‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 115 sur 306 · Ou de sens négatif · texte numérisé non relu

Ou de sens négatif

Ex. : How., Ζ|.. 1, 95 : ὃν ἠτίμησ᾽ ᾿Αγαμέμνων οὗ δ᾽ ἀπέλυσε θύγατρα (cf. Fscnvie, Prom., 716 ; Sopu.. Œd. à Col., 39, etc.).

2. Cette locution résulte d'une cllipse ; l'expression complète scrait μὴ εἵπης ὅτι, « qu'on ne disc pas 406...» :

3. Quelquefois la négation οὐ n'est pas exprimée, mais est implicitement conteaue dans la première propostion.

Ex. : Dém., LIV, 17 : ἃ πολλὴν αἰσχύνην ἔχει (— οὗ πρέπει) καὶ λέγειν, μιὴ ὅτε γε δὴ ποιεῖν. 4. Les combinaisons οὐ... οὔτε, οὔτε... 0, elc., sont rares ou, ca tout cas, plus fréquentes chez les poètes que chez les prosalcurs.

Ex. : Hën., V, 49 : οὔτε γὰρ οἱ Papoxpor ἀλχιμοί εἰσ! ὑμεῖς τε τὸ τὸν πόλεμον ἐς τὰ μέγιστα ἀνήχετε ἀρετῆς πέρι, car d'une; les Barbares ne sont pas vaillants, e£ d'autre part vous avez, pou qui regarde la guerre, atteint le plus haut point de la valeur. — Χέν.,. VII, 7, 48 : οὔτε διενοήθην πώποτε ἀποστερῆσαι ἀποδώσω

REMARQUES. — I. On voit par ce dernier exemple que dans cette combinaiso particule τε peut avoir le sens adversatif de mais et que οὔτε (μήτε)... τε peut, conséquent, correspondre parfois au français πο... pas…, mais.

Ex. : XÉN., An., II, 2, 8: ὥμοσαν μῆτε προδώσειν ἀλλήλους σύμμαχοί ἔσεσθαι, il jurèrent de ne pas se trahir, mais d'être alliés,

II. Dans la langue classique οὐδέ (μεηδε)... οὐδέ (wndé) ne sont pas employés : le même sens que οὔτε (urre)... οὔτε (urte), mais, quand ils sont opposés, le prer οὐδὲ signifie ne... quidem et le second neque.

Ex. : PLAT., Rép., 391 e : μὴ τοίνυν μηδὲ τάδε πειθώμεθα μηδ᾽ ἐῶμεν λέγ ὡς χτλ., ne croyons même pas cela οἱ ne permeltons pas qu'on dise. — X] An. IL, 1, 27 : σύ γε οὐδὲ ὀρῶν γινώσχεις οὐδὲ ἀχούων péuvr loi tu ne sais même pas distinguer ce que tu as devant les veux aile souvenir ὁ que tu entends.

111. De même, quand on rencontre οὐδέ dans une des propositions reliées par οὔτ οὔτε, la négation οὐδέ est subordonnée à l’un des deux οὐτε et signifie ni non plus.

ἔχ. PLAT., Rép., 492 e : οὔτε γὰρ γίγνεται οὔτε γέγονεν οὐδὲ οὖν γένηται ἀλλοῖον ἦθος.

Ι. — Latin : que, et, ac ou atque.

361. — L'époque archaïque parait avoir eu une préférence marqi pour la particule -que, si l'on en juge par les exemples qu'on tro: chez des auteurs comme Gaton et chez les poètes comiques. Mais -ἰ est employé à toutes les époques de la langue et sert plutôt à u des mots que des propositions. Dans l'un et l’autre cas, la partic signifie que le dernier terme complète et clôt une série d'expressit visant le même objet.

Il en résulte d’abord a) que -que unit souvent des termes prest synonymes et ensuite b) qu'il équivaut souvent à et en effet,etenunr et enfin, et par conséquent.

a) Ex. : Carow, de Re rust., 141, 2 : te precor Quæsoque. — Cic., ad Fam. 4, 2: peto quæsoque. — T.-Live, XXII, 9, 2 : precor quæ que. Hi, 32, 11: quo vivimus vigemusque (cf. VI, 22,7; Χ 38,8; XXXIX, 40, 1). Cf. certaines expressions toutes fait T.-Live, X, 34, 4 : Oppidani cum omnibus rebus suis, q ferri agique potuerunt, excesserunt. XXX VIII, 15, 11 : fe. agique res suas viderunt.— Cic., de Rep., Il, 20, 36 : Sabi equitatu fudit belloque devicit. T.-Live, XXXV, 1, 8 fudisset cecidissetque hostes. Etc.

1. Οὔτε (μήτε)... χαξ,.. cst poétique. Cf, Etn., Iphig. en Taur., 591 sq.

b) EX. : Sais, Jug., 9, 3 : Jugurtham beneficiis vincere aggressus est statimque (c'est pourquoi) eum adoptavit. Jug., 2, 3 : corporis et fortunæ bonorum ut initium, sic finis est omniaque (et en effet) orta occidunt et aucta senescunt. Jug., 10, 5 : ad tempus non venit, metusque (car) rem impediebat'. Εἰς.

REMARQUE. — Lans le sens de « aussi » la particule que ne se rencontre guère avant Vellejus Paterculus.

C'est aussi à la même époque qu'on voit paraître la locution hodieque, maintenant encore, si fréquente à l’époque impériale (VELL., SEN., QUINT., PIINE).

362. — La conjonction et est, en latin, la conjonction copulative par excellence®. Elle sert à unir des mots et des propositions. Il est inutile d'en donner des exemples.

REMARQUES. — I. Contrairement à l'usage classique, qui ne permet pas d'employer et après un impératif ou un subjonctif concessif pour indiquer la conséquence, on rencontre assez souvent la conjonction chez les poètes et les prosateurs de l'époque impériale ; à l’époque archaïque on n’en trouve qu'un exemple.

Ex. : CATON, de Re rust., 6 : ulmos serito.. et materia, si quæ opus sit, parata erit*. — VIRGILE, Égl., 3, 104 : dic quibus in terris, et eris mihi magnus Apollo (cf. Hor., Ép., I, 18, 107 : Ov., Am., Il, 14. 43; PHÈDRE, IIL, 5, 1; PÉTRONE, Sal., 131; LUCAIN, Ph., II, 513; IV, 484; PLINE LE JEUNE, Panég., 43, 3 ; 45, 6).

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