B. — PROPOSITIONS COORDONNÉES A L'AIDE DES OONJONCTIONS DISJONCTIVES
Ι. — Grec : À, ἥ... ἥ, εἴτε (ἐάν τε)... εἴτε (ἐάν τε.....
867. --- La conjonction ἥ s'emploie souvent entre deux propositions et correspond ordinairement au français ou alors, sinon.
Ex. : Tuve., 1, 18, 3 : λέγομεν ὑμῖν τὰ διάφορα δίχη λύεσθαι" ἢ θεοὺς τοὺς ὀρχίους μάρτυρας ποιούμενοι πειρασόμεθα ἀμύνεσθαι πολέμου ἄρχοντας. --- Χέν., Μόπι., 1, 7, 2: ἔργον γε οὐδαμοῦ ληπτέον, ἢ εὐθὺς ἐλεγχθήσετα: γελοῖος ὧν (sinon, on aura bientôt la preuve qu'il est ridicule).
368. — Quand il s'agit d'exprimer deux alternatives, on se sert de À... ἥ..., qui correspond à la fois à δαυΐ... aut et à vel. vel (voy. ci-après, 8 371).
Ex. : XEN., Cyr. ΠΙ,8, 4 : À παντάπασιν ἀμαχεὶ λάθοιμεν ἄν τὸ ἄκρον ἢ ὀλίγοις τε rat ἀσθενέσι γρησαίμεθ᾽ ἂν πολεμίοις...
REMARQUE. — En pareil cas, on trouve quelquefois ἤτοι, au lieu de 7, au commencement de la première proposition chez Hérodote et chez les Attiques! (cf. ESCHYLE,
Agam., 662; Sopx., Anligone, 1182, etc.) et chez les poètes non attiques au commencement de la seconde .
369. — La syntaxe de εἴτε (ἐάν τε)... εἴτε (ἐάν ve)... appartient à la théorie des propositions conditionnelles.
Il. — Zatin : aut, vel, ve, sive (seu).
370. — 1° Aut signifie proprement ou bien et sert à distinguer deux idées ou deux objets.
Ex. : Tén., Phorm.., 216 sq. : sæpe propter invidiam adimunt diviti | aut propter misericordiam addunt pauperi. — Cic., Tuse., I, 24,56: si nihil haberet animus hominis, nisi ut appeteret aut fugeret. — T.-Live, XXI, 43, 5 : hic vincendum aut moriendum est, etc.