‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 236 sur 406 · Saiat-Maureil Oxf · texte numérisé non relu

Saiat-Maureil Oxf

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meil. C'est U que le roi est entré avec ws fidèles, À qui it demande conseil au sujet de Girart.

31 8. Le roi entre en sa chambre qui est telle qu'on n'en vit jamais. Elle est voûtée et toute revêtue de précieux métal, et décorée symétriquement de mosaïques. Merveilleux en sont les vitraux qui luisent plus que l'étoile du m^tin. Le pavement en est de marbre taillé >. Là est entré le roi avecses vassaux, comtes, vicomtes, évéqueset riches seigneurs, parmi eux le vicomte de Limoges, Giraut, âls d'Audoln et neveu de Foucaut, guerrier vaillant, preux, fort et hardi, qui sait donner conseil bon et loyal en homme élevé en cour royale*. Le roi parla de ce qui lui tenait le plus à cœur, prenant conseil au sujet de Girart à qui il en veut.

'2r9. Charles manda tous les cheisde sa nation. Ils vinrent à lui au nombre de cent, et se tinrent en sa chambre, sur le pavement. Le roi leur dit à tous ensemble : « Sei-

> gneurs, qui sait et entend le droit, me donne consnl ûn- » cerement, le mieux qu'il pourra. En cette cour on m'a Eait

> cette honte qu'on m'a tué Tbierri le duc, un mien parent; » on m'a enlevé mon or cuit et mon argent. J'en rends Gi-

. B rart responsable. Je dis qu'il l'a comploté, qu'il t'a voulu. » S'il ne s'en défend par bataille, il ne s'écoulera pas un ■ mois que je n'aie saisi le fief qu'il tient de moi ^1 ■ Quand il a parlé, les barons répondent doucement, et quiconque a un conseil à donner le donne sans tarder.

1. Taillât d'avau Oxf. et P. (t. 3890]. Je ne «aisia pM le sent précit de éavau.

2. On voit figurer en divers actes, de 970 à gSS, un vicomte de Limo- . ges qui porte ce nom, tuais dont les relations de parenté, à U vérité uaez peu assurées, ne paraissent pas avoir Hé celles qui sont ici indiquées ; on sait seulement que son père s'appelait Hildegarita t= Audegier}; voy. R. lïe Lasteyrie, Etude sur les camtei tt vicomUt (te Limof et (Paris, iS74),p. 80 [où le passage de G.deRouss. eatdté), et le même, dans le Bulletin de la Sociiti scientifiqM de BrtM, II (1880}, 5o.

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