C'est-à-dire son prisonnier
28o GIRART DE ROUSSILLON
•> crétion ; nous ne vous dirons pas autre chose, puisse Dieu » nous sauver ! »
601. Le soir même tout fut arrangé, et le matin on rassembla tous les prisonniers sous un pin. On les livra ' à Berrran le jeune homme : < Vous jurerez & ce comte palatin, à Gi- » rart et à Fouque, son cousin, d'observer chacun la trêve, » la paix, ou Tacccord, que vous vous efforcerez d'obtenir de M Charles et de Pépin. Si nous ne réussissons pas à obtenir » du roi un accord, vous reviendrez vous constituer prison- » niers en ce lieu, dans celte enceinte de murs à la chaux, » sous la garde du comte Odon et de Baudouin ' et de bour- » geois qui sont fort ses amis. » Ils le jurèrent ainsi, demandèrent des chevaux, et se mirent en route ',
6o3. Oudin manda au roi par messager de le lirer de prison et de peine : il aime mieux voir son trésor aller au roi qu'à ses ennemis *. Fouque demande où sont les gardiens royaux ' : » Vous vous en retournerez sans aucun obstacle : Il les murs et les plates-formes ° vous seront livrés. Châteaux u et tours, je vous rends tout. » Et ceux-ci répondent : a Sire, il n'y a pas lieu : les Bourguignons sont félons Il et cruels : nous n'avons sergent ni arbalétrier donc » ils n'aient fait un manchot ou une jambe de bois ^ Si
I. Je traduis d'après L. (£ lei oat fait liurar), aant me dissimuler que celle leçon a peu d'autorité. La leçon d'Oxf. (£ l'uni /ail eschevir^ et de P. |v. 7836, Elk anfah eschivier) m'embarrasse.
1. Partisans de Girart; voy. i\ 566, 58i ; Oudia, Oxf. et L , cm nêccMairemeni fautif; il faut, comme dans P. (v. 7844) Odnn,
3. Il y a de plus, dans Oxf. bcuI, un vers qui ne se rattache nullement à ce qui précède ; E Fotc/ies respondel e près to vin .
4. Qu'à Girart ci à Fouque. Ouilin, s'attend bien ii payer au roi une certaine somme pour l'inCfresser à son son; voir U tin du { 6oj.