Dans k ville de Troyesf Cf. le dcbut du J tVin
296 GIBART DE ROUSSILLON
rart, « moi je suis content, car je vois actuellement me» en- D nemis abaissés. La valeur abat l'orgueil, comme la pluie » fuit tomber le vent. Maintenant que nous les tenons en- « fermés comme des béies de somme, je me tiendrai pour sa- ■ tisfait de tout arrangement que nous feront avec eux. >
629. Le comte voit ses troupes, dont le nombre va croissant, entrer ' de façon à se dissimuler. « Je me tiendrai, » dit-il, « en cette plaine; Bertelais sera, avec les gens de » pied, par ce marécage, et par ici, sur la droite, seront » nos Tiois. » Sur ces entrefaites, Fouquc arrive par les champs couvert de chaume et descend à pied du brun cheval maure. Il prit Girarr à part, craignant qu'il fît quelque folie;
630. Fouque appela Bcrtran, qui est bon, et, s'adressant à Girart : « Sire, » lui dit-il, « que veux-tu faire? — Tirer Il de là dedans mes félons ennemis. Ils ne cessaient de faire » bruit de leur guerre, aujourd'hui les remparts de leur or- 11 gueil sont à bas. Garde-toi d'être leur refuge, car Dieu est n équitable et ses jugements sont droits. > Et Fouque lui dit : << N'en faites rien, frère. Le roi est notre seigneur et Il mon compère ', et ta reine est pour nous une mère. Si Il vous avez pour elle de la reconnaissance, il est droit que ■I vous le fassiez voir. • Girart se prit à lui rappeler Boson, guerrier comme il n'en sera jamais ". '< Et vous aussi, vous » êtes vaillant, mais vous êtes trop sermonneur. De cette Il nuit je ne bougerai pas, dût-on m'arracher une dent, et, M demain matin, je ferai à votre gré et me soumettrai à Il toutes les volontés de notre empereur. — Laisse le, o dit Bertran *, « faire comme il l'entend. « Ce lui fut un grand soulagement de voir Girart se calmer.
I . On- ne dii pas où. Le lexie est incerttin. Ginrt se dispose à occuper Troycs.
1, On a vu, au f 6ott, que le roi ^laic le pinain du âli de Fouque. i. Criait une Tafon de reprochera Fouque ses sentiments pacifiques.