‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 345 sur 406 · I . Cf. Guiraut de Borneîl {Quart la brun'aura s'eslucha · texte numérisé non relu

I . Cf. Guiraut de Borneîl {Quart la brun'aura s'eslucha

3. fouque et Landri ont toujours donti^ à Girari de* coiueili pleins de HgMse Bt de modération; yoy., par exemple, {J 179, i65 6.

3. Il y a fvidemmeni une lacune ici ; malheureusement ce passage manque dans P.; il ne se trouve que dam Oxf. et L., qui dérivent d'un m£me ms. dans lequel apparemment celle lacune existait déjà. La vie de saint Rigobert. archevâq'ie de Reims, chaise de son siège par Charles Martel et passant en bonnei oeuvres le temps de ton exil. pouvait Être citée avec i-propos comme exemple à Girart de Roussit-

fit pour ce comte qui fut si farouche. S'il n'eût été proscrit et si abandonné, jamais il n'aurait renoncé au mai et oe se fût converti.

53 1 . Si OR vous contait tODs les embarras, la faim, la soif, les peines, ainsi que dit l'écrit qui est aumoutier! Vingt-deux ans fut ainsi le fort guerrier, n'ayant pas de sa terre quatre deniers, car U était en Allemagne, d'od fut Lobier'. Un jour, étant entréen un boisgrand et profond, il entendit un bruit de charpentiers, et suivit tant la vois, par les fourrés, qu'il trouva â un feu deux charbonniers. L'un était grand et laid, coloré et noir, et avait nom Garin Brun ; l'autre Rainier : c'était un petii, un railleur. Ils'adressaàGirart, et lui dit tout d'abord : 11 Ami, dites, d'oh ctcs-vous 7 faites-vous pénitence ? Portez » ce charbon; devenez portefaix, et vous aurez votre juste » part du gain. » Et Girart répondit : • Sire, volontiers '. •

533. Girart et ces deux-U firent trois compagnons. Chacun a pris son faix, et le comte le sien. Ils sortirent du bois par la plaine campagne et s'en vinrent à Aurillac sous Troî-

lon. Voy, les BolUndistes, 4 janvier; Gall, christ., IX. 34-71 Histoire lilliraire, V, 675.

I. ProbablemcDC l'empereur Loihaîre, le fil» aîné de Louis le Pieus.

. 1. Simon de Crepî en Valoîa, l'étant retiré du monde «t voulant accomplir une rude pénitence, se lit charbonnier, comme Girart de Rouuitloo :

Dedenz une forett eo eiiil l'cn fol,

La derÎDtdiBrboaiera, iul ordre choiii.

(BiU.Dal.fr. x5405, fol. 109.)

Selon Etienne de Bourbon, c'est à Rome, ou plutdt aux envirmis. que S'tmoD se serait &it charbonnier : c Romani venit ubi ^Ktia eat

■ carbonariui et lecretum suum cuidam cardinali, cui confeaiua est,

■ et statum suum revetavit. Cum autem post pluret annot semel > Urbem, inlrastet ad vendendum carbonoes et in domum dicti cara dinalia confessoris >ui carbones deportaiset, arreptua ibi iafinnitaiB 1 post suscepta sacramenta nmiiLa, pauper, jacens aub gradu. ad Dou minum migravit » (Et. de Bourbon, éd. l.ecoy,p.67).

GIRART DE ROUSSlLhON 245

Ion '. Chacun vend son charbon sept deniers. Gîrart vit le • gain, et ce lui sembla bon ? ses compagnons n'eurent pas un billon de plus que lui. Puisse maintenant Dieu lui donner un logis oH il Boit bien !

533. Dans les rues d'Aurillac, dans la plus haute, en une maison petite et reculée est logé Girart chez la sauniére, une veuve faisant l'aumône. Ils en firent leur servante. Girart connaissait bien la grande route de la forêt d'Ardenne; il était fort et vigoureux [et portait plus lourd fardeau qu'une béte de somme '], et souvent parcourait la rue où il demeurait. Là, par la^suite, fut couturière la comtesse, et jamais vous ne vîtes [femme] si active de ses doigts. 11 n'y a si riche dame qui ne la demande, qui ne lui apporte de l'ouvrage. Et les damoiseaux et gent légère parlent à ses oreilles et par derrière : « Regardez la beauté de la charbonnière : n'était

> le charbon de ce vilain (sen mari) qui la rend noire, il n'y » aurait si gentille dame en toute Bavière ^ Hé ! dame *

■ sage et gentille et bonne ouvrière, pourquoi as-tu pris » pour mari un faiseur de charbon?» Elle répond, en femme bien apprise et qui savait parler sagement et dissimuler :

■ Sire, merci pour Dieu et pour saint Pierre. II m'a trouvé » orpheline, petite bergère, et m'a prise pour femme ; Dieu » l'en récompense! et puis m'a fait apprendre l'état de cou- » turière. Je ne sais dû on chercherait un meilleur homme » que lui. On n'en trouverait point en ce pays jusqu'à la

> mer *. > Il n'y a si félon, de mauvaise engeance, qu'avec ses douces paroles elle n'arrive à conquérir.

Page 1