‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 294 sur 406 · Cf. î · texte numérisé non relu

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l8o GrRAST DIÎ ROUSSILI. ON

» plaiite M — Si nous pleurons, » reprit Bîgon, t qui donc » en chante? Qu'il se inantre, celui qui s'en vante ! »

364. Begon ouït Andefroî s'emporter au point de traiter Girart de vieille écorcc, de vase plein de vigne sauvage ' : g Vous n'avez, e dit-il, « château si haut situé que le comte n ne puisse effondrer après trois jours de siège. Celui qu'il • frappe, il le porte à terre ou du moins y brise sa lance. Si I le roi l'éloigné de lui, jamais il n'aura enlevé à son man- » teau une telle pièce.

365. B Girart n'est ni cruel, ni léger, ni traître, ni lâche, >> mais hardi, loyal, dur comme du buis. Avant qu'il eût » poil de moustache ni barbe, il aïaît conquis la terre

■ » de 3 Jamais il n'y eut homme si puissant qu'il n''ail

■ pu le réduire. Si vous voulez bataille, je le connais tel 1 qu'avant peu vous verrez un craquement de lances qui u vous laissera comme enseignes des manchots et des bor-

» gnes. — La bataille sera à moi 'Je serai revêtu d'armes

» blanches; se déguise qui voudra!

3Î6. « Je vous ai trouvé, don Begon, très vaillant sur le B jhamp de bataille; maintenant j'éprouverai Girart, si je » le trouve H ma portée. C'est par lui qu'à Paris fut 1 établi le jeii, que dans la quintaine fut placé l'écu 5, » que fut tué le duc de Thierri, dont ce fut grande perte. n A Seguin il faut un long cercueil, à Boson un pareil, et » au larron Fouchier une bière neuve. Personne ne saurait i m'empêcher de les pendre, Depuis que je suis sorti de > France où j'étais retourné (?) ils m'ont fait en ma terre as-

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