En présence de tous, je dis à Gîrart qu'il ne devait
> pas accuser le roi Charles avant de s'être présenté à ta cour 1 avec ses barons, et de s'être expliqué avec toi par Tinter- » médiaire de tes hommes ^, car tu n'es coupable ni de félonie r ni d'insulte envers Girart, les siens ni Boson '. Je voulus le » prouver par bataille, chez lui, ne refusant aucun che\-alier,
■ Allemand, Bavarois ni Bourguignon ; mais je ne trouvai
> personne qui soufflât mot. C'est alors que Boson entra en
■ fureur, et il m'eût frappé sur le lieu, sans que personne 1 s'y opposât, quand Dieu envoya là le comte Fouque..
■ J'exposai pourtant mon message et répétai tes paroles ^ :
■ que Girart vienne te taire droit à ta résidence, amenant f Fouchier et Boson et Seguin, le vicomte de Besançon. Et » Girart me répondit « non » sur tous les points. II demande
■ raison de la mort de son oncle, le comte Odilon, de son » père, le duc Drogon, qui périrent par toi en Vaubeton, et,
> si tu n'en fais pas amende, toi et les tiens, de sa part je
■ t'apporte un défi. ■
307. Charles, quand il s'entendit défier, éprouva une telle mortification, une telle amertume, qu'il ne put trouver une