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UIRART DE ROUSSI t. I, ON l3b
■ Senesgart; donne à ton seigneur Girart de meilleurs cont aeils, à r^ard de Charles, le roi de France, ce chien,
■ de Hugues, duc d'Aquitaine ' et de Béfart, qui veulent le I perdre, lut et Guinart >. Si le comte y va, ce ne sera pas
> sans risques; •
364. Gilbert, ayant entendu ces paroles, s'assît. Bernart se leva cl dit sa pensée : • Par Dieu, sire Boson, je dirai la
> vérité et donnerai l>on conseil à. qui voudra le croire. Il
• n'est en ce jour homme si puissant que Girart ne le soit
• plus encore ; car, s'il mande ses hommes, comme il le
• peut, je ne croîs pas que personne ose l'attendre en bataille . ou maintenir une ost sur sa terre. Et pourtant^ si on vou-
• laît en croire mon conseil, demain soir on se i^ettrait en - route pour la cour, car ainsi la guerre pourrait être em-
• pêchée si complètement que jamais plus vous n'en ouïriez
> parler. •
265. Le comte Landri, celui qui tenait Nevers, était présent au conseil. 11 se leva et parla à Girart en homme sage : ■ Pourquoi voulez-vous faire une folie ï — Moi,
■ laquelle? » dit Girart. « Dites-le-moi. — Volontiers,
• puisque vous le voulez. Quand vous demandez conseil 2
■ vos meilleurs hommes, vous ne^ savez plus, lorsque vous
• les quittez, prendre une résolution, ni démêler, dans ce
• que vous entendez, le sage conseil. Je vous dirai votre
• fait, Girart, et, si vous vous irritez, je m'en soucie comme
• d'un œuf, car ce que j'en dis, c'est pour votre bien. Vous 1 ne maintenez ni droit, ni Joi, ni justice. Quiconque se plaint
• à vous est reçu avec des railleries ; c'est là ce qu'il y a en
I. Ou <■ de Guyenne, s iTAgiane Gif. L, de Guiane P, (t. 35ûi). Je 'ne voit pas de Hugues dans le série des ducs d'Aquiceine. ce qui pourrait conduire i adopter la lefonde P., Gui au lieu d'Ugon des deux autres mss. Gui d'Aquitaine serait le mfme que le Gui de Poitiers du
a. Lui e Guinart OxF. lui en gignart L., ab mala art P. fv. 35o3), p rot» bk ment le comie Guinart des g i3^ et 166.
l36 GIÇART DE BOUSSII.LON
• TOUS de pis. Mais, par le Dîeu qui vous fait vivre ', si vous
• ne déposez l'orgueil, la hauteur, Tinjustice, la mauvaise foi
• qui sont en vous; si vous ne faites entrer en votre cœur la
■ pensée de Oîeu, qui, tandis que vous vivez, vous tient en
• honneur; ji vous De servez pas mieux Charles, votre sei-
• gneur, vous perdrez vos grandes possessions : de cent M mille hommes il ne vous en restera pas dix, de votre grande terre, pas une cité ni une ville. — Par mon
• 'chef ! > dit Fouque, • tous dites vrai ; et si vous avez dit
• une parole fausse, maudite 5oit-ellel