‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 295 sur 406 · I . Le vase, c'est Girart ; U piaule, c'est la trahison · texte numérisé non relu

I . Le vase, c'est Girart ; U piaule, c'est la trahison

ï. Ecorce, vigne .sauvage, sont appel<!es ici par la rime (ucke) qui ne fournît qu'un irès peiit nombre de mois et, par suite, amène l'auteur à des associationa J'idêes singulières.

3. Des mar el fois Orf.. de mar au fois P. (v. 4874^ de la mer jus-

4,, Le sens du second héxnistiol.e e iuit li trois Oif., e loh Iht Irait P. (v. 4878 , m'&liappe complètement.

5. Sur lequel le» chevaliers essayaient leur adresse, V07, p. i, n; a.

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GIRART DE RCUSSILLON iSl

B sez d'incendies ', Je vous en jure Dïou, et le saint jeudi

■ où il s'humili;! entre les siens, ou bien il ne me laissera I. ni fief ni aleu, ou il ne lui restera ni vilain ni bœuf. Que « Girart me face droit: je ne lui demande rien de plus =,

> ou sinon je ne lui laisse pas la valeur d'un œuf. *

367. — Seigneur, Girart mon seigneur vous fera droit; » vous le prendrez de lui comme vous le dîtes. — Oui » bien, s'il me livre la personne de Boson, et puis je lui

■ prouverai qu'il est mon traître ', Je l'ai prouvé l'autre n jour, dans le premier conseil ', e^ il n'a pu se disculper T> ni s'escondire * d'être l'auteur du meurtre indigne de B Thierri, qu'il fit, comme un félon, tuer en trahison.» Don Begon s'irrita quand il entendit ces parole!^.

368. < Sire, vous ne cessez de traiter Girart de traître. B Eh bien! que celui-là s'avance qui l'en accuse! Si je ne " puis l'en sauver et l'en défendre, alors le comte sera traî-

■ tre prouvé, et faites moi pendre. » A ces mois, il présenta au roi son gant plié '. Mais il n'y avait si vaillant qui l'osât prendre, lorsqu'ils virent Pierre descendre au pavillon [royal] : « Seigneur, entendez bien cette parole : si » Begon est grand je ne le suis pas moins, et, s'il demande n bataille, je suis prêt à la luidonncr.

369. — Tu feras sagement, » dit Begon, « de bien comr prendre l'affaire, et tu seras fou si tu entreprends la bait taille à tort. Je suis prêt à soutenir en combattant, avec

> mon bon cheval et mes armes, ou, si on le décide ainsi,

i.Voy. [348.

». Le leite paraît pas suscepiiblc d'une autre interprilation, et pourtant CBS paroles du roi sont en contradiction avec celles du J 30o.

3. Par celle expression Charles veut dire à la fois que Girart a commis envers lui un acte de trahison, et que cet acie est prouvé de telle sorle. qu'en droit, sinon en fa t, Girart nppariienl à Charles, qui

■ droit d'en prendre la vengeance qu'il lui plaira. «

4. Celui où fut Jttidii l'envoi de l'icrre de Moi:t-Rab^i. b. Voy. p. ng, n. 1.

fi. Voy. p. fi.^, n. :<.

D à pied, comme un sergent, que lorsque Thîerri fut abattu

> mort et sanglant sur le pré, Girart n^a ni préparé ni ap- » prouvé le meurtre, et qu'il n'y a eu, à cet égard, aucun » complot. — Don Begon, » s'écrie Charles, « tu mens! Gî-

* rart sVst réjoui de la mort de Thîerri ; il l'a complotée et

■ voulue; il s'est sauvé de ma cour comme un mécréant,

■ sans prendre congé, ni lui ni les siens. Puis, aussitôt

> après, il a protégé mes malfaiteurs et leur a donné asile à » Saint-Florent ', château qui lui appartient en propre. B C'est là que s'en est allé Foucbier avec mon argent *. J'ai

• envoyé Pierre à Girart, tu l'as vu, et Girart s'est moqué » de mes plaintes. ■ — Ceci est vrai, » dit Pierre; c roi, tu » as dit la pure vérité, j'en ferai la preuve ' contre Girart, B si tu maintiens ton dire. — La question, i dit Begon, » est autre. Ecoutez bien l'affaire du commencement à la' D fin, portez un jugement équitable : si je suis vaincu et » récréant, que le roi et toi soient réputés félons, si m ne « me pends! — Tu ne seras ni victorieux ni vaincu, avant

> que le comte soit vaincu et reconnaisse sa faute : avec le » temps le plus lent y arrivera. Là où des milliers d'bommes » se heurteront, tu pourras avoir bataille, pour peu que tu » attendes.

370. — Sire, » dit Begon, ■ il est mal, de la part d'un » roi, de faire tort à son baron, de ne pas lui faire droit. 1 Girart n'est pas venu à la cour et je vais dire pourquoi :

> c'est que tu ne peux escondire, ni personne pour toi, que.

1. Ce*t U première toi» que parait dar.s le poSme ce nom de lieu. Le grief même que te roi fait ici valoir contre Girart n'a jamaia été ainti formula. On a vu au contraire, { 128, l'un des hommes du roi poaer en ftit, «ans être contredit, que Girart n'avait pas donné asile au meurtrier de Thierri.

2. Ici le^oi Mt allusion, non plus au meurtre de Thierri, mais au vol commis par Foucbier (voy. i 116). Déjà, { »i8, le roi ■ accusé Girart d'avoir donné aiile ft Fouchier, quoique le récit n'en dise rien.

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