Cf. îî
3. J'interprète librement^ le leiic est obscur et piut-étre corrompu (P. V. 8779).
4. Je n'entend» pas e iiaii /ait congé Qui., t «w foi congé P.
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» pense dans la terre de vie, car il est juste dispensateur. » Girart examina ses traits avec attention : « Pèlerin, • lui dit-il, « j'hésite sur votre compte. • Puis il ajouta aussitôt : » Tu es Guintrant ', le comte allemand, mon parent, mon » homme, habile à parler le tiois et le roman, bon et vaillant » chevalier. Pour moi. tu t'es battu je ne sais combien de » fois, et tu as ravagé bien des lerres de Charles. — J'en suis » maintenant pénitent et gémissant.— Pourquoi n'es-tu pas « retourné dans ta terre depuis vingt ans? ■
666. Girart baisa Guintrant et lui fit mille caresses. Il dità HuguesetàGuilemer : «Cherchez lui des vêtements de » vair et de gris. ■ Puis il l'iricerrogea sur sa vie : i Où as-tu » été? — Sire, outre mer. J'allai au saint Sépulcre. A notre » retour, un mécréant me prit qui me ht mener, avec mille » autres captifs, à la peine, pour poiter de la pierre à la o construction de châteaux et de remparts. J'y suis resté plus » de quinze ans, sans pouvoir m'écbapper, quand Dieu me n livra les reliques de sa Madeleine.
667. ■ Celui qui fit sortir Jonas du ventre de la baleine, » me choisit pour délivrer sa Madeleine*. C'est pour cela » que je suis son serf et travaille pour elle. Dieu t'a accordé » une marque particulière de bienveillance ', lorsqu'il a dai- 0 gné lui fixer sa demeure sur ta terre. — Et je la servirai' a car elle nous protège, et je compte vous concéder encore » un bénéfice-, mais parle-nous du pays d'oti Dieu t'amène.
668. — Site, ce serait un long conte, et qui vous ennuie- H rait. Ou que j'aie été, me voici revenu. — Vous ne me » quitterez plus désormais, cousin. Je vous donnerai le fief
1 . Mentionné pluE haut au nombre des vassaux de Girart, Jj 146, 304. cf. p. i58, n. 4.
i. Selon un passage qu'on a pu lire au { 611, le corps de sainte Marie-Madeleine aurait été rapporté d'outre-mer, des terres païennes. Mai* il n'a pas di^ dit [uaqu'ici que le corps eût éli rapporté par Guintrant.