‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 327 sur 406 · Ce n'est pas par sa force que Girart m'a battu, car · texte numérisé non relu

Ce n'est pas par sa force que Girart m'a battu, car

■ si je n'avais été surpris, il était pris ou tué : aucun lieu de

■ refuge, si fort qu'il filt, ne Veùl sauvé, bourg, cité, ni p château, non plus qu'un simple verger. Mais c'est vous, » sire moine, qui paierez pour lui. J'ai l'idée de vous faite * couper les génitoires '! 1 Et le moine, quand il entend ces mots, voudrait bien s'en aller.

463. Le moine voit que Charles se fâche, il entend ses menaces et craint qu'on lui coupe ses génitoires. Après cela il ne serait guère avancé si Charles en faisait pénitence. Aussi parla-t-il en homme plein de sagesse. Il lui demande, de par Dieu, Qsngé et licence de se retirer, m Je voudrais, ■ dit-il, ■ revenir à mon obédience ^ !» Et le roi réfléchit qu'il n'esc pas de son intérêt de le faire mutiler : « Moine, B dites à Girart, et gardez-vous de mentir ! qu'il n'aura B pas ta paix avec moi jusqu'à ce que je l'aie brisé et vaincu » par la guerre Mon pérc l'a entretenu dès son enfance B jusqu'à tant qu'il ait pu nourrir mille hommes de ses re- » venus. Je croyais qu'il resterait avec moi, quand il m'a

1. AvenaJoin Oif., avenaUoitk P. (v. iSgo) ; y a-t-il là un nom propre, « a .... le seigneur ■ :

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