IV. — ETAT DES PERSONNES ET CIVILISATION LXXXI
des bliauis ' de paite et deciglaton*, par dessus ils porlent des pelisses de vair de gris et d'iiermine, à boutons d'or et ayant ces longues traînes de martre (cf. § 292] • que nous connaissons par d'autres textes *.
Les §§ 236-9 nous font assister à la toilette de Pierre de Mont-Rabei, qui, nous dit-on, était habillé « à la guise de France » mode qui avait de la renpmmée *, Il met successivement des braies, une chemise de la plus . fine toile et des chausses {cauçon) '• de même étoffe. Puis viennent ce que je crois être des chaussons '^ destinés à être portés par dessus tes chausses et dans les souliers. Ces chaussons étaient de paile africain, c'est-à-dire de
I. On trouvera une figure et une deKription de ce vStemeni dam Qfïicbent, Hittoirt du costume, p. iBç.
1. Voir p. bt, n. 4, Du Cange, et «prit lui Diu tirent ciglaton ou ciclaton de cydas, robe d'apparat pour les femmeï, mais la forme ptovençale ctsclato n'est guère favorable à cette étymologie.
^.Charroi de Nîmes (dans mon Recueil d'anciens textes, n° 10; v, 161): Veei 1s ci a ce> grinz peaui de msrtra. Cf. Râlant, v. 3oi, Garin le Lorrain, éd. P. Paris, II, 180, Aye d'Avignon, p. 83, etc.
L'usage de ces fourrures qui étulent d'un priï très élevé, fut porté à un tel excès, que, lors de U croisade de Phi lippe- Au guaie et de Richard Coeur-de-Lion, on dut l'interdire par ordonnance; voy. ta première des dissertations de Du Cange sur YHistoire de saint Louis (p. j, col. I du Glossaire de Du Cange, éd. Didot).