Emploffe* au charroi des matériaux
3o8 GIUART DE ROUSSILLON
u meilleure récompense que le roi, malgré tout l'or qu'il » avait dépensé, et c'est à cela que Madame a eu égard '.
654. » J'ai vu le mouiier Sainte-Sophie, et je ne crois pas b qu'il y ait jamais eu, et que jamais il y ait le pareil '. C'est > un nom divin qu'on invoque'. > Ce discours fini, le comte se sentit envie de dormir. II mit pied à terre et dormit sur l'herbe. Pendant son sommeil, il eut un songe. S'élant éveillé, il monta sur son palefroi et dit : < En route!
€55. • Avancez, mes deux amis', » dît-il, ■ je vous con-
I. On considérai! comme une œuvre mériioîre entre toules de travailler matéricllemânl à U construction des églises. On lit dint la légende de laint Silvestre. que l'empereur Consiintin, converti par Silvesire, l'étant rendu à l'église Saint-Pierre de Rome, et y ayant confessé tes péchés, prit une bâ;he, te mil i creuser le sot pour faire les fondements d'une basilique, et emporta suceuse! vcmcnt sur ses épaules douze hoiiei pleines de ceirej Douhet, Dictionnaire des légendes, col. 1147; pour les sources, cf. col. 1 1 53, note G12. et surtout Dœllinger, Fabies relatives à tapapaulé, essai intitulé Constantin et Silvtttre.
I. La grandeur et la richesse de Sainte-Sopbie paraissent aToir frappé vivement les Occidentaux. Voici un témoignage que fournil le roman de» Sept Sages (édit. Keller, Tubingue, |838) ;
Malt par i a rictic abbeye -.
.En l'abbeye a gram ireior, 6i5 Cir li bschini lant tuitd'or Kî sont SOI lu lampes pendus, Cbedient cil quel! ont veQs:
Klsporroii rendre, par rii»a.
L'avoir valent de Monbriion.
Voir aussi la description que fait de Sainie-Sophie le chevalier historien Robert deClari.iSd. Riant, pp. 67-8; éd. Hopf, { lxiiv (CAronijM« jrfco-roBiaiiM, Berlin, 1873, p. 67).
3. Cela veut dire probablement que sophi-x, att ibuc de la divinité et employé au moyen âge comme synonyme de sapienlia (voy. dy Cange, sophiaJ, a fait partie de la série plus ou moins longue des noms de Dieu, que l'on invoquait et auxquels on aiiribuait dea venus préservatrices. Nous avons plusieurs de ces listes des noms divins ; voy. ci-dessus, p. 84, n. i, mais je n'y vois pas figurer tophia.