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Toutefois, le pluriel est de règle, quand il s'agit de noms propres. Ex. : Gic., p. Balb., 15 : Cn. et P. Scipiones. 3°
Salluste est peu régulier, quand il écrit, Jug. 42,1: Ti. et C. Gracchus. REMARQUE. — En grec, l'usage était probablement le même qu'en latin.
8 2. — Accord grammatical sacrifié au sens.
20. — Les règles générales de l'accord peuvent être, dans toutes les langues, sacrifiées au sens ou modifiées par une attraction.
En grec et en latin, on dit que l'accord grammatical est sacrifié au sens (σύνταξις πρὸς σύνεσιν, constructio ad sensum), quand, pour faire l'accord, on considère plutôt l'idée exprimée que le genre ou le nombre du mot avec lequel l'accord doit avoir lieu.
Ainsi, chez les Tragiques grecs, lorsque le verbe est employé à la première personne du pluriel, au lieu du singulier, le perHcipe qui s'y rapporte se met tres souvent au singulier. -ὁ :° -: RD
Ex. : Ecrins, Herc. fur., 1206 : ἱκετεύομεν ἀμφὶ σὰν γενειάδα χαὶ LEE C'est ainsi qu'en français l'on dit : « nous sommes convaincu, vous êtes venu, etc. »
REMARQUE. — Chez les Tragiques aussi, quand une femme parle d'elle-même à la première personne du pluriel, l'adjectif qui s’y rapporte se met au masculin. » ἦε iv δεν Εχ. : Sopn., Élecf., 399 : πεσούμεθ', εἰ χρή, πατρὶ τιμωρούμενοι. — EURIPIDE, Alc., 383 : ἀρχοῦμεν ἦν εἷς où προθνήσκοντες σέθεν. [ On ne peut guëre expliquer cette particularité qu'en supposant que c'était un moyen | d'indiquer nettement et clairement l'emploi figuré de la première personne du pluriel. À /7 ne femme peut cependant aussi empioseE un verbe au pluriel et continuer par 50} Brisipe au féminin singulier.
CRIP., Jphig. en Taur., 349 : ἣἡγριώμεθα | δοκοῦσ᾽ ᾿Ορέστην unxé0 / ἥλιον βλέπειν (cf. ibid., 519, et Hercul. fur., 858).
21. — En dehors de ces particularités de la langue poétique, il y a beaucoup d'autres cas où le grec sacrifie au sens soit l'accord en nombre, soit l'accord en genre.
À. — + να EN NOMBRE SACRIFIÉ AU SENS.
μ4 ΠΥ κὰκ 22. — Avec un nom eollectif, le verbe, l'adjectif ou le participe peuvent,se mettre au pluriel. F ΝΠ D ἾΝ
Ex. : Τηῦς,, 11,21, 3 : ἀνηρέθιστο ἡ πόλις χαὶ τὸν Περικλέα ἐν ὀργῇ εἶχον. — Ριλτ,, Lois, 948 : μέρος τι ἀνθρώπων τὸ παράπαν οὐχ ἡγοῦνται θεούς, οἱ δὲ οὐ one ἡμῶν διανοοῦνται. — XEN., An. AL τὸ στράτευμα ἐπορίζς το σῖτον, κόπτοντες ποὺς βοῦς χαὶ ὄνους. Ποὶϊ., I, 4, 13: ὁ x τοῦ ἄστεως ὄχλος ἡθροίσθη πρὸς τὰς ναῦς, θαυμάζοντες...
REMARQUE. — On trouve même le pluriel après οὐδείς.
Ex. : XÉN. , Hell., 11, 2, 3 : οὐδεὶς ἐχοιυ ἤθη (= πάντες ἐν ἀργυπνίᾳ ἦσαν) τοὺς knokwhéts done
23. — En latin', le pluriel après un singulier collectif est assez fréquent à l'époque archaïque.
Ex. : ENx., 4nn., I, 54 : pars... saxa jactant. — Ριλυτ., Trin., ], 1, 13: faciunt pars hominum.…. Most. 1, 2, 33 : magna pars morem hunc induxerunt. — Caro (ap. Gell., II, 7, 19) : omnis Græcia... decoravere. In. (ap. Gell., XIV, 2, 26) : si quis quid alter ab altera peterent.
A l'époque classique au contraire, on n’emploie le pluriel du verbe que lorsque le nom collectif auquel ce pluriel se rapporte est dans une autre proposilion.
Ex. : Gic., Of, 11, 12, 41 : cum premeretur initio multitudo ab 118, qui majores opes habebant, ad unum aliquem confugiebant. Fin., Il. 1 : Cum uterque me intueretur seseque ad audiendum significarent paratos. @ Arch. 12, 31 :
,: ΟΣ 60 numero, qui semper apud omnes sancti sunt
f* habiti atque ant 22 Cés, B. G. I, 2: Civitati persuadet ut... exirent.….
Κ᾽ νναι h dé 2 J
Chez Salluste, qui imite la syntaxe archaïque, la règle est déjà suivie avec beaucoup moins de rigueur.
Ex. : Jug., 13, 3 : plebes... acceperant. 16. 14, 15 : pars in crucem acti, pars bestiis objecti sunt.
Mais c'est surtout chez les poètes et chez Tite-Live que sont fréquentes les dérogations à la règle suivie par les prosateurs classiques. La construction d'un nom collectif avec un verbe ou un
adjectif au pluriel devient aussi libre et aussi hardie qu’en grec.
(Voy. Virc., Én., XI, 309.--- Ov., Mét., I, 59, 99, 173; III, 629; V, 212; XII, 53. Her.,IV,444.— T.-Liv., 11,49; XXII, #4; XXIV, ὃ; XX VI, 35; XXI, 26, etc.).
REMARQUE. — Après mille, « un millier » suivi d'un génitif pluriel, l'ancienne langue mettait le verbe au singulier. Voy. A. Gelle (1, 16) qui cite Cicéron, p. Mil., 20 facile mille hominum versabatur valentium. Mais, en pareil cas, T.-Live et les prosateurs postérieurs mettent toujours le pluriel.
1. Sur cette question, voy. Dagan, 1, p. 170 544. (2° éd.); Zuwpr, 88 336-337 ; Küuxen, 11, p. 16 sqq.: Rimanx, L'tudes, cte., pp. 255-256.
2. Sur la phrase de César, 2. G., 11, 6, 3, cum tanta multitudo... tela conjicerent, τον. ci-dessus, Zntrod., p. 9.