‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 205 sur 406 · Tandis que Girart parle des Escuarîens ' qui · texte numérisé non relu

Tandis que Girart parle des Escuarîens ' qui

H. Rtbanii dit, à I* p. 6 de la Notice priâl&, que cette Ugeode fut 0 lani aucun doute îmtgini£e et répandue par U ailve ignorance

> de nos lieux i l'époque de la plus grande splendeur de la maison

■ de Lesparre, au tempi de Senebrun IV et de Florimont ton fila, et

■ par conséquent entre les amties i3i4 et t3g4. ■ Puii, p. lot, il lui paraît que < d'aprèa le style et le* idées elle peut être rapportée om B XV* siècle, n Cela fait supposer que les mu. (sur lesquels M. Rabanis ne s'explique pas autrement) ne sont que du it* aiide. J'eit cannais un du XIV' dans la bibliothèque du comte d'AEhburnham. On j lit à l'expiicil cette note qui ne manque pu d'intérêt :

■ Hanc ystoriam invenît nugister Vitalis de Soncto Severo, cano-

■ nicut Sancti Sererini Burdegaleosis, gallice acriptam in crtmid» » ecdeûe Viennensis, quam transcripsit et per ïpaum transcriptain

■ postmodum invenit eam magitter Ar. de Liatrac, in abbacia S. Do- B minici Eiiliensis, Bui^enïis dyocesia (S. Dominique de Silos, dioc

■ de Burgos), in priacipio cujuadam libri phisice. ■

Je n'ai aucun renaeignement sur Vidal de Sainl^Sever ni sur Amant de LJstnc (il y a deux Listrac dans la Gironde). Quant i la rédaction latine de la légende de Senebnu), elle peut fort bien a'ftre pas ant^ rieure au iiv* siÈde, mtia les chroniques françaises de l'^liae de Vienne dont il est fait mention dans la note précitée (et sur lesquelles d'ailleurs je ne sais rien) sont vraisemblablement plus anciennes. Eo outre, il me paraît que ces chroniques ellei-mêmes ont dfi emprunter leur récit i un ancien poâme, à une chanaon de geste perdue, qui ne peut guire avoir été composée plus tard que la première moitié du xui* siicle. Cette jeune fille Sarrazine qui s'éprend d'un chevalier chrétien est un type commun à une quantité de chansons de geste*. Cest l'Eiclormonde i'Huon de Bordeaux, la Floripes de Fierabras, la Maugalie de Ftoovant. lyailleura on voit par le passage de Girart dt Roussillon qui a donné lieu à cette note que Senebrun n'était pas inconnu il notre ancienne épopée.

I. D'Eicharans Oxf,, dels Esquartans P. (v. 1708). Man interprétation n'est pas Irès-aOre : i* parce qu'on n'a aucun exemple aussi ancien, i beaucoup pris, du nom escuarien ; a* parce que esckarans pourrait $tre identifié avec tcarani, dérivé de scara, mais ce mot ne

ioïGooqIc

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portent quatre dards en leurs moins > et sont plus rapides que cerf en la plsinc, voici un autre messager qui n'est pas un homme de rien, mais un cbevatter v&iUant, preux et sûr : « Girart [dit-il] , votre père vient avec les Catalans ; ils u sont plus de cent mille par ces plaines. — Par Dieul » dit Girart, « je suis sauvé : mon armée reçoit des renforts des

> pays les plus éloignés. Raimon, mène-les-moi dans Si-

> vrans>, Ueu noble, fort et antique; il ne leur manquera ■ ni viande, ni vîn, ni pain. Charles en aura bataille à bref

> terme. "

i38. Tandis que Girart s'occupe des logements, voici venir Rigaut ^ qui tint Argence * : » Girart, j'ai à vous an-

> noncer une nouvelle qui vous fera plaisir : voici votre » oncle Odilon amenant avec lui la Provence. Ils sont a soixante mille , n'en doutez pas , chacun portant hau-

> bert, heaume et connaissances ^ Ils jurent le Dieu in-

» carné qu'ils ne laisseront en France cette ^. — Par

Dieu ! ï dit Girart, « voilà qui me plaît ! Quand le roi a dé-

paraît .se rCDCOnlrcr qu'en Italii; et à une époque peu ancienne (voy. Du Cange) et avec le sens de brigands. Ici ce qui est dit des Escharant convient parfaitement aux Navarraii et aux Basques mentionnât

I. Plus loin encore (P. v. 4568J le dard est représenta comme étant Tarme principale des Basques. Giraut le Cambrien, décrivant les armes des Irlandais, dit qu'ils portent une courte lance <:i deui javelots, « in quibuB et Basclensium morem sunt imitati », Topographia Hibtrniea, ut, 10 [collection du Maître des Rdles, V, iSi). L'agilité des Basques est constatée dès l'antiquiié, voy. Bladé, Etudesur l'origine des Basques, p. 117.

a. Sic Oxf., Surrat P. (v. 1717).

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