‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 298 sur 406 · Il faut entendre u l'botnmagu · texte numérisé non relu

Il faut entendre u l'botnmagu

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B offensé] Dieu. » Girart soupira ; ces paroles lui furent pioibles, et il se tourna d'un autre côté sur son étrier ■.

377. • Fouque, ■ ce dit Gîrart, < je ne sais dire qu'une ï chose; j'en prends Dieu à témoin, et vous soyez-en ga-

' i rants, avec tous mes chefs, que jamais je ne ferai tort à » aucun de mes hommes. — Si vous aviez ainsi parlé, il y » eut sept ' ans à Noël dernier.les tiens ne crieraient pas » aujourdhui : Royaux ^I « Puis, éperonnani son cheval, il se dirigea vers ses hommes et leur dit : «Seigneurs, jj^éparez- I vous pour la bataille. Le comte Girart vous mande une » loyale parole. Vous n'êtes pas des Gascons ni des Provcn- > çaus, mais des barons Bourguignons, vassaux de son pays.

378. • Le comte Girart vous manda à tous, seigneurs, « que jamais il ne fera tort ni déshonneur à comte, àde- » maine *, ni à vavasseur, et moi je me porte garant de sa B parole envers le dernier d'entre vous. » Et les comtes et les comtors ' lui répondent : « S'il n'avait pas agi avec ma- 1 lice et légèreté, Charles ne lui auraitenlevë ni château ni t tour. Mais nous ne sommes pas des Provençaux ^, traîtres ■> envers lui; il n'a pas à se déBer de nous. ■ Alors Girart chevauche plein d'ardeur; la nutt il s'hébergea sous Hau--

t. On verra au j suivant que le conseil se tenait à cheval en présence des troupes.

1. Cinq, selon P. {v. 2028;. Je ne vois pas à quel ivinement il est tait ici allusion.

3. Le cri de guerre des troupes royales en tout pays, voy. le texte de Mathieu Paris, dif dans Du Cange, V, 56o b. Un érudlt a îadis réuni de ce cri de guerre plusieurs exemples, sang paraître se rendra compte de ce qu'il signifiait ; voy. Jahrbuch f. roman, u. engt. lÂteratur.ïX. lio.

4. Je conserve l'expression de l'ancien franfaîs, qui, naturellement, ne peut trouver d'équivalent en Français moderne. Le demame est ud terme assez vague qui désigne l'homme libre dépendant directement du seigneur, dominius.

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