Girarl et Fouque
6. Il y a simpicmcni dans P. (v. 7çi3i-6) : • Prends conseil selon ta
» volonté, de façon à ce qu'Oudin et les siens soient déli* « vrés. » Les trêves lurent prises pour sept ans, et garanties par des engagements, des serments, et des otages. La reine lit en secret écrire des brefs qu'elle envoya â Girart par un abbé. Le comte se conforma en tout à sa volonté ; puis chacun rentra en ses- terres. Us furent reçus en grande pompe; de bons chevaux et de l'argent leur furent présentés, et ils distribuèrent aussitôt ce qu'ils venaient de
608. Pendant ces sept années de trêve, Fouque eut quatre enfants, et Girart en eut deux, dont il ne jouit pas, car l'un mourut petit, et l'autre fut tué '. Le premier enfant de Fouque eut nom Thierri '. La reine demanda au père de le lui envoyer ', et pria le roi dé le tenir sur les fonts. Il le fît
I volontâ, et que touK le» méfaits soient pardonné* [des deux parts) n. Pour ces di;ux vers il- y en a buil dans Oxf. qui n'offrent pas un sens parfaitement suivi. On voit toutefois que l'évêque exprime ici en gros les idées qui oni é\é exprimées au g bHH par la reine.
I. On verra plus loin (| 6io\ dans quelles circonstances périt le second Als ; quant au premier, qui mourut petit, il parait y avoir ici un souvenir d'un fcit constaté par l'épitaphe du jeune Thierri, fil» de Girart de Roussilloïk. On lit dans celte inscription, autrefois placée dan* l'église de Polhieres, et dont un fragment existe encore à la bibliothèque de Cbâtillon-sur-Seine :
Theodricum ÏDnocuum relinel hic uma Kpullum
Vil anni uniuc innticrat ipalium.
{Gerard de RausiiUoH, Lyoti, iHSti [i:d. A. dc1crrctMsse],p. xkxv.}
La légende latine fait aussi mentior/ de deux enfants, lu premier appelé Thierry, comme dans l'épitaphe à laquelle cette notion est probablement empruntée; 1e second, qui était une fille et non comme dans le poème un fils, s'appelait Eve; voy. Romania, VU, 190.