‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 381 sur 406 · S'ailressant à Fouque · texte numérisé non relu

S'ailressant à Fouque

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GIRART DE ROUSSILLOM 297

63 1. M Délivrez cependant les prisonniers '. — Demain » matin, » dit Girart, << ils seront renvoyés. — J'en ai un, » dit Bertran, « Hugues de Blois*; je ne croîs pas qu'il y ait » nulle part meilleur Français. C'est le plus courtois des » conseillers du roi. » On le mande ; il vient, et Fouque lui dît : H Sire Hugues, soyez notre messager, et je vous donne- » rai aussitôt ce cheval maure. Dites au roi que, pour Dieu, 0 il n'ait pas trop de rancune. Nous lui rendrons tous » ses hommes, et pour chacun des morts nous lui donnc- B rons trois des nôtres '. Pour tous les tons que nous luî » avons faits, nous nous mettrons, s'il le veut bien, en sa » merci. De votre côté, mettez y ceux que vous jugerez les » meilleurs *, » Hugues se rendît auprès du roi, et lui délivra exactement le message, [ajoutant) ■ « Ta gent a montré H trop d'outrecuidance. C'a été un acte de folie, d'aller atta- « quer Girart. De là est venu le désastre. Jamais les com- 11 tes * n'ont rien vu qui leur ait été si douloureux. Je vous » le dis en mon nom, puisse Dieu më venir en aide ! un >> comte qui rend un roi, doit bien trouver merci ■■'. ti

632. Le roi répondit : » Tu m'insultes! Si, bien qu'as- » siégé, je capitule ', que jamais Jésus n'ait merci de moi ! » Girart me croit réduit à l'impuissance parce.que je ne me » déBais pas de ce guet-apens ». Maintenant il lui faut es- » sayer d'une autre ruse. » Hugues proclama ce qui avait été résolu : on fait faire silence par l'ost *, qui, le matin (suivant), se replie en arrière sur sa terre, dans les prés,

I. C'esl tans Joule Fouque qui parle ainïi. 1. De Bres. P. (v. 8297.)

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