A. — PROPOSITIONS COORDONNÉES A L'AIDE DES CONJONCTIONS COPULATIVES
IL — Grec : τε οἱ καί.
355. — La plus ancienne des particules copulatives paraît être τε en grec*, qui, étant enclitique, se place toujours après un mot.
Elle s'emploie a) soit seule, b) soit en corrélation avec un autre τε pour relier des propositions.
a) La particule te sans corrélatif est assez rare.
Ex. : How, IL.,1, 38: ὃς Χρύσην ἀμφιδέδηχας Τενέδοιό te ἶφι ἀνάσσεις.
4. Voy. R. Κύηκεν, αὐδῇ. Gramm. der lat. Spr., $ 178, 5 (p. 761 et suiv.)
2. Dans ce chapitre, il sera question surtout de l'union des propositions entre clles et non de l'union des mots, qui appartient plutôt au chapitre relatif à l'emploi des particules. Nous renvoyons à ce chapitre pour toutes Jes observations importantes qui ne pourront pas trouver place ici.
3, L'étymologie rapproche τε de que, en latin. Pour +, au licu de qu, cf. xevte ct quinque, quattuor et τέτταρες.
LS
REMARQUE. — Ordinairement la particule τε, quand elle est employée sans corrélatif pour relier deux propositions, prend à peu près la même valeur que le latin atque signifiant et ainsi, et en outre, et donc, et par conséquent.
Ex. : How, 11... 1, 256 : à xev γηθήσχι Πρίαμος Πριάμοιό τε παῖδες, | ἄλλοι τε (et ainsi) Τρῶες μέγα χεν χεχαροίατο θυμῷ. — ΒΟΡΗ.», Α7., 657 : ἀλλ᾽ εἶμι πρὸς... λειμῶνας... μολών τε... χρύψω τόδ᾽ ἔγχος. -- THLC., Ι, 2, 2 : νεμόμενοι τέ (et en outre) τὰ αὑτῶν ἔχαστοι... (cf. ὁ fin; 5, 3) 1, 9, 1 : ᾿Αγαμέμνων τέ μοι δοχεῖ... τὸν στόλον ἀγεῖραι. I, 99. 4 : χτῆμ τε ἐς Gel μᾶλλον À ἀγώνισμα ἐς τὸ παραχρῆμα ἀχούειν ξύγχειται". --- PLATON, Polil., 298 ἃ : οἵ τ᾽ αὖ χυδερνῆται μυρία ἕτερα τοιαῦτα ἐργάζονται (cf. Lois, 943 d). — Lys., XII, 1 : ἔπραξε γὰρ οὗτος τοιαῦτα, δι᾿ ἃ ὑπ᾽ ἐμοῦ... μισεῖται ὑπό TE (et de plus) ὑμῶν... τικωρηθήσεται. — XÉN., Anab., 1, 5, 14 : ὃ δ' ἐχαλέπαινεν... ἐχέλευσέ τε αὐτὸν ἐχ τοῦ μέσου ἐξίστασθαι. Etc.
b) Le plus souvent τε ἃ pour corrélatif un autre τε et répond au français d'une part... d'autre part.
Ex. : Hom., Od., IL, 388 : δύσετό τ᾽ Ἠέλιος σκιόωντό TE πᾶσαι ἀγυιαί. — Tauc., 1,23, 1: τούτου δὲ τοῦ πολέμου υἦχός τε μέγα προύδη, παθήματά τε ξυνηνέχθη γενέσθαι ἐν αὐτῷ τῇ ᾿Ελλάδι οἷα οὐχ ἕτερα ἐν ἴσῳ χρόνῳ. -- Χέν., Mém., I, 2, 4 : Σωχράτης χαὶ τοῦ σώματος αὐτός τε οὐχ ἠμέλει τούς τ᾽ ἀμελοῦντας οὐχ ἐπήνει. Anab., ΠΙ, 2, 39: ὅστις τε ὑμῶν τοὺς οἰκείους ἐπιθυμεῖ ἰδεῖν, μεμνήσθω ἀνὴρ ἀγαθὸς εἶναι ὅστις τε ζῇν ἐπιθυμεῖ, πειράσθω νιχᾶν.
6) Sur l'emploi de te καΐ ou ... τε ... καί, voyez ce qui est dit ci-après, ὃ 398.
REMARQUE. — Te n'a souvent d'autre rôle que de marquer l'articulation du discours
et de faire ressortir l'idée exprimée par une autre particule. C'est ainsi que chez Homère et ses imitateurs on le trouve joint à μέν et à dé (μέν τε... dé τε) ou à μέν seul (μέν