‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 55 sur 406 · V. — GIRART DANS l'ÉPOPÉE FRANÇAISE XCV · texte numérisé non relu

V. — GIRART DANS l'ÉPOPÉE FRANÇAISE XCV

pouvait se croire sous la protectioQ -de Charlemagne, il ajoute :

Girars le ' guerroia, li dus de Rosillon, Et dans Do de Nantueil par fiere contençon, Kar U estoient frère, que de fi le sel on. 11 descontireni Karle, lui et ses compaîgaons ; S'en estora ' Saint Père de Cluigai le baron, Et puis la Charité' et Vezelai selonc, Saint Beneoît sor Loire, la ou li moine sont. (Ed. Michelant, p. i56.)

Ainsi le même événement, c'est-à-dire une guerre faite par Doon et Giran à Charlemagne à la suite du meurtre de Beuve d*Aigremont, est d^abord annoncé, puis rappelé comme accompli, et cependant n'est conté dans aucun des poèmes de l'épopée carolingienne qui nous sont parvenus. La seule explication que je trouve à cette singularité consiste à supposer que la Mort Beuve d'Aigremont noQs est parvenue sous une forme remaniée et abrégée *, et que, dans une rédaction plus ancienne, on voyait, conformément aux témoignages cidessus rapportés, Girart et Doon venger la mort de leur frère en infligeant à Charles une défaite *.

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