‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 103 sur 306 · Ou bien 8i tout seul: cf. Vina., En, VI · texte numérisé non relu

Ou bien 8i tout seul: cf. Vina., En, VI

4. Cet emploi s'explique par la même raison que ci-dessus (n. 2). En effet, la proposition exprimant le souhait peut ètre considérée comme une proposition conditionnelle au potentiel se rattachant à une proposilion principale sous-cntenduc. Si nunc se nobis ille aureus arbore ramus | ostendat (Yina., £n., VI 187) équivaut à quam felix sim, si se... ostendat!

5, Liltéralement : « puissé-je ne vivre que dans la mesure où ce que je vais dire est vrai! »

6. Littéralement : « Puissent tes vaches... n'avoir leurs mamelles gonflées de lait que dans la mesure où tu auras fait ce que je vais te demander : Commence, si tu as quelque chose à me chauter, »

336. — Subjonctif exprimant un regret. — Le latin ayant un subjonctif passé peut exprimer un regret sur ce que telle chose n'a pas eu lieu ou n'a pas lieu; en d’autres termes, un souhait qui n'est plus réalisable!.

1° L'emploi d'un temps passé du subjonctif sans aucune particule parait très rare. Cependant on trouve :

Cic., ad Alt, ΧΙ, 23, 1 : modo valeres! si seulement tu étais bien portant!

2° Mais la construction la plus ordinaire consiste à employer utinam avec l'imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif.

Ex. : Puaure, Capt., 531 : Utinam te di prius perderent! — Tin. Phorm., 151 : quod utinam ne Phormioni id suadere in mentem incidisset! Cic., Tusc., V, 22, 63: utinam ego tertius vobis amicus adscriberer! Put aux dieux que je f'usse admis en ticrs dans votre amitié {mais, hélas! je ne le suis pas). De Of. , 1, 3: utinam res publica stetisset nec in homines evertendarum rerum cupidos incidisset! Plüt aux dieux que l'État fül demeuré solide et ne fdé pas lombé entre les mains de gens désireux de tout détruire!

3° On rencontre aussi quelquefois si avec un temps passé du sub- Jonctif.

Ex. : Ci, p. Flace., 7, 15 : Ο morem præclarum disciplinamque quam a majoribus accepimus si quidem teneremus! Sed, nescio quo pacto, jam de manibus elabitur.

REMARQUE. — On voit, par ces divers exemples, qu'en général, le latin emploie l'imparfait du subjonctif dans les cas où le français se sert de plüt au ciel avec l’imparfait du subjonctif, et qu'il met le plus-que-parfait du subjonctif là où le français emploierait plt au ciel avec le plus-que-parfait du subjonctif.

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