Ἤτοι peut étre renforcé par γε
Ex. : Hénon., 1. 11: ἀλλ᾽ ἦτοι ἐχεῖνόν γε... δεῖ ἀπόλλυσθαι à σέ χτλ. (εἶ. 1Π, 83; VIT, 10; VII, 108). — Tnc., 11, 40, 2 : καὶ αὐτοὶ ἦτοε χρίνομέν γε ἢ ἐνθυμούμεθα ὀρθῶς τὰ πράγματα. — Ῥιατον, Phédon, 76 a : ἤτοι ἐπιστάμενοί γε γεγόναμεν ... ἢ ὕστερον ... ἀναμιμνήσχονται.
2. M. ὕει, ἃ montré (Revue des Études grecques, t. NI. p. 482) que les Attiques ne placent rot en tête de la seconde proposilion que si la premiére ne commence pas par 7. Voy. A. Batuy, Dictionn. grec-français.
GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 24
REMARQUE. — Comme % en grec (cf. ci-dessus, $ 367), aut s'emploie souvent entre deux propositions au sens du français ou alors, sinon,
Ex. : TÉR., Hec., 698 : redduc uxorem, aut, quam ob rem non opus sit, cedo. — Cic., de Oral., T1, 2,5 : omnia, quæcumque in hominum disceptationem cadere possunt, bene sunt ei dicenda, quihoc se posse profitetur, aut eloquentiæ nomen relinquendum est. — T.-Live, VI, 18, 7 : audendum est aliquid universis, aut omnia singulis patienda. Etc.
2 Vel ou sive (seu)! servent à exprimer que la distinction faite n'a point d'importance, à proprement parler : la traduction exacte serait : ou si rous aimez mieux, OU ce qui revient au méme.
Ex. : Cuic., Tusce., I, 24 58 : non sentiunt viri fortes in acie vulnera, vel sentiunt, sed mori malunt quam tantummodo de dignitatis gradu demoveri.
REMARQUES. — I. Ces conjonctions s'emploient aussi : a) lorsqu'on veut reprendre une expression pour la corriger, ou b) lorsqu'on veut renchérir sur ce qui vient d'être dit : dans ce second cas vel (sive) est ordinairement accompagné de potius ou de etiam.
a) Ex. : Cic., de Fin., 1, 3, 10 : vel dicam (cf. vel ut verius dicam..
b) Ex.:Cic., ad Fam., XVI, 12, 1 : nisi qui deus vel casus aliquis subvonerit. IV, 14, 3 : sed de nostris rebus satis, vel etiam nimium multa. Etc.
11. L'emploi de vel au lieu de aut, ou bien, est une incorrection qu'on ne trouve pas avant l'époque impériale.
Ex.:TAc., Ann., XIV, 35 : vincendum illa acie vel cadendum esse.
3° Ve (enclitique), synonyme de vel, s'emploie surtout pour relier un terme isolé à un autre terme; cependant on rencontre quelquefois ve entre deux propositions.
Ex. : Cic., de Orat., 11, 75,306 : quod dixeris dicturusve sis. — T.-Live, |, 54, 8: quid vellet parens quidve præciperet. XXV, 8.8 : Tarentinos leges suas suaque omnia habituros neque ullum vectigal Pœno pensuros præsidiumve invitos recepturos, (il était entendu que) les Tarentins conserveraient leurs lois et leurs biens οἱ que, d'autre part, ils ne paieraient aucun tribut à Hannibal ou (ce qui eût élé aussi pénible) qu'ils ne recevraient aucune garnison malgré eux.
374. — 1° Aut... aut, ou bien. ou bien s'emploie pour signifier que l'une des alternatives exclut l'autre.
EX. : Tén., Phorm., 483 : AUt vivam aut moriar. — Cic., Ac. Il, 30, 91: aut vivet cras Hermarchus aut non vivet (cf. Tuse..l. 7,14).
1. Sive composé de si ct de ve (cf. ci-après n° 3) appartient pour {a syntaxe à la théoric des propositions condilionuelles ; ce n'est qu'assez lard qu'il est devenu synonyme de vel.
2° Vel... vel (sive... sive).…, soi….., soi, s'emploie pour signifier que l'on se préoccupe peu de savoir laquelle des deux alternatives est vraie ou réalisable.
EX. : Gic., de Leg., 1, 14, 32: pauci honore et gloria amplificati vel corrumpere mores civitatis vel corrigere possunt. Etc.
REMARQUE. Ve... ve nese trouve employé que chez les poètes.