Par mon chef! » dit le roi, « de cela je n'ai soin
> Fouque, je me soucie de vos menaces comme d'un coing, B Tout chevalier que j'aurai pris, je le honnirai, je lui B couperai le nez ou les oreilles ; le pied ou le bras, si c'est » un sergent * ou un marchand. Si nous nous rencontrons
> en bataille, nous verrons comment se comporteront Fran- B çais et Bourguignons, et qui frappe le mieuic de l'épée et B attaque le plus en face. — Et nous», répond Fouque, « nous » aurons des chevaux gascons ^ pour suivre de prés et fuir » au loin ! »
123. Le marquis Fouchïer 4 s'avança : il était cousin germain de Girart, fils d'Estais * ; nul pays ne nourrit meil-
1. Recréant est celui qui rétracte ses paroles, qui s'avoue vaincu.
2. Sirvent, on appelait ainsi les souiloyers de classe inférieure, ceux qui servaient à pied.
'i. On sait combien est fréquente, dans l'ancienne poésie française, la t]ualificaiion de gascon appliquée aux chevaux; voy. les «xemples réunis par M. F. Michel, Hist, de la guerre de Navarre, p. S07, note 3
4, L.e mÊme qu'on a vu paraître aux g 5g, 75, 76,