Voy. la fin du g lâa. | 8. Cf. |g 134Ô
297. ■ Ecoutez les nouvelles que je dis. Ce sont les pro- » près paroles que je prononçai : « Girart, Charles vous » mande, je ne vous trompe pas, de tous rendre à sa cour Il sans faute; emmenez Boson lecomte,sous ma sauvegarde, » le marquis Foucbier, comte de Brieire '. Le roi vous » fera réparation de tout le dommage que vous pourrez » avoir souffert. — Par mon chef! » dit Girart, < je n'irai n pas jusqu'à tant que je lui aie fait payer cher le mal qu'il » m'a fait. Pierre, va prendre logis, car il va faire nuit ; le >i sénéchal pourvoira à ta nourriture. Le matin, lève-toi; je 1 ferai de même, et tu entendras ce que j'ai â te dire, le mes- " sage que je manderai au roi Charles. — Vous viendrez I) avec moi, » ditAîmenon, « je vous conduirai, et, pour Ta- !>■ mour du roî Charles^ je te hébergerai. »
298. « — Aimenon, » dît Girart, a donne lui le logement. » — Ainsi ferai-je, » reprit celui-ci, € et richement. Je n'ai •j droit en mon fief si pour cela je le perds! » Le soleil va se " coucher vers Balentierc ' ; la nuit fut orageuse et sombre, » et Ai mon me conduisit par la prairie et m'offrit abon- « dance de mets délicats.
199. K Pour l'amour de vous, autant que je .puis croire, n pour le bien que tes parents et toi lui avez fait, et que tu lui » feras encore, Aimenon me reçut aussi bienqueje pouvais le » désirer. Puis il me coucha en un lit d'or et d'argent et me » donna une fille si bien que, sans mentir, jamais vous ne u vîtes plusgentille. Au point du jour, j'étais levé et chaussé; « je me rendis en hâte au moutier, j'entendis la messe et me
I. Sr(«Oif., BieheL.,Boera P.(v. 3907). Eit ce Bruyères en Votgetc Cela est douteux parce qu'on ne voit pai que ce lieu ail jamais ii6 te chef-lieu d'un catnti; mais c'est, en tout cas, un lieu qu'il feut chercher dent l'est, où étaient les possessions du marquis Fouchier; vojr. p. 69.
i.5ic Oif.; c'est peul-élre un nom de lieu inveolf pour la rime; vas boH alberc. P. (v. JgtS) est une correction de copiste. Le vert monque dans L.
ioïGooqIc
GIRAKT DE HOUSSILLON 14g
n rendis au conseil du comte, et maintenant je saurai vous B faire part de ses intentions '.
3oo. u Quand j'eus ouï la messe, àla grâce de Dieu, jesortis n du moùtier, tout dispos. Je trouvai Gîrart entre les siens et n je dis une parole bien simple : < Comte, ne sois pas irrité, » sombre, rancuneux, comme un sarrazin ou un félon » juif >. Fais accord avec Charles, puisse Dieu l'aider ! Tu n auras par droit tes terres et tous tes lîefs, — Pierre, jnoD u seigneur me traite trop mal ! C'est lut qui me perd, par » sa faute, se conduisant comme un juif. U me le paiera, I avant que vienne la neige et que soit passée la saint Remî.
3oi. (f Pierre, le roi me traite si mal que, de propos » délibéré, il me jette hors de sa fidélité ^. C'est moi qui a devrais guider son ost et porter en bataille les4>remiers » coups *, donner en sa chambre des conseils autorisés, » comme firent mes ancêtres. Mais ses soudoyers m'ont n enlevé ce privilège, les serfs flatteurs, les lâches, de sorte » que je ne puis trouver en lui bienveillance. Je suis piêt à » prouver par la bataille, et que personne ne repousse mon n offre I que je n'ai pas été de connivence dans le meurtre n de Thierri, que Boson ne m'q rien dit, soit en allant à la » cour, soit en la quittant, qui puisse entraîner pour moi n forfaiture, ni autoriser le roi à m'enlever mon cfaaseu ment *.
3o2. « Vous l'humiliez, dit-il, vousl'însultez outre me- » sure; vous le jetez d'emblée hors de votre fidélité. Sans » qu'il eût aucun tort envers vous, vous lui avez fait dresser