Cesi-à-JLre qui a été
tué Ka bataille ; c'est te Hugues de Val-
chenu du a 504.
GIRART 1>E BOUSSILLON 233
B Girart et ses homines : nous allâmes sur eux, et eux sur " nous. Personne des nôtres n'a échappé, ni bon ni mauvais,
> sinon moi, qui m'en suis venu par un sentier. Votre frère B git mort en un pré. » Giraut crie : • A cheval < » et les voilà armés sous un hèire. Guiaemart les guide à la uace. Si Girart eut onques douleur, il s'en prépare une pour lui comme jamais homme vivant n'en éprouva.
507. Girart fut bien imprudent, quand il descendit de son cheval près d'une vigne. 11 se préparait à manj^er une galette, et donnait l'eau dans un heaume, faute d'autre vase, lorsque, regardant vers un tertre, il vit venir Giraut, furieux de la mort de San frère abattu dans la plaine, t Seigneurs, » dit Girart, « mange qui voudra, mais tâchons de nous dé- D. fendre de notre mieux. Moi, je ne tiens pas à vivre plus n longtemps, puisque Dieu ne le veut pas. .
508. Girart les vit de tout près venir pleins de fureur; ils étaient vingt chevaliers, chacun ayant hef, château, marché, foire ou toulieu. Giraut les devançait tous d'une portée d'arc, et lui cria : « Sire païen ', vous m'avez tué mon frère, » je le sais; mais je crois que nous allons vous donner, potir
> monter à cheval, un coup de main tel que jamais ni vous » ni les vôtres n'avez eu le pareil. • Et Girart répondît : B C'est à la volonié de Dieu.n Le comte monte par l'étrier et se précipite sur Giraut avec les siens. Dur engagement, qui finira dans la douleur.
iog. Les sept s'alignent contre les vingt;. la partie n'est pas égale. Girart joute contre Beron' et lui donna un tel coup qu'il le jeta mort sur le terrain. Et qu'importe s'il l'a tué! Girart eut le dessous. Ils n'échappèrent que deux à cheval; sa femme faisait la troisième qui se réfugia en l'église de Saint-Nicolas. Girart s^enfuit dans la forêt d'Ardenne ; U ils demeurèrent jusqu'à la nuit.
1. Don chaneleu; voy., sur ceite di! no mi nation injurieuse, ci-dessus, p. 40, Q. 2.