‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 109 sur 306 · Cf. Scamarz, Lait. Gramm., ἢ · texte numérisé non relu

Cf. Scamarz, Lait. Gramm., ἢ

#. ἢ seuble que quelques-uns des exemples cités au paragraphe précédont pourraient étre placés ici. Mais il faut considérer que les passages rapportés ci-dessus ne sont pas tout à fait semblables à ceux qui vont étre cités. Tout à l'heure il s'agissait de parenthèses, c'est-à-dire de membres de phrases qui peuvent se détacher de l'ensemble ; il s’agit maintenant de termes qui dominent toute la phrase ct la subordoancnt,

4° En grec, on ne peut citer qu'un très petit nombre d'exemples de cette construction.

a) Les poëtes comiques et même Euripide emploient souvent les expressions πῶς δοχεῖς : πόσον δοχεῖς - πῶς οἴει ; qu'en pensez-vous ? avec la valeur d'une proposition signifiant au delà de ce qu'on peut exprimer OU c'est à peine croyable.

Ex. : Ansropn., Acharn., 24 : ὡστιοῦνται, πῶς δοκεῖς | .… περὶ πρώτου ξύλου (cf. Ρέμέ., 142: Nuées, 881). Gren., 54 : τὴν χαρδίαν ἐπάταξε πῶς οἴει: σφόδρα. Assembl. des femmes, 399 : 0 δῆμος ἀναθοᾷ, πόσον δοκεῖς: — Eur. Hipp., 446 : τοῦτον λαθδοῦσα, πῶς δοκεῖς ; χαθύύρισεν. Cf. Héc., 1160. Iph. à Aulis, 1590.

REMARQUE. — Ces expressions avaient fini par prendre la valeur de véritables adverbes ! ; mais, si l’on considère leur origine, elles remontent à l’époque où, au lieu d'être suivis d'une proposition infinitive, etc., les verbes signifiant dire, penser ou croire étaient simplement rapprochés des propositions qu’ils annonçaient.

b) À toutes les époques de la langue, le neutre des pronoms démonstratifs οὗτος, ὅδε, éxeivos sert à préparer une proposition subséquente.

Ex. : Hou., Od., 1,82 : sl μὲν δὴ νῦν τοῦτο φίλον μακάρεσσι θεοῖσιν. | νοστῇσαι ᾽᾿Οδυσῇα. Ix,3: nrot μέν τόδε χαλὸν ἀκουέμεν ἐστὶν ἀοιδοῦ τοιοῦδε... XX, 334: σὴ τάδε μητρὶ... κατάλεξον,

γήμασθαι. -- Ριλτ.. Rép., 341 ἃ : ἐπὶ τούτῳ πέφυχεν, ἐπὶ τῷ τὸ ξυμφέρον ἑκάστῳ ζητεῖν. Apol., 35 c: οὐ γὰρ ἐπὲ τούτῳ χάθηται ὁ διχαστής, ἐπὶ τῷ καταχαρέζεσθαι τὰ δίχχια. — Χέν., Cyr., VIN, 7,25: τί γὰρ τούτου μαχαριώτερον, τοῦ γῇ μιχθῆναι: Hell, IV, 1, 2 : ἐπορεύετο πάλαι τούτου ἐπιθυμῶν, τοῦ ἀφιστάναι τὸ ἔθνος ἀπὸ βασιλέως. — Dés, XVIII 4123 : ἐγὼ λοιδορίαν χατηγορίας τούτῳ διαφέρειν ἡγοῦμαι, τῷ τὴν μὲν χατηγορίαν ἀδιχήματα ἔχειν χτλ.

Χέν., Βαπᾳ., 4, 49: ἐκεῖνο ἡδέως ἂν πυθοίμην, πῶς αὐτοὺς θεραπεύων οὕτω φίλους ἔχεις. — PLAT., Gorg., 474 ἃ : τί δὲ τόδε: τὰ χαλά χτλ. ἢ.

1. La preuve, c'est que parfois elles sont, cn quelque sorte, absorbées par la proposition principale. Ex.: Anrsropn., Ach., 12 : πῶς τοῦτ᾽ ἔσεισέ μοι δοκεῖς τὴν χαρδιάν ;

Voy. Ἀ. Küawen (ausf. gr. der gr. Spr., p. 873 et suiv.), qui voit dans ces expressions des parenthèses analogues à celles dont nous avons parlé ci-dessus (ξ 351). Il nous ἃ paru que le cas n’était pas tout à fait le même : ce sont bien des parenthèses, si l’on veut, mais on ne peut pas, comme les autres, les détacher de la phrase sans altérer profondément l'expression de l’idée ou plutôt du sentiment.

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