Cf. I
GIRART DE BOUSSILLON 73
D homme mauvais, celui qui preot, comme un usurier, terre,
> château ou maison à son seigneur, mais il doit l'aider û- » dèlement avec les siens' . Une fois la paix faite, s'il prend n le prix de ses services, je ne saurais l'en blâmer. » Tandis que Girart parle, voici venir Elineï : « Sire, je viens de
> Gascogne ob j'étais allé. Je vous amène Senebrun deSaînt- ■ Ambroise >, avec vingt mille Gascons, selon mon estime.
1. Ces! ie même scDlimQnt qui, dinl le Charroi de Nimet, conduit Guillaume à refuser l'oflre que lui fkit le roi Louis d'un quartier du domune rojal.
3. LemCroequi eat nommé plus loin Q147) Senebrun de Bordeaox. Il existe sur ce pemnDBge une légende latine que M. Rabanis a publiée d'après trois Dise, des trehives municipales de Bordeaux, à te suite de sa Notice sur Florimont, sire de Lesparre (Bordeaui, ■843, p. 101-14). ^ *')■>' ^^'^ copies (elles ont en giaérel les mfmes fautes) d'un même original. La mËme Ifgende a £ti rééditée d'apris l'une de ces copies dans le t. 1 des Arthivet municipales de Bordeaux. (Le Livre des Bouillons. Bordeaux. 1867, m-4), p. 4-j^-lfi. D'apris ce récit, Vetpaaien donne pour femme à ion second fils, nommé Senebrun, Galienne, fille de l'empereur Titus. Ce Senebrun est roi de Bordeaux, il a sept en^ts entre lesquels il partage son royaume. Longtemps après, i une époque indéterminée, un autre Senebrun, descendant du fils de Vespasien, ae rend au Saint Sépulcre, où il se aignale par ses exploits contre les SaiTHzins. Fait prisonnier, il est envoyé au Soudan. Celui-d le fait combattre, par manière de passetemps, avec l'un de ses plus redoutables guerriers nommé Eneai. Senebrun sort vainqueur de la lutte. Là-dessus, la fille du Soudan, Fenice, devient amoureuse de lui et songe i le délivrer. Le Soudan, qui voudrait amener Senebrun i renier la foi chrétienne, ne trouve rien de mieux que de charger sa fille de ce soin. Naturellement les deux jeunes gens s'engagent à la. première entrevue, ef, profitant d'une ab- •ence du Soudan, ils s'enfuient à Damiette (? dans le teite Danatham). Là ite se marient, Fenice ayant, au préalable, reçu le baptême et, changé son nom pour celui de Marie; puis Ils partent pour Acre (Atluni dans le Ui'te, lisez 'iccon) d'où ils se rendent i Bordeaux en passant par Marseille. Senebrun trouve en arrivant que ses frères se sont partagé aa terre, d'où une guerre bientôt suivie d'un arrangement. Les deux époux ont un fils, Gaufridus, qui fut évlque de Bordeaux. La légende se termine par le récit de miracles et de fondations irieuses, notamment de la fondation de l'église de Souillac en Médoc.
» Les Navarrais et les Basques et ceux d'Agenaîs sont vingt 1 mille aussi... Chacun porte trois dards et un épieu. Je les
> aimenésauboîsdeVaubeton. — J'y <^onseas», dîtGirart, » et je l'ordonne. Charles de Saint-Remi en aura bataille. »