Sur cette figure, του. Rec. de Phil., 1880, pp
En pareil cas, le verbe se met au pluriel, rarement en grec, assez souvent en latin.
Ex. : Tuve., ΠῚ, 109, 2 : Δημοσθένης μετὰ τῶν συστρατηγῶν σπένdovtar Μαντινεῦσιν.
Τέκ., Heaut., Ill, 1,63 : Syrus cum illo vostro consusurrant. -- Cic., Phil., 12, 11 : Sulla cum Scipione... leges inter se condicionesque contulerunt (dans cet exemple, les sujets sont séparés du verbe par trois lignes de texte). — Ngr., Phoc., 2 : Demosthenes cum ceteris qui bene de re publia meriti existimabantur populi scito in exsilium erant expulsi. — T.-Li., XXI, 60,7 : ipse dux cum aliquot principibus capiuntur. 40. — Quand les sujets sont unis par une conjonction disjonctive, le verbe peut se mettre au pluriel en grec.
Ex. : Isée, 5, 5 : ἔμελλον ἀπολογήσασθαι Λεωχάρης ἢ Δικαιογένης. PLar., Lois, 838 : ὅταν ἀδελφὸς ἣ ἀδελφή τῳ γένωνται χαλοί. Toutefois, après ἤ... ἢ, οὔτε... οὔτε répétés, le pluriel est rare. Ex. : Eun., A/ceste, 360 (312) : ... χαί μ᾽ οὔθ᾽ ὁ Πλούτωνος χύων | οὔθ᾽ οὑπὶ κώπῃ ψυχοπομπὸς ἂν Χάρων | ἔσχον.
61: En latin, on met régulièrement le singulier après aut, vel, nec répétés. Ex. : Cic., Of, 1,30 : In hominibus juvandis aut mores spectari aut fortuna solet. P. Balb.,1: Nihil mihi novi neque M. Crassus neque Cn. Pompejus ad dicendum reliquit.
Toutefois, on met plutôt le pluriel, quand les sujets sont de différentes personnes.
Ex. : Hoc neque ego neque tu fecimus.
Quand les sujets sont unis simplement par aut, on met le singulier ou le pluriel, d’après l'idée qu'il s'agit d'exprimer.
EX. : Cic., Tusc., V, 9 : probarem hoc, si Socrates aut Antisthenes diceret (il suffirait qu'un des deux le dit). De Of., 1, 41 : nec quemquam hoc errore duci oportet ut, si quid Socrates aut Aristippus contra morem consuetudinemque civilem
fecerunt ‘mème si tous les deux l'ont fait, idem sibi arbitretur licere.
41. — On a vu plus haut ($ 1), d'après les exemples cités, que le verbe ne s'accorde pas seulement en nombre avec le sujet, mais aussi eh-nembre-et en personne.
Il faut ajouter que, quand les sujets sont de personne différente, le verbe doit se mettre au pluriel.
EX. : Vous et lui vous étes souffrants : σὺ χαὶ ἐχεῖνος ἀσθενεῖτε, tu et ille ægrotatis.
Les exceptions à cette règle sont, comme les précédentes, ou logiques ou grammaticales.
a) Exceptions logiques.
Ex. : Χέν., Mém., IV, 4,1: οὔτε σὺ οὔτ᾽ ἂν ἄλλος οὐδεὶς δύναιτ᾽ ἀντε:πεῖν {n'importe qui, pas plus que loi, ne pourrait répliquer).
Cic., Brut., 92 : cum quæsturam nos, consulatum Cotta, ædilitatem peteret Hortensius (il s'agit d'actes distincts) !. Ad. Ate, 11, 1 : 660 itemque ii consules qui post me fuerunt rempublicam defendere solebant (comme moi, ils ne cessaient de…..). — Ner., Them.,9,3:idem multo plura bona feci (patri tuo), postquam in tuto ipse ‘moi) et 1116 (lui) in periculo esse cœæpit (les sujets agissent d'une manière indépendante l’un de l'autre}. — Cic., ad. Att., 1V, 11: et ego et Cicero meus flagitabit (il n'y aura pas que moi). — Hon., Sat. 11, 6, 65 sqq. : «0 noctes cenæque Deum, quibus ipse meique | Ante Larem proprium vescor » (ipse meique, moi eé-mes amis, forme une sorte de parenthèse). Fee
b\ Exceptions grammaticales.
Ex. : PLar., Gorg., 15: οἶδα σαφῶς χαὶ ἐγὼ χαὶ σὺ ὅτι... — Χέν,, Anab., VII, 1, 16 : ἐγὼ λέγω χαὶ Σεύθης ταὐτά. Π, 1, 16 : σύ τε λλην εἶ χαὶ ἡμεῖς (exceptions justifiées par la place du verbe).
Cic., ad Fam.,VII1,16 : si apud te nos, si gener tuus valet ‘anaphore).
42. — Accord de l’attribut. — L'attribut se rapportant au sujet se met au nominatif en grec et en latin.
Ex. : La pauvreté est pénible : ἣ πενία χαλεπὴ ἐστιν, paupertas molesta est. — Miltiade fut nommé général : 0 Μιλτιάδης hpéôn στρατηγός, Miltiades prætor electus est.
L’attribut se rapportant au complément direct se met à l’accusatif.
Ex. : Rendre quelqu'un heureur : ποιεῖν τινα ὅλθδιον, aliquem beatum reddere. — Les Athéniens nommérent Miltiade général : ot ᾿Αθηναῖοι εἱλονυτὸν Μιλτιάδην στρατηγόν, Athenienses Miltiadem elegerunt prætorem.
43. — Quand l’aitribut se rapporte à deux ou à plusieurs sujets, réunis par une conjonction copulative, il se met au pluriel, si le verbe est au pluriel. Pour le genre, on applique alors les règles suivantes :
re Tacite a dit moins bien (dial. 42) : « ego te poetis, Messalla antiquariis criminamur. »
. . d'étun;i.trmea | 15 Si les sujets sont des noms de-persemnes de genre différent,
l'attribut se met au pluriel masculin.
Ex. : Mon père et ma mère sont heureux : ὁ ἐμὸς πατὴρ χαὶ ἢ ἐμὴ μητὴρ ὅλόδιοί εἰσιν, pater et mater beati sunt.
2° Si les sujets sont des noms de choses 4 même genre, l'usage ne parait pas le même en grec et en latin. Tandis qu'en latin on met régulièrement l'attribut au même genre que les sujets, il semble bien‘ que le grec préfère employer le pluriel neutre.
:, tv Ex. : Prar,, Euthyd., 219 : εὐγένειαί τε χαὶ δυνάμεις χαὶ τιμαὶ ἐν τῇ rt © ΤΣ ἑαυτοῦ δῆλά ἐστιν ἀγαθὰ ὄντα.
REMARQUE. — Dans la prose classique latine, un adjectif se rapportant à la fois à
plusieurs substantifs féminins qui désignent des choses ne se met jamais au neutré.:
L'emploi du neutre en pareil cas, au lieu du féminin, semble être une particularité la langue de certains auteurs (par exemple Salluste) :
SALL., Jug., 38 : ὯΟΣ atque præda... remorata sunt; :bid., 52 : plerosque velocitas et regio hostibus ignara tutata sunt. — Tac., Hist., II, 20 : pax et concordia... jactata sunt.
On trouve pour la première fois dans Lactance un attribut au pluriel neutre se rapportant à deux sujets masculins : cette construction est barbare.
Lacr., Opif., 11,20 : ad quas partes cum potus et cibus mista pervenerint.
3° Si les sujets sont des noms de choses de genre différent, l'attribut se met au pluriel neutre.
EX. : PLar., Menex., 246 : οὔτε σώμχτος χάλλος χαὶ ἰσχύς, δειλῷ χαὶ
, Χέν., Mém., II, 4,7: λίθοι τε χαὶ πλίνθοι χαὶ ξύλα χα: χέραμος, ἀτάκτως ἐρριμμένα, οὐδὲν χρήσιμά ἐστιν.
| κα Li. XXXV, 21,3 : (nuntiatum est) Formiis portam murumque
DS de cælo tacta (esse).
45 Si les sujets sont des noms de personnes associés à des noms de choses, le grec et le latin se déterminent d'après les idées exprimées.
Ex. : Escmne, 12, 118 : ἢ τύχη χαὶ Φίλιππος ἤσαν τῶν ἔργων κύριοι (ἢ τύχη est personnifié). — PLar., Rép., 562 : h χαλλίστη πολιτεία τε χαὶ ὁ χάλλιστος ἀνὴρ λοιπὰ ἂν ἡμῖν εἴη διελθεῖν (le χαλλιστος ἀνήρ n'est considéré ici que comme sujet d'entretien). — Hén., VII, 11: αὐτοί τε ἄνθρωποι χαὶ ἢ γῇ αὐτῶν ἐπώνυμοι τοῦ χαταστρεψαμένου χαλέονται (l'idée dominante ici est celle de ἄνθρωποι).
{. On ne peut rien affirmer d'après les exemples cités dans les grammaires. En effet, dans tous ceux que donnent Krüger, Madvig ou Kühner, le pluriel neutre peut s'expliquer en vertu de la règle 15 et se traduire par choses, etc.
Tén., Andr., 891 : domus, uxor, liberi inventi (sunt) |l'idée dominante est celle de liberi). — Sazz., Jug., 49, 5 : ipsi (milites) atque signa militaria obscurati (ipsi est le terme le plus important). — Liv., XXI, 50, 11 : rex regiaque classis (— regii classiarii) una profecti (sunt). V, 15, 22: patres decrevere legatos sortesque oraculi Pythici exspectandas (esse\. (Ici c'est la réponse de l'oracle qui est l'objet important.) XL, 10, 6 : (Romani) regem regnumque Macedoniæ sua futura sciant (le roi et le royaume sont considérés comme des objets qui appartiendront aux Romains). XLIV, 24, 2 : inimica inter se esse liberam civitatem et regem (— regiam potestatem).
REMARQUE. — Mais il arrive souvent que l'accord de l'attribut se fait tout simplement
avec le dernier des sujets exprimés, ou que, l’attribut étant placé en tête de la proposition, il s'accorde régulièrement avec le premier des sujets.
Ex. (premier cas) : Cic., Phil., 5, ἃ, 12 : populi provinciæque liberatæ (sunt); (second cas) : SALL., Jug., 11 : Missæ eo cohortes quattuor et C. Annius præfectus.
44. — Quand, avec deux ou plusieurs sujets, le verbe est mis au singulier, l'attribut s'accorde en genre avec le sujet le plus rapproché.
Ex. : PLaT., Lois, 184 : ὁ μὲν σώφρών χαὶ σωφρονοῦσα ἔστω πάντα
εὐδόκιμος (fém.). — Χέν., Cyr, V, 50, 1 : χαὶ νόμος χαὶ φόθος ἱκανὸς ἔρωτα χωλύειν.
ας, Fin., V, 12, 35 : Corporis nostri partes totaque figura et forma et statura quam apta ad naturam sit apparet. P. Cluent., 53,146 : mens et animus et consilium et sententia civitatis posita est in legibus.
REMARQUE. — Cependant l'accord ἃ lieu quelquefois avec le sujet le plus important,
bien qu'il soit le plus éloigné.
Ex. : PLANCUS ap. Cic., ad Fam., X, 24 : amor tuus ac judicium de me utrum mihi plus dignitatis in perpetuum an voluptatis cotidie sit allaturus non facile dixerim.
45. — Quand le sujet est un nom (masculin ou féminin) désignant, non pas un objet pris isolément, mais foufe une classe, non un individu en particulier, mais foute une espèce, l'adjectif attribut peut se mettre au neutre : il a dans ce cas la valeur d’un substantif'.
Ex. : Ηομ., Odyss., XIV, 225.6 : χαὶ πόλεικοι χαὶ ἄχοντες ἐύξεστοι χαὶ ὀϊστοὶ | λυγρά (sont des choses tristes). — PLaT., Phædon, 1086 : ἀθάνατον ἡ ψυχή (litt. : quelque chose d'immortel). Cri£., 51 a : υητρός Te χαὶ πατρὸς χαὶ τῶν ἄλλων προγόνων ἁπάντων τιμιώτερόν ἐστιν ἡ πατρὶς χαὶ σεμνότερον χαὶ ἁγιώτερον. Euthyd., 219 b : εὐγένειαί τε χαὶ δυνάμεις καὶ τιμαὶ
᾿ς δῆλά ἐστιν ἀγαθὰ ὄντα (sont choses évidemment bonnes).
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{. C'est is règle donnée par Κοςπ, Gr, gr. (tr. Rouff), p. 224.
nn πληρντιττισπα
Cic., Tuse., 11, 13, 31 : Turpitudo pejus est quam dolor (une chose pire). De Fin., III, 11, 39 : stultitiam... et temeritatem et injustitiam et intemperantiam.…. esse fugienda (des choses à fuir). — Virc., Æn., IV, 569: varium et mutabile semper | Femina.
REMARQUE. — Toutefois il convient de faire observer qu'à part certains adjectifs qu'il met volontiers au neutre, comme extremum, commune, proprium,
Ex. : Ad Fam., VI, 21 : omnium rerum mors est extremum, Cicéron préfère en général employer une périphrase avec res.
Ex. : Tusc., HI, 3 : est gloria solida quædam res.
46. — Quand le sujet du verbe est un infinitif ou une proposition infinitive, on considère l'infinitif ou la proposition infinitive comme l'équivalent d'un substantif neutre, et l’attribut se met au neutre.
Ex. : Χέν., Anab., 11, 5, 41 : δέκατον ἀπόλλυσθαι τοὺς ἐπιορχοῦντας. Cic., p. Quint. 31,95 : Miserum est exturbari fortunis omnibus... ; acerbum est ab aliquo circumveniri, acerbius a propinquo; calamitosum est bonis everti..; funestum est ἃ forti atque honesto viro jugulari.….; indignum est ἃ pari vinci aut superiore.; luctuosum est tradi alteri cum bonis..; horribile est causam capitis dicere.
REMARQUES. — Ï. En pareil cas, le grec met souvent l'adjectif neutre au pluriel : cette construction est particulièrement fréquente chez les poëtes et chez Thucydide.
PixD., Olymp., 1, 52 : ἐμοὶ δ᾽ ἄπορα γαστρίμαργον μαχάρων τιν᾽ εἰπεῖν. — SoPx., 417., 881 : σχέτλια γὰρ | ἐμξ γε τὸν μαχρῶν ἀλάταν πόνων | οὐρίῳ μὴ πελάσαι δρόμῳ. Phil., 594 : ἀλλ᾽ αἰσχρὰ μέντοι σοῦ γέ μ᾽ ἐνδεέστερον | ξένῳ φανῆναι πρὸς τὸ καίριον πονεῖν. — EUR., Or., 413 : οὐ δεινὰ πάσχειν δεινὰ τοὺς εἰργασμένους. — HÉRODOTE, I, 91 : τὴν Rene μοῖραν ἀδύνατά ἐστιν ἀποφυγεῖν χαὶ θεῷ. — THUC., IV, ι : ἀδύνατα ἦν ἐν τῷ παρόντι τοὺς Λοχροὺς ἀμύνεσθαι.
II. Dans les expressions impersonnelles composées d'un adjectif verbal et du verbe étre exprimé ou sous-entendu, l'adjectif verbal se met très souvent aussi au pluriel neutre.
Hou., Od., XI, 456 : οὐχέτι πιστὰ γυναιξίν. — ΘΟΡΗ., An£., 611 sqq. : οὕτως ἀμυντέ᾽ ἐστὶν τοῖς χοσμουμένοις | χοῦτοι γυναιχὸς οὐδαιῶς ἡσσητέα. — HÉROD., III, 61 : Σμέρδιος τοῦ Κύρου ἀκουστέα εἴη. — Tauc., 1, 86 : οὗς οὐ παραδοτέα τοῖς ᾿Αθηναίοις ἐστίν, οὐδὲ δίχαις χαὶ λόγοις διακχριτέα..., ἀλλὰ τιμωρητέα ἐν τάχει.
11. En employant ainsi le pluriel neutre sans différence de sens avec le singulier, les Grecs montrent qu'ils ne considéraient pas le pluriel neutre comme signifiant nécessairement une idée de pluralité. On a déjà vu (8 2, RE.) qu'à l'époque homérique on trouvait un certain nombre de pluriels neutres qui se construisaient toujours avec un verbe au singulier, parce qu'ils signifiaient un fout, un ensemble. Nous ajouterons ici que ταῦτα, τάδε, etc., s'emploient souvent mème en parlant d'un seul objet.
XÉN., Anab., 1, 1, 7 : Τισσαφέρνης προαισθόμενος τὰ αὐτὰ ταῦτα βου-
λευομένους. .. (le même projet). — PLAT., Gorg., 508 a : σὺ δὲ μοι δοχεῖς οὐ προσέχειν τὸν νοῦν τούτοις, καὶ ταῦτα σοφὸς ὧν (et cela tout sage que tu es).
auaf an 148 IV. Une pareïite construction ne sé rencontre en latin que tout à fait exceptionnellement et probablement par imitation du grec.
Ex. : PLAUT., Men., 357 : mihi mira videntur | Te hic stare foris, fores quoi pateant. — INSCR. (citée dans le Rhein. Mus., 1872, p. 134) cui vota erant ut parentibus ista pararet.
Pour ce dernier exemple, la présence de ista permet de supposer qu'il y a une espèce
d'attraction, d'où vota erant, au lieu de votum erat.
| 47. — Accord du sujet et du participe formant apposition. — Le participe en apposition au sujet s'accorde avec le sujet, d'après les mêmes règles que l'attribut (voy. 8 12 sqq.).
Ex. : PLar., Mener., 246 : οὔτε σώματος χᾶλλος χαὶ ἰσχύς, δειλῷ χαὶ χαχῷ συνοικοῦντα, πρέποντα φαίνεται ἀλλ᾽ ἀπρεπῇ Île pluriel neutre parce que les sujets sont des noms de choses de genre différent). — Χέν., Mém., I, 1,7 : λίθοι τε χαὶ πλίνθοι χαὶ ξύλα χαὶ χέραμος, ἀτάχτως ἐρριμμένα, οὐδὲν χρύσιμά ἐστιν (même cas). — Comic. fragm. 99, 2: λύπη. ...7 ὀργή τ᾽, εἰς ἕνα ψυχῆς τόπον [ ἐλθόντα, μανία τοῖς ἔχουσι γίγνεται (ef. 8 13, 2°).
REMARQUES. — 1. En grec, lorsque le participe est en apposition avec un sujet au duel exprimé ou sous-entendu, il se met au duel ou au pluriel sans différence de sens.
Ex. : Hox., J1., V, 244 sq. : "Avôp” ὁρόω κρατερὼ ἐπὶ σοι μεμαῶτε μάχεσθαι, ἵν᾽ ἀπέλεθρον ἔχοντας. — PLAT., Euth., 973d. ἐγελασάτην ἄμφω
λέ ς εἰς ἀλλήλους. Jbid., 214 : πάρεσμεν ὡς ἐπιδείξοντε χαὶ ἰδάξοντε.
Il. L'usage latin ne présente pas de particularités.
18. — Accord du substantif et de l'adjectif qualificatif. — L'adjectif qualificatif ne suit pas la même règle d'accord que l'adjectif attribut.
Quand il se rapporte pour le sens a plusieurs substantifs, il ne s'accorde jamais avec l’ensemble de ces substantifs.
4° Quand il y a lieu de donner plus de clarté ou plus de force à l'ex-
pression, on répète l'adjectif devant chaque substantif, en grec.
Ex. : Déx., 19, 227 : ἕν σῶμα καὶ ψυχὴν μίαν ἔχων΄.
2 En général, l'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en nombre
avec le substantif le plus rapproché®.
Ex. : Tavc., 1, 102, 4 : πρὸς Θεσσαλοὺς ἀμφοτέροις οἱ αὐτοὶ ὄρχοι καὶ ξυμμαχία κατέστη. -- PLar., Gorg., 410 c : τὸν καλὸν κἀγαθὸν ἄνδρα χαὶ γυναῖκα εὐδαίμονα εἶναί φημι, τὸν δὲ ἄδιχον
χαὶ πονηρὸν ἄθλιον. — Dém., 19, 1 : δεήσομαι πάντων ὑμῶν
(A , LA 3 » «Ὁ , ἐπ ει ον LATE χάριν UNT ἄνδρα ποιεῖσθα! περὶ πλείονος Ἢ τὸ ὁὀίχαιον.
Cic., ad Fam., 1,9. : Gæsaris omni et gratia et opibus sic fruor
. Remarquez de plus le chiasme.
. Cf. Kaïtous, Gr., Sprachl., $ 58, 2. 2,
ut meis. De imp. Pomp., 23 : ab auro gazaque regia manus
cohibere. — Cis., B. G., Ill, 5, 2 : C. Volusenus, tribunus
militum, vir et consilii magni et virtutis. — Sazc., Ca. 52:
qui semper domos, villas, signa, tabulas vostras pluris
quam rem publicam fecistis. — T.-Liv., XXI, 4, 2 : eundem
vigorem in vultu vimque in oculis, habitum oris linea-
mentaque intueri.
REMARQUES. — I. Les exceptions à cette règle sont rares et en tout cas justifiées le plus souvent par une raison logique. "γε
Hou., 11., XI, 244 : ἔπειτα δὲ χίλι᾽ ὑπέστη | αἶγας ὁμοῦ χαὶ ὄϊς (χίλια s'accorde avec μῆλα que le poète ἃ dans l'esprit et dont l'idée est analysée
par αἶγας et ὄϊς). — XÉN., An., 1, 5, 6 : ὃ σίγλος δύναται ἑπτὰ ὁὀδολοὺς χαὶ ἡμιωθόλιον ᾿Αττικούς (accord avec ὀδολούς, qui est le substantif le,
plus important}. Écon., 1, 15 : σωφρόνων ἔστι χαὶ ἀνδρὸς καὶ γυναιχὸς ἢ 41
οὕτω ποιεῖν ὅπως τὰ ὄντα ὡς βέλτιστα ἕξει (le sens est : « c'est le devoir d'un ménage » et σωφρονών s'accorde avec l'idée de ménage représentée par le mari et la femme).
T.-Liv., V, #4: labor voluptasque, dissimillima natura, societate quadam inter se juncta sunt (dissimillima forme une apposition et signifie « choses très dissemblables νἡ, Ibid., V, 44 : Gallis natura corpora animosque (parenthèse) magna magis quam firma dedit (l'accord se fait avec le mot qui est considéré comme le plus important). Ibid., XXIV, 2, 3 : urbem ac portum mœnibus validam l'accord de validam avec urbem s'explique, parce que urbem est considéré comme le terme le plus important; c'est comme s’il y avait urbem cum portu). — SaLL., Jug., 57, 5 : sudis, pila, præterea picem sulphure et tæda mixtam ardentia mittere (le pluriel neutre ardentia est nécessaire ; car il faut marquer que l'adjectif se rapporte à la fois aux trois substantifs). IT. De la règle il résulte qu'une expression comme « toutes les mers et toutes les terres » peut prendre en latin quatre formes différentes : 1. Terræ omnes omniaque maria.