui était juste : il a vaincu le roi en » bataille. Désormais riche homme ne doit pas se fier à un » serf 4. Si grand bien qu'il lui fasse, 'il en sera trahi. ■

110. Don Enguerrant parla debout, doucement, avec calme et sans détour : « En ma foi, sire roi, je ne sêIs rien > vous dire, sinon qu'après que vous avez jeté Girart en bas » de la montagne, s'il a réussi k y remonter, on ne peut l'en 1 blâmer. Or, considérez comme il se comporte en comte n franc et loyal : il vous envoie Fouque, son riche captai, le » meilleur chevalier et le plus loyal qu'il y ait en France, » en Auvergne, en Poitou, Sous le ciel il n'y a, les armes à B la main, plus vaillant guerrier, car il est bon à pied et à

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