GIRART DE R O U S S 1 L 1. O N
6t I. Oudin ne put s'empéchcr de parler, a Nous en irou- » verons assez des boucliers, si le roi le veut, lout ce que » dit Madame, le roi i'accepie, et c'est ainsi qu'il m'enlève, » contre loul droit, la terre demon oncle '. ~ Vous parlez » toujours follemenl.udit Pépin', a le roi n'a fait que rendre u à son filleul la terre qui lui appartenait du chef de sa mère » et de son aïeul. Le père ne vous a pus traité trop doucca tncDt ^ : un an vous en avez porté le bras en écharpe >. » Madame a maintenant ce qu'elle desirait, car sa sœur a ' Il un fils; s'en affligequi voudra! ma mère aime cet enfant 0 et moi aussi. »
6 12, Jamais vous ne vUes reine de telle valeur, ni comtesse qui vaille sa sœur, qui ait autant d'amour pour Dieu, pour les pauvres, pour son mari, Notre Seigneur lui fit ce {;rand honneur de lui donner la meilleure de ses saintes, celle à qui, pendant sa vie terrestre, il témoigna le plus d'amour. Un jour, au temps de Pâques, il '' envoya trois moines et un prieur, qu'il guida par une vision. Ceux ci passèrent la mer, à grand effroi, et des terres païennes transporlèrent le corps saint à Vezelai, au sommet de fa moniagnc, et là fondèrent un moulier en son honneur ".
6i3. Et quand il leur. eut donné celte Marie, la sainte Madeleine, son amie, ils ' firent en sorte qu'elle fût digne-