Voir cependant p. 160, n. i
202 GIRART DE BOUSSILLON
D main. — Pourquoi laissez-vous de côté Oudin, le meilleur » chevalier de ma cour? — C'était le moindre (reprend la u reine} ! » En lui tenant léte, elle lui fait peur : a Mandez- » moi demain (dit-elle) l'évéque de Saint-Sauveur, et cher- » chez à faire avec le duc un accord bonorable, selon que ju- B geront vos conseillers '. »
605. Le lendemain ïis sont venus au palais du roi. Charles les appela sans les baiser ', et, ayant fait asseoir auprès de lui Oaumas. qui lui conta révénemeni, il dit : « Jamais je » n'ai oui parler de tant de gens pris à la fois. Vous avez été o pris au piège comme des petits oiseaux. » Et Daumas, attestant saint Gervais, lui répondit : a Bcrtran l'avait dît à » Oudin ', que leur aguet était dans la forêt d'Argon ', dans » les bois de frêne. Mais Oudin voulut l'airelle vaillant, et
0 chargea. Alors la troupe de Roussillon se mit en mouve- » ment. Nos adversaires se trouvèrent alors les plus forts et » nous les plus faibles. Fouque abattit Oudin, lui cassant le » bras '. Il est resté prisonnier entre leurs mains; ainsi l'a
1 voulu Aupais '. De sa prison, il te mande par nous qu''tl » est prêt à te donner son trésor, si tu le tires de là. — Je n veux bien le tiësor (dit le roij, mais non la paix. Ils - se » sont trop pressés dé me faire guerre et tourment. Je ne seu rai pas content si je laisse à Girarl sa terre. »
606. L'évéque dît au roi de sages paroles : « Sire, vous den vez désormais vous abstenir de guerre. Vous avez réduit
1. I.a dittribulion du ilialogue est inccTtaine; le lexie mime d'Oxf. n'esi pas très sûr. P., éianl à cet endroit (vv. 7673-8) endommagé.
î. On a vu plus haut, p. 35.
noie b.
par un baiser les personnes qu'i
on recei