LENS
? ? , μ , μ ᾽ Δ ᾿ τε... δέ..., — μέν τε... αὐτάρ....) το μὲν TE... οὐθε.... — μὲν τε... ἠδὲ) ou à δέ seul (μέν... δέ TE...', etc.
356. — La particule xl est celle qui sert le plus communément à unir deux propositions.
Ex. : Χέν., Cyr. 1, 4, 8: ἵππος πίπτει εἰς γόνατα, καὶ μικροῦ χαχεῖνον ἐξετραχήλισεν.
REMARQUES. — I. Καί équivaut souvent dans le récit au francais alors ?, notamment
dans la locution χαὶ ὅς (at ille), qui indique, dans un dialogue, un changement d'interlocuteur.
Ex. : Χέν., An., L 8,16 : καὶ ὅς ἐθαύμαζε τίς παραγγέλλει, καὶ ἤρετο ὃ τι χαὶ εἴη τὸ cuvônux.
PR Ὅτ, »Ὑὔ͵ὦἅ,ἅἍἅ:ἃἃὄὃ τ“ 0,1τΛ᾿Ὀ, Τρ χΤ“-Π|5.,.ὠρῤ ςσ΄)σ-.-ὄὄ- “-.Ὃ“ ... “α-
1. Sur la fréquence οἱ la valeur de cette particule chez Thucydide, νον. l'éd. de M. A. Croisct. ©
2. Cf, Xéx., An., 1,2, 6 : ἐνταῦθα ἔμειναν ἡμέρας τρεῖς καὶ nxe Μένων.
Quelquefois χαί suffit tout seul à marquer cette idée.
Ex. : PLAT., Phédon, 60 ἃ : καὶ ὁ Σωχράτης ἔφη, alors Socrate dit... Etc.
JT. Kat marque parfois une conséquence de l'idée précédemment exprimée.
Ex.: PLAT., Théél., 15% © : σμιχρὸν λαδὲ παράδειγμα καὶ πάντα εἴσει ἃ βούλουαι.
ΠῚ. La particule καί est adverbe et signifie même, aussi, dans un grand nombre de locutions : il suffira de citer ici l'emploi de χαί dans les comparaisons (cf, Hom., Z/., VI, 410 sq. ; PLATON, Phéd., 6% c; 16e; Euthyphr., 6 a; XÉN., Mém., I, ὃ, 3, etc. et la
locution χαὶ... δέ, qui correspond au latin atque etiam, atque adeo, quin etiam et signifie et aussi, et de plus; dans cette locution, c'est dé qui signifie et !.
Ex.: XÉN., Anab., 1, 1, 2 : Δαρεῖος Κῦρον σατράπην ἐποίησε nat στρατηγὸν δὲ ἀπέδειξεν (et lui avait donné en outre le commandement d'une armée). IV. C'est par une extension du sens de et aussi que χαί s'emploie, comme ac ou atque
en latin, dans le sens du que français après les adjectifs ou adverbes qui signifient égalité ou r'essemblance?.
Ex.:Tauc., VII, 71 : παραπλήσια ἐπεπόνθεσαν oi ᾿Αθηναΐοι ἐν Συραχούσαις καὶ ἔδρασαν αὐτοὶ ἐν Πύλῳ (ἐ{. les Athéniens avaient subi à Syracuse un sort analogue et aussi ils avaient à Prylos infligé <Z un sort analogue > à d'autres) ?,
V. Sur l'emploi de χαὶ, au lieu d'une particule de temps, νοῦ. ci-dessus, 8 359, 1, ἃ, β (p. 352 sq.).
VI. Καί est renforcé parfois au moyen de γε (enclit.) ou de δή.
10 Kat. Ye... signifie proprement et certes, et vraiment.
Ex.: PLAT., Rép., 314 d : καὶ χαλῶς γε, ἔφη, λέγεις, et vraiment lu parles bien, dit-il,
20 Kat δὴ s'emploie soit comme il a été dit ci-dessus (8 300), soit dans les réponses avec la valeur du français oui, certes.
Ex.: Sopa., Aj., 49 : ἢ χαὶ παρέστη...; καὶ δὴ ‘nt δισσαῖς Ὧν στρατηγίσιν πύλαις. 6Εα. ἃ Col., 113 : πρόσθιγε νύν pou. Ψ αύω καὶ δή.
957. — Καί... καί sert ordinairement à unir deux expressions plutôt que deux propositions. Néanmoins on trouve quelquefois cette construction, quand il s’agit d'opposer entre eux deux membres de phrase.
Ex. : Eun., Hée., 151 : τολμᾶν ἀνάγχη, κἂν τύχω χἂν UN τύχω.
4. Voy. un intéressant article de M. Miurox W, Huupuacys daus the Classical Revieuw,t. XI, p. 140 sq. (Avril, 4897).
2. Telle était du moins la valeur que χαί avait à l'origine et qu'il conserve dans les phrases à construction simple. Mais l'usage lui ayant donné la valeur d'une particule de comparaison, on comprend qu’on le rencontre dans des constructions plus compliquées, comme celles-ci :
Ex.: Hen., VII, 50 : εἰ τοίννν ἐχεῖνοι γνώμῃσι ἐχρέοντο ὁμοέησε καὲ σύ. — Tavc., VIT, 38: αἱ δαπάνα: οὐχ ὁμοέως καὶ πρίν, ἀλλά πολλῷ μείζονς κχαθέστασαν. II, 60, 6 : ὃ τε γνοὺς καὶ μὴ σαφῶς διδάξας ἐν Law nat εἰ μὴ ἐνεθυμήθη. LIT, 40, Σ : ἔσα καὶ ἱκέται ἐσμέν. — Prar., Jon., 500 d : οὐχ ὁμοέως πεποιήχασι χαὶ “Ὅμηρος.
Cet usage est plus fréquent en prose que chez les paètes.
3. On peut dire aussi avec KCunen, αι. Gramm. der gr. Spr., $ 423, Anm. 18, p. 361 (οἱ peut-être cette explication vaut-elle micux) que, même dans cet emplui, la particule χαί signifie simplement a et ». En ce cas xal servirait à marquer que les deux termes coordonnés, à savoir l'objet que l'an compare ct celui avec lequel on le compare, sont placés sur une seule οἱ même ligac,
Soir
Dans ce cas, comme dans l’autre, χαί... χαί équivaut proprement au latin cum... tum (cf. ci-après, 8 362, Reu. IV), et doit se traduire par : d'un côté... de l'autre, aussi bien... que, non seulement... mais encore.
REMARQUES. — I. Quelquefois καὶ... καί équivaut à ἅμα... καί (cf. ci-dessus, 8 352,
Ex.: PLAT., Phédon, 59 e : καὶ ἥχομεν καὶ ἡμῖν ἐξελθὼν ὁ θυρωρὸς... εἶπεν ἐπιμένειν.
1. Καὶ δὴ καί signifie et certes aussi et sert à unir à une proposition contenant τε une autre proposition qui renchérit sur la première (cf. en latin cum... tum vero etiam); la combinaison la plus ordinaire est : ἄλλος τε... χαὶ δὴ χαί.
Ex.: PLAT., Jon., 530 b : ἕν τε ἅλλοις ποιηταῖς διατρίδειν πολλοῖς χἀγαθοῖς καὶ δὴ καὶ μάλιστα ἐν Ὁ υ. Phédon, 112 e : (᾿ Ἀχέρων) à ἐρήμων τε τόπων ῥεῖ ἄλλων καὶ δὴ καὶ ὑπὸ γῆν ῥέων εἰς τὴν λίμνην ἀφιχνεῖται τὴν ᾿Αχερουσιΐδα.
On trouve aussi xx!... χαὶ δὴ καί, voy. HÉROD., VI, 137; PLAT., Gorg.. 5926 6: Rép., 352 a, etc., mais il est rare que χαὶ δὴ xxi s'emploie isolément, sans être rattaché à un τε ou à un xat précédent.
358. — La combinaison te xat ou τε... καί sert particulièrement à relier deux mots qui s'opposent entre eux ou dont le second renchérit sur le premier, mais on peut l'employer aussi pour rattacher deux propositions.
Cet usage est particulièrement fréquent chez Thucydide!.
Ex. : PLar., Eutyphr., 4 ἃ : τοῦ δεδεμένου ὠλιγώρει τε A ἡμέλει. — Tuuc., I, 51, 6 : χαὲ ἐμακαρίζοντό τε ὑπὸ τῶν ἄλλων χαὶ αὐτοὶ τῷ παραχρῆμα περιχαρεῖ, καὲ ἐς τὸν ἔπειτα χρόνον ἐλπίδος τι εἶχον χούφης χτλ. Etc.
Mais ordinairement la combinaison τε χαὶ ou τε... xat, tout en reliant en apparence deux propositions entre elles, sert à opposer fortement les deux termes sur lesquels s'appuie chacune des particules.
Ex. : Χέν., Mém., I, 1, $ : ἀποτρέπεσθαί τε καὲ προτρέπεσθαι. I, 1, 14 : γίγνεσθαί τε καὶ ἀπόλλυσθαι. Etc.
REMARQUES. — À cette combinaison se rattachent les locutions τὰ τε ἄλλα χαί les autres choses et (en particulier) celle-ci, ἄλλα τε χα, οἱ à d'autres égards. et surtout (lat. cum in aliis.. tum) et ἄλλως τε χαί, surtout (lat. præsertim), if. aussi pour d'autres raisons ‘Ou à d'autres égards), mais surtout.
Ex. : XÉN., Anab., 1, 3, 3 : τὰ τ᾽ ἄλλα ériurioe καὶ ἔδωχε... — Tauc., IE, 3, 1 : où δὲ Πλαταιῆς... ἡσύχαζον, ἄλλως τε καὶ ἐπειδὴ ἐς οὐδένα οὐδὲν ἐνεωτέριζον. — PLAT., Bang., 116 d : ἔγωγέ σοι εἴωθα πείθεσθαι
359. --- 1° Pour relier une proposition négative ἃ une proposition
affirmative qui précède, on se sert de καὶ où (καὶ μή).