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GIRART DE BOUSSILLON aSç
leur croissance; puis il mit pied k urre entre les petites gens. Et, quand il les eut tous baisés et reconnus, il fut reçu par la procession et fît son offrande aux reliques. Puis, étant sorti des voûtes de l'église, il adressa à tous ses remercimenis et ses salues. Et ils lui répondent : « Sire, soyez le 11 bienvenu, car vous nous avez sauvés et délivrés tous. » Ceux qui vous avaient trahi, qui avaient excité la colère B de Charles contre vous, nous les avons vaincus et tués, u Vous n'avez plus à craindre d'être jamais conquis par » personne,
SSg. — Bonne gent, » dit Girart, « hommes tncompara- » blés, vous m'avez toujours servi en barons. Je. n'aurais n pas été conquis par le roi Charles, sans la trahison de » Richier '. Je vous demande maintenant un service à M titre de faveur. C'est d'envoyer en hàie à Dijon pour M que viennent les chevaliers et lessens de pied; aussi » ceux de Monlargon et de Châtlllon. Et vous, mes amis » de Roussillon, aidez-moi dans l'entreprise pour laquelle B je semons mes hommes. Il s'agit d'un besoin pressant : n de délivrer de prison mon cousin ' Fouque. » Et tous répondent d'une voix : a Vous ne trouverez personne qui u vous dise non. »
Cependant Oudîn et les sieiis ont semons leurs hommes pour aller mettre le siège à Oridon : il a envoyé à Mantes et à Noyon ', Des deux parts ' on a rivalisé d'activité; la bonne reine s'est mise à faire des largesses. Les Bourguignons sont dans la joie à cause de Girart. Il sont bien heureux de ce que Dieu le leur a rendu.
'- Voy. il Sg ei suiv. L'auieur oublie la trahison plus rfcente àea 6Î 418-28. On peut, à la vérité, adopicr la leçon de P. (v. 7»i3) dtl portier, nu lieu de RicHkrs, el rapporter celle allusiuii à [a seconde irahÎEon, mais voir plus loin, i 5g4.