‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 259 sur 406 · Pour la rime, bien entendu · texte numérisé non relu

Pour la rime, bien entendu

5. Ici, dans Oxf. et L (p. 332}, une laisse dont la place véritable est plus loin, la laisse 3a8.

6. Tirdde de cinq vers qui manque à L. P. C'est un simple appel de jongleur que, à cause de son insignifiance mjroe, deux copistes ind £pendants l'un de l'autre ont fori bien pu avoir IMéî de supprimer.

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GIBARTOE ROeSSILLON 147

tour de lui les chevaliers sont assis par terre, sur la jondiée '. Or écoutez les nouvelles, qui veut les ouïr I Quand ils entendent qu'on aura la guerre, aucun ne s'afflige, et ce que Pierre leur dit ne leur semble pas folie.

296. Ok, écoutez les nouvelles que Pierre dît : « Seigneurs, 11 ce fut un jeudi que j'accomplis mon message. J'avais garni n mon corps de bonnes armes, je menais un bon coursier, et u je montais ua bon mulet dur à la fatigue. Mon écuyer

1) était preux et '. J'entrai à Roussillon par le pont

1) voûté et descendis à l'orme % sous la vigne. J'entrai dans le M moûtier * que vous Htes *, je priai sainte Marie, mère de » Dieu de me prot^er contre la tromperie ou l'insulte. Gi- H rart parlait à ses fidiles<>. Là étaient Fouque, Doitran le n vaillant (?) ''. Je fus aussitôt admis dans leur conversa- » tion. Girart demanda des nouvelles... . « Pierre^ puissent K Dieu et saint Félix te venir en aide! Qiielles nouvelles •» m'apportes-tu de Charles, le roi de France? » Et je lui ré- » pondis vivement d'aller à la cour, en tel appareil qu'il n'y » fût pas méprisé ni avili, comme son lignage avait accouo tumé de le faire de tout temps, et que je le prendrais vou lontiers sous ma sauvegarde ^.

1 , Sur ruaage de t'aueoîr k terre sur le sol ou le plancher couvert de joncs, voir mon édition de Flamenca, p. ittli, n. 3.

2. Mal trackie Ozf.. mal iraUÎ^ L. P. (v. 38S8}. TVaift;- signifie ordinairemem allongé, en parlant des doigts ou du nez; je ne sait pas ce que ce mot veut dire ici.

3, On Mit qu'autrefois l'orme formait U décoration la plus ordinaire des places publiques, d'où la locution : ■ Attendez-moi lous l'orme >. Voy. sur ce point Is dissertation de M. Fr. Michel, dans lea Mémoires lu) à la Sorbonne, section d'archéologie, année 1867, p. t66 et suiv.

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