Le même que le Mont-Espirdu g i3o
4. Aimel L., ■ lui et sa gent >, ce qui détruit la rime, t>. (v. ag63. b. Mot à mut n je sais bien la fleur de cela o.
iiiz^doï-Googlc
» péché?» Et le roi, à ces mots, s'irrita. « La rogne dans la • barbe ■ de qui pense ainsi et juge de la'sorte fans Savoir! B Girart tient mon avoir qu'il m'a eiilevé. C'est lui qui a » envoyé le larron qui l'a emporté; de chez lui est venu te » larron et c'est près de lui qu'il est retourné ', i Là-dessus la cour, jugea que Girart avait "tort, et Alon de Vaubeton ne dit plus mot.
326. Le vicomte de Saint-Martial ' parla ensuite, comme il convient à un riche baron, Dieu le protège I a Ah ! sire roi » de France, traite cette affaire avec justice [?]. Retiens à toi » ton baron, ton vassal naturel, s'il veut te faire droit pour » la perte qu'il t'a causée. Renonce à t'amende et prend l'é- » quivalent du dommage *. Si Dieu te prête vie (?) mieux B te vaudra le service de ton vassal que ne feraient quatre B chevaux chargés d'or cuit. — Maudit soit, » dit Charles, « quiconque prend son parti, le tîls de putain, le parjure, le B fils de coureuse! Girart ne m'échappera pas, s'il ne tient Il qu'à moi ! 11
227. Gace, vicomte de Dreux ^, prit la parole : r Sire, je » te dirai un peu de ma pensée. Un homme qui sait juger 1. le droit ne doit pas mentir. Tu ne peux pas provoquer qi >i attaquer ton homme lige, qui ne demande qu'à te servir ; » mais mande-le à ta cour; qu'il vienne à toi. Si Girart » peut se justifier, s'escondire, il ne doit pas être exter-
I. Poiiel'en la barbe, imprtcaiioi: fréquente chez les troubadours, voy. Raynouard, Lex. rom. IV, 673».
a. Cf. î 116.
3. Saint-Martial de Limoges; En ce cas, ce serait le vicomte de Limoges qui parait au | ïiS.
4. \^ le(on assurée par Oxf. et P. (v. igg6.', le vers étant omis dans L., est £ laisse eslar lo doble. pren le catau; i'entenJs doblc au sens
'd'amende, voy. Dj Cange, dupla. CoIhh est pris dans le sens juridique sncien s debilae ))ccuniae caput x. Du Cange.
5. Un s Gaceiins'de Droies s figure dans la chanson des Saions, [, 63.
120 GIHART DE ROUSSILLON
H miné; tu ne dois pas l'éloigner de toi en te donnant tort.» 228.0ace, vicomte de Dreux, se leva en pied; il affirma et fit valoir son opinion, car c'était un chevalier qui savait bien parler, qui donnait bon conseil à qui voulait l'en croire. Il appuya l'avis d'Alon ' : n S'il est vrai que Gîrart a amené ici » Boson , le meurtre de Thierri par celui-ci l'a rempli de dou- » leur. Il ne l'a voulu, ni conseillé, ni su. Le crime accom- » pli, il n'a pas donné asile au meurtrier. Girart ne doit paa )) êtreexterminéparce que Boson est criminel. » Le roi entend ces paroles avec colère. « Eh bien ! Gace, que direz-vous de » ceci? Girart a mon avoir qu'il m'a enlevé, c'est lui qui a 1) envoyé le larron ' qui l'a emporté ; c'est de lui que le lar- » ron est parti, et à lui qu'il est revenu. Mais, par le Cbrîst, » il m'en rendra raison ! — C'est là, » dit Gace, « une H dure parole : il a de tout temps été coutume en cette terre » d'aller chercher conseil où on sait en trouver ', de prendre » l'avoir là où il est, pour le porter là où il n'était pas. Un » homme qui sait juger le droit et qui garde le silence est • comme l'or épuré qu'on tient renfermé 4. Si vous imputez » à Gîrart un tort qu'il n'a pas eu, et s'il peut s'escondire » par bataille contre quiconque la lui demande, vous n'a- » vez aucun droit de lui faire la guerre, à ce comte, ni de » lui enlever un mas de sa terre.»
229. Là, en la chambre, furent Enguerrant, qui tenait Abbeville, Esnarrans ^, Engilbert, Erans, le comte Guinant, Isembert de Braine et le duc Otrant. Charles s'emporta comme un allemand ^, au sujet de Girart dont il ne pouvait tain sa