Traduclioa très incenaine
5. Le roi considère sa Jûâite -J 614) comme le résultai d'un guciapeni.
q. L'oâl de Girart,
2g8 GIBART DE ROUSStLLON
SOUS Islei ', te château ruiné. Tous les prisonniers turent délivrés à qui qu'ils appartinssent. Aucun d'eus ne subit de perte dont on ne le dédommageât.
633. Le matin au jour, le pape vint aux tentes, ayant quitté Sens la veille au soir. Il prit Charles à pan et lui dit ; « Roi, garde-toi de suivre des conseils belliqueux, » superbes, outrecuidants, dédaigneux. 11 ne faut point ici H de flatteurs. Je te conjure, au nom du Rédempteur, de « me dire ton intention secrète. Le duc * ne pouvait te faire » un plus grand honneur qu'en faisant couronner empereur » ton fils Pépin. » Et le roi répondît : w Pour l'amour de » Dieu, jeté croirai comme mon guide. Mais le plus grand » nombre ici ne désire pas la paix. — Et nous prierons Dieu » d'agir. » Le pape manda au duc de venir à son seigneur, comme celui qui cherche paix et amour, et k Fouque de se montrer digne de lui-même. Fouque donna le meilleur conseil qu'il sût. Le roi se dirigea vers les prés par lesquels la Seine coule. Là furent mandés les comtes et les comtors ^ les princes, les demaincs * des pays les plus éloignés. Les bons vavasseurs n'y furent pas oubliés. L'évâque du moutier Saint-Sauveur a fait un échalaud élevé pour le pape. Lorsque celui ci y fut monté, on s'empiessa autour de lui, et il fut tenu pour sage orateur. Il parla d'une voix haute et forte : » Ecoutez-moi, » dît-il, « grands et petits. » Nous sommes les pasteurs légitimes de sainte Eglise, » puisque Dieu a fait de saint Pierre son vicaire ^. Mais » cette guerre Ta toute troublée. Des hommes de sang, 11 mauvais et pillards, ont brûlé les églises ; moines et i> prieurs s'en sont enfuis, et l'ordre de Dieu a été traité avec «indignité. De grandes souffrances ont -été infligées aux
i. Oif. Islel; P. (V. 8.^ï5; BsU-m, cf. | O34. I. Girart; v»y. ei-dewus, J *i<6.
î. Voy. p, 11, n. 1.
^. Voy. p. 186, n. 4.
ioïGooqIc
» pauvres gens; la fleur de la chrétienté a péri. Les riches o villes ont été abaissées, et le menu peuple est dans les » liirmes. II m^appartient de vous conseiller. De par Dieu » notre créateur, je vous enjoins, par la sainte pénitence » qui assure votre salut, en donnant le remède au pécheur, i> renoncez à la guerre, aux vieilles rancunes, à l'orgueil, à M la dureté ; chassez de vos cœurs l'envie et la cruauté et » amenez-les à la paix et à la douceur. Faites briller la » clarté à la place des ténèbres, ce sera profit pour vous, o honneur pour Dieu, avantage pour vos ancéires '. Qui- » conque meurt en vieille rancune est en grand danger de M perdre son âme. » II y en eut de tels qui le tinrent pour un vil sermonneur.' C'étaient des hommes qui jamais n'ai* mËrent paix ni le délassement de la chasseà l'oiseau, ou qui ont laissé tant de gages entre les mains de leurs répondants % que jamais ils ne les pourront acquitter. Le pape sentit bien d'oQ venaient les railleries II se tourna de ce côté et dit : « Vous êtes venus ici pour la guerre et le dé- » sordre, et les comtes pour paix et pour amour : ils n'en » sont pas moins riches et larges donneurs. Que les vantards, » les damoiseaux présomptueux ne fassent pas trop d'em- 11 barras, car je m'assure en Dieu qu'aujourd'hui on verra » orgueil abattu et sainte humilité triompher, toute resu plendissante de blancheur. Contre elle vous n'aurez cbâw teau ni tour qui tiennent,
634- H A vous tous mandent le comte Girart et Fouque 11 qu'ils donneront vingt chariots chargés de leur avoir n pour réparer les moutiers qui ont éié brûlés, et avec des » terres allodiales qu'ils ont en tou'e franchise, ils feront 0 vingt abbayes selon noire conseil, pour le salut des pÉres 1) que vous avez aimés et qui ont péri par le glaive. C'est » là un accord auquel doivent se prêter les plus obstinés.