‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 379 sur 406 · Dans leur mouvement de retraite · texte numérisé non relu

Dans leur mouvement de retraite

3. Fouque ne fait nullement le roi prisonnier : il le fait échapper en lui donnant son cheval. 11 se comporte i son égard comme aurait pu foire un de ses vassaux. Il est en efiét de droit que le vassal est tenu, ■ s'il trouve son seignor en besoin d'armes, a pié entre ses en- B nemia... de faire son loial pooir de remonter le et de rejeter le de CI celui peril. Et, se il autrement ne le puet faire, il doit doner son

■ cheval ou a. besie sur quoi il chevauche, se il la requiert, et aidier a le

■ metre sus et aidier le a son pooîr ■ son cora sauver n. {Assitei de Jérusalem, ch. 197, cité par Du Cange, 111, %Sj à.) Les légendes ont conservé maint exemple de ce dévouement; voy., par es-, Charroi de Nîmes dans mon Choix d'anciens textes, p. î5i, ei dan» les Archives

ns, 3' série,] (1873), p. hiy, l'analyse faite par M. Neubiuer

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GIRART DR RÔUSSILLON 2g5

ner son pavillon et l«s troupes de pied qui escortent Je convoi de vivres,

626. Cet ost eut lieu en septembre. Ce fut la dernière que le comte assembla. Ce n'est pas celle là qui eût volé des croix ■ ! Le duc a ordonné qu'il ne soit causé au roi aucun dommage, sinon l'herbe que brouteront les chevaux; ils mènent avec eux abondance des vivres, du vin clair et du moût. Le roi fut pris, secouru par Fouque. Puisse Charles n'éprouver jamais plus une telle peur!

627. Les gens de pied viennent, armés d'arcs et de (lèches, et conduisant le convoi sur des charrettes. Ils vont sonnant leurs cors et leurs trompettes '. « Bertelais, b dit Girart, « suivez ' le bord de l'eau. — Sire, ils veulent tous que vous

■ let dégagiez de l'obligation de vous servir, si vous ne dé- B posez pas le roi (?], si vous ne le déshéritez pas, lui et ses

■ félons. A l'intérieur', les gens souffrent de la famine; que tu

■ ne sois plus un preux si tu ne les en fais sortir) — Hommes n loyaux et vaillants, > dit Girart, < soyez bénis de Dieu! ■

628. La justice est un tempérament bien nécessaire 9 ta légèreté d'esprit. Par le méfait d'une folle jeunesse, il y eut bien des morts, des blessés, couverts de sang, et jusqu'à sept cents prisonniers. Les hommes de Girart prennent logement dans le camp royal. « Quoi qu'il en soit des aucres, » dit Gi-

d'un récit rabblaique, où on voit un juif sauvant, au prix de sa vie. le roi Charles (Charlemagne;] devant Narbonne, en lui donnant son

I. Que raubts crot^, P. (v. 8x45); si la Icfon est correcte, il faut probablement entendre par ceite expression le pillage des monastères auquel s'était livrée jadis l'armée de Girart dans la dernière guerre contre Charles, voy. l 415. Mais la leçon de P. n'est pas très sûre. Il y a dans Oxf. ces mots dont le sens m'ëcLappe : qui raube escrosl.

I. TuUletes, Oxf., ie vers manque dans P. Je suppose que c'est un diminutif féminin de ludeU tnyau.

3. Lonc l'aiguë esmeUs; \e ne suis pas sûr du sens. Je ne vois pas le moyen de faire cadrer cet ordre avec ce qui suit.

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