‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 398 sur 406 · Celui dont la mort est contée au J · texte numérisé non relu

Celui dont la mort est contée au J

■GIRART DE ROUSSILLON 3l7

» forêts, châteaux, tours, chevaliers, bourgeois, vavasseurs, u laboureurs, religieux occupés à la prière ', tous auront be- » soin d'un protecteur. Je leur donnera! Fouque* : je ne sais « meilleur. Aidé de la puissance du roi empereur, il abais- » sera l'orgueil. Maintenant les chevaliers entrent en un long D repos; ce sera un temps propice pour les chiens, les au- » tours, les faucons, les fauconiers, les veneurs ^. Et que fe- M ront alors les damoiseaux audacieux, toujours prêts & chen vaucher? Ceux qui voudront prouver leurs forces et leur » valeur, qu'ils aillent guerroyer les païens, car la guerre a » trop duré entre nous '. Comme le dit la loi du Rédemp- » leur, Notre-Seigneur laisse monter te pécheur aussi haut » que le mont Liban, puis il descend aussi vite qu'un oiseau » du ciel *.

673. M Voici que mon lignage et moi nous sommes arrivés » à notre fin ; il ne reste plus que Fouque qui aime de cceur » Dieu et la paix. Il a quatre Hls, jeunes blondins, de la » nièce de Charles, fille de sa sœur =, Pour rien au monde, » ils ne se sépareront du roi. C est à eux, quoi qu'il arrive » que reviendra ma terre.

674. » Guintrant et BeJelon et AnJicas, prenez chacun B mille mas de mes alleus, je fournirai l'argent et prendrai ■ les mesures. Vous, vous ferez moutiers, tours et clochers. — Sire, tu iras devant, nous te suivrons, et nous ferons tout u ce que tu voudras. H n'y a plus pla:e ici pour orgueil ni M pour vanité. >

Page 1