‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 133 sur 306 · Comparez cette phrase à celle-ci · texte numérisé non relu

Comparez cette phrase à celle-ci

Xen., Rép. des Lacéd., 1, 1 : ἐθαύμασα, ὅξῳ ποτὲ τρόπω τοῦτ᾽ ἐγένετο.

2, Comparez quelques lignes plus bas :

Xix., Mém., 1V, 6, 2 : ἔχεις οὖν εἰπεῖν, ὁποῖός τις ὁ εὐσεθής ἐστιν.

3. C'est seulement dans la grécité postérieure qu'on trouve les pronoms οὐ adverbes de l'interrogation indirecte employés dans l'interrogation directe. Les passages qui semblent contredire cette règle sont extrêmement rares et doivent être corrigés.

Ex.: Eun., Rhés., 703 : τίς ἦν πόθεν ποίας πάτρας; | ποῖον (et non ὁποῖον) ἐπεύχεται τὸν ὕπατον ᾿θεῶν: — Piar.. Rép., 5178 e : ἐν ποίῳ ἄν τινι χαὶ ὃν πόσῳ (εἰ non χαὶ ὁπόσῳ) φόθω οἴει γενέσθαι αὐτόν; :

#. 11 est plus rare que les pronoms ou adverbes de l'interrogation directe succèdent aux pronoms ou adverbes de l'interrogation indirecte. Cependant on cite (cf. KÜnxrn, ausf. Gr. der gr. Der 1 Ὁ. 1017):

+ Prarox., Rép., "" ἃ : οὐχ οἶδα, ὁποίᾳ τόλμῃ ἢ ποίοες λόγοις χρώμενος ἐρῶ. — Xéx., Mém.. 1.1.1: σχοπῶν, ὅπως ὁ καλούμενος ὑπὸ τῶν σοφιστῶν κόσμος ἔφυ, χαὶ τίσιν ἀνάγχαις ἕχαστα γίγνεται (εἴ. ibid., IV, 4, 13; Anab., 11, 5, 13). -- Dix. ΧΥ͂ΠΙ, 144 : ἥτις δ᾽ ἡ φύσις... “γέγονεν τούτων τῶν πραγμάτων, καὶ τένος ἕνεχα ταῦτα συνεσχενάσθη χαὶ πῶς ἐπράχθη, νῦν ἀχούσατε.

Remarquez toutefois que ce dernier exemple n'est pas tout à fait pareil ἃ ceux qui précèdent. La proposition d'où dépendent les interrogations indirectes étant rejetée à la fin de la phrase, on peut admettre que Démosthène, en mettant ἦτις en tête de la première interrogation, a tenu à indiquer nettement dès l'abord qu'ou avait affaire à une proposition interrogative dépendante. L'anomalie lui aurait donc été imposée par la nature même de la construction qu'il adoptait.

5. C'est d’ailleurs une extension toute naturelle de l'usage admis dans les propositions interragatires directes.

ἔχ, : Sorn., Trach., 421 : æké πόθεν μολών σοι μαρτυρήσει; — Xéx., Mém., ll, 2, 3 : πένας ἀπὸ τένων edporuey ἂν μείζω εὐεργετημένους ἢ παΐδας ὑπὸ γονέων. Ete.

IV. 1} peut arriver (surtout chez les poètes: que l'interrogation indirecte dépende, non pas réellement du verbe principal, mais de l’idée qui s'y trouve impliquée.

Ex. : SoPn., Aj., 194 : ὥστε μ᾽ ὡδένειν, τί φής (qui équivaut, dit Schneidewin, à ὥστε ἐμὲ συμόχίνει ζητεῖν μετὰ πόνου τέ ἐστιν 6 λέγεις). Ed. Roi, 13 sq. : χαί μ΄ ἦμαρ ἤδη ξυμμετρούμενον χρόνῳ | λυπεῖ τί πράσσει (= λυπεῖ μού ον ὅτι πράσσει). — ARIST., Vuées, 1392 : οἷμαί γε τῶν νεωτέρων τὰς χαρδίας | πηδᾶν, ὅ τι λέξει (Ξ-Ξ-Ξ τῶν νεωτέρων τὰς καρδίας πηδᾶν ἀγνοούντων ὅ τι λέξει). Etc.

V. Quelquefois aussi l'interrogation indirecte dépend d’un verbe sous-entendu, comme λέξον, εἰπέ, etc.

Ex. : PLATON, Lys., 319 6: ὁπότερος οὖν αὐτῶν ποτέρου φίλος ἐστὶν (sous-ent. ge , w T ᾽ [4 ἐροῖτο τις AV); Rép., 348 b : ὁποτέρως OUY σοι... ἄρεσχει (SOUS-ent£. ες ἢ # δ , \ 4 4 # ἥδεως ἀν αχούσχιμι; ; — XÉN., Écon., 19, 16 : τοὺς δὲ ἄλλους,,... et... μετρίως ἔχουσιν, ὅπως ἐχδιδάσχεις... (au lieu de εἰπέ, ὅπως ἐχδιδασχεις...ἷ); VI. On considérera comme un cas particulier de la précédente remarque les constructions suivantes, dans lesquelles un pronom ou un adverbe interrogatif indrrecl sert, dans la réponse, à reprendre la question faite au moyen d'un pronom ou d'un adverbe

jaterrogatif direct. Il faut dans la réponse sous-entendre tu demandes. ??

Ex. : ARISTOPHANE, Gren., 198 : οὗτος τι ποιεῖς; Bacchus: Ô τι ποιῶ (c.-à-d. ἐρωτᾶς 6 τι ποιῶ | . Cher., 198 : Nicias : χαὶ πῶς ; Démosthène : ὅπως ; © χρησμὸς ἄντιχρυς λέγει (cf. ἰδίά., 1073 ; Nuées, 671; 690). Acharn., 594 : ἀλλὰ τίς γὰρ et; Dicéopolis: ὅστις ; πολίτης χρηστός. ---- PLATON, Euthyphr., 2b : ἀλλὰ δὴ τίνα γραφήν σε γέγραπται; Socr. : ἥντινα; οὐχ ἀγεννῆ, ἔμοιγε δοχεῖ. Lois, 662 ἃ : χαὶ πῶς ἂν ταῦτα γ᾽ ἔτι ξυγχωροῖμεν; Ath. : ὅπως; εἰ θεός ἡμῖν... δοίη τις συμφωνίαν. Etc.

2 Comme l'interrogation directe, l'interrogation dépendante ou indirecte est simple ou double (c.-à-d. disjonctive). « Je vous demande si cela est vrai » est une interrogation indirecte simple. « Je vous demande si cela est vrai ou faux » est une interrogation double ou disjonctive.

Les particules interrogatives peuvent ne pas être les mêmes dans

l'interrogation indirecte simple et dans l'interrogation indirecte double.

1. Kinxen, ausf. Gramm. der gr. Spr., p. 1017, Rex. 1) auquel sont empruntés ces exemples, cite aussi deux vers d'Homère qu'il écrit ainsi :

IL, X, 441 sq. : τίφθ᾽ οὕτω κατὰ νῆας ἀνὰ στρατὸν οἷοι ἀλᾶσθε | νύχτα δι᾽ ἀμθροσίην; ὅ τι δὴ χρειὼ τόσον ixet ; εἰ qu'il traduit : « Pourquoi errez-vous ainsi seuls... ὁ Dites, quelle nécessité vous pousse ? »

Mais il est très facile de supprimer toute anomalio de construction en écrivant avec Bekker et Dœderlein : ὅτι δὴ χρειὼ τόσον ἵἴχει Voy. l'éd. de Fæsr-Fnaxxx. La phrase devient l'équivalent du latin : an (voy. ci-après, $ 400) quia adeo vos necessitas urget ? Pour justifier la lecon qu'il adopte, Kübocr (ἃ l'exemple de Didyme) rapproche de ce passage le vers de l'Odyssée (1, 171) que nous avons cé ci-dessos (ρ. 398, Ram. [1} : mais il n'y ἃ aucune analogie entre les deux passages : tandis que dans l'IL., X, 142, ὃ τι ne pourrait dépendre que d'un verbe sous-entendu, dans Od., 1, 174, ὁπποίης se rattache tout simplement aux verbes εἰπὲ χαὶ ἀτρεχέως χατάλεξον du vers 169.

2. Voy. Ktaren, ausf. Gramm. der gr. Spr., p. 1017, Rex. 1, au bas de la page.

3. 11 ne faut pas confondre avec l'interrogation double des formes de phrase comme celle-ci : « Je me demande si el si... » En pareil cas, il y a deux iuterrogations rattachées l’une à l’autre par la conjonction « εἰ » (il pourrait y en avoir davantage), mais il n'y a pas double interrogation, c'est-à-dire interrogation portant sur deux termes séparés ou opposés entre cux. ον. ci-après, ὁ 397, D, n. 1.

a). Dans l'interrogation indirecte simple on trouve px, mais surtout

α) "Apa, si done, est une particule employée quelquefois? par les prosateurs attiques pour exprimer que la question indirecte est faite soit avec impatience, soit avec crainte.

EX. : PLaron, Phédon, 10 ὁ : τοῦτο οὖν σχεψώμεθα, ἄρα ἀναγχαχῖον, ὅσοις ἔστι τι ἐναντίον, μηδαμόθεν ἄλλοθεν αὐτὸ γίγνεσθαι ἢ ἐχ τοῦ αὐτῷ ἐναντίου. — Χέν., Cyr., V, 4, 85: ἢ ψυχή, μου διὰ τὸ ὑδρίσθαι χαὶ ὀργίζεσθαι, ἀεὶ τοῦτο κυοῦσα διῆγεν (ne cessait de concevoir cette pensée), ἄρά ποτε ἔσται ἀποτίσασϑα:

τὸν χαὶ θεοῖς ἐχθρὸν xxi ἀνθρώποις.

B) La particule la plus fréquemment employée est ei, qu'on rencontre surtout après les verbes signifiant demander, se demander, examiner, s'informer, rechercher, ne pas savoir, ignorer, etc.

Ex. : PLATON, Protag. 326 e : ἀπορεῖς εἰ (tu te demandes avec embarras, si) διδαχτὸν ἐστιν ἀρετή. — Χέν., Rev. d'Ath., 1, 1 : ἐπεχείρησα σχοπεῖν, εἴ mn ἂν δύναιντ᾽ ἂν οἱ πολῖται διατρέφεσθα: ἐκ τῆς ἑαυτῶν. Cyr. 1,6, 10 : ἐρωτᾷς, εἴ ποῦ ἂν ἀπὸ σοῦ πόρος προσγένοιτο. Etc.

REMARQUES. — I. On emploie εἰ, même dans le sens du français si... ue pas, aprés les verbes exprimant l'incertitude ou le doute.

Î{. On enseigne (νον. KaCozn, Griechische Sprachlehre, 39 partie, 69, 29. 2 οἱ 3, p. 191) que, dans l'interrogation indirecte, Homère et les poètes épiques remplaçaient εἰ par ἧ. On allègue en faveur de celte opinion des textes comme ceux-ci.

Hou., Od., XIII, 415 : ῴχετο πευσόμενος μετὰ σὸν χλέος, ἦ πον ἔτ᾽ εἴης. XVI. 138 : (κατάλεξον) À χαὶ Λαέρτη αὐτὴν ὁδὸν ἄγγελος ἕλθω. ΧΙ͂Χ, 325 : πῶς γὰρ ἐμεὺ σύ, ξεῖνε, δαήσεαι À τι γυναικῶν | ἀλλάων περίειμι νόον καὶ ἐπίφρονα μῆτιν.

Mais d'abord il faut supprimer le deuxième exemple, parce que εἰ χαί (et ποῦ ἣ χαΐ) est la leçon des mcilleurs manuscrits. Quant aux deux autres, ils ne rentrent pas à proprement parler, dans l'interrogation indirecte simple, En effel. après ἤ nou ἔτ᾽ eine, il faut suppléer ἠὲ χαὶ οὐχί (εἴ. 71... II, 349), de même, après À τι γυναιχῶν... περίειμι νόον. Toulefois. ainsi qu'on le verra tout à l'heure {p. 404, n. 2), comme dans l'interrogation indirecte double, les poètes épiques, au lieu d'employer εἴτε.... gite..., 56 servent de hé (n)..., ne... (ἢ)... les exemples produits ne doivent pas étre complètement rejetés : mais il vaudrait mieux citer des passages où ἥ est véritablement employé, comme εἶ chez les prosateurs classiques, dans une interrogation indirecte simple ; or il y en a fort peu. Bekker voudrait écrire :

Mais les manuscrits donnent gi, ct il est difficile de soutenir que la correction ἢ s'impose. Je ne τοῖς qu un passage où l'on puisse garantir la forme #, c'est celui-ci : IL, NI, 110 sq. : ὄφρα καὶ "Extwp | εἴσεται ἢ καὶ ἐμὸν δόρυ μαίνεται ἐν παλάμῃσιν.

Sur cette délicate question, voy. Monno, Homeric grammar, $ 338 (2° édit., p. 309).

2. Il est à noter que la particule ἄρα si souvent employée dans l'interrogation directe n'est pas d'un usage fréquent dans l'interrogation indirecte simple ; c'est d'autant plus remarquable que dans l'interrogation indirecle par pronoms le grec se contente souvent de reproduire ceux-là mêmes qui servent à l'interrogation directe. |

3. C'est une extension toute naturelle de l'emploi d'äpa dans l'interrogation directe où cetle partieule. qui correspond au français « est-ce donc 486... ?» est-ce donc... » marque aussi l'impatience ou la crainte. La particule ἄρα n'existe pas chez Homère, mais on peut remarquer que dans l'usage la parlicule cn à l'expression homérique ἦ fa « est-ce donc que... 2.» Voy. Moxno, Homeric grammear, ὃ 346,

° éd., p. 316.

Ex. : PLATON, Apol., 29 a : οἶδεν οὐδεὶς τὸν θάνατον οὐδ᾽ εἰ τυγχάνει πάντων

μέγιστον ὃν τῶν ἀγαθῶν, personne ne sait ce qu'est la mort, ni δὲ ce n'est pas le

plus grand de tous les bicns!.

IT. La particule εἰ peut être renforcée par ἄρα, donc ?. Ex. : XÉN., Anab., 11], 2, 22 : σχέψασθε εἰ ἄρα τοῦτο χαὶ μωρότατον πεποιή-

XAG!V οἱ βαρόαροι, voyez si ce n'est pas la plus grande faute que les barbares

aient commise, c.-à-d. songez que c'est la plus grande faule, εἰς. .

Π. Quand l'interrogation indirecte introduite par εἰ est négative, on emploie soit οὐ, soit μή (cf. ci- après, ὃ 398).

1° On emploie ordinairement où quand la réponse prévue serait affirmative*.

Ex. : HÉRODOTE, I, 90 : 6 Κροῖσος πέμπων τῶν Λυδῶν ἐς Δελφοὺς ἐνετέλλετο τιθέντας τὰς πέδας ἐπὶ τοῦ νηοῦ τὸν οὐδὸν εἰρωτᾶν, εἰ οὔ τι ἐπαισχύνεται χτλ.

2 On emploie ordinairement A, quand la réponse prévue serait négative. Mais il peut arriver aussi que la réponse prévue soit affirmative.

Ex. : PLATON, Rép., 349 b : ἀλλ᾽ où τοῦτο, nv δ᾽ ἐγώ, ἐρωτῶ, ἀλλ᾽ εἰ τοῦ μὲν δικαίου μὴ ἀξιοῖ πλέον ἔχειν μηδὲ βούλεται ὁ SR τοῦ δὲ (cf. cidessus, p. 384, n. 2) ἀδίχου (s.-ent. αξιοῖ πλέον ἔχειν), mais ce n'est pas cola, dis-je, que je Le demande : je veux savoir si, à lon avis, il n'est pas vrai de dire que le juste prétend et veut l'emporter non sur un autre jusle, mais sur un homme injuste. Et Thrasymaque répond : « Oui, c'est cette prétention qu'il a ».

IV. L'usage a établi une différence entre la particule et interrogative et la particule εἰ conditionnelle. Mais il n'est pofnt douteux que ce soit la particule conditionnelle qui ait donné naissance à la particule interrogative®.

4, La particule interrogative el correspond donc à la fois au latiu -n6 ou num et au latio an. Vos. ci-après 5 400, 2°, à.

Remarquer de plus que la locution οὐχ οἶδ᾽ el ne correspond pas au latin haud 8010 an, qui équivaut ἃ « peut-être » (voy. ci-après, 8 400, 2°, a, Rex. IV, p. 409). En règle générale, οὐχ οἶδ᾽ et signifie en effet « je ne sais si,.. », c’est-à-dire « peut-être que... ne... pas... », idée que le latin rend par haud scio (ou nescio) an non... Voy. ci-après, ξ 400, 2°, ἃ, Rex. V, p. 409.

Ex. : Hou., Zl., V, 183 : σάφα δ᾽ οὐκ οἶδ᾽, εἰ θεός ἐστιν, « je ne sais pas vraiment si c'est un dieu », « peut-être n'est-ce pas un dieu ». — Xéx., Anab., 1, 3, 5 : δὲ μὲν δὴ δίχαια ποιήσω, OÙx οἶδα αἱρήσομαι δ᾽ οὖν ὑμᾶς χαὶ σὺν ὑμῖν, ὃ τι ἂν Gén, πείσομαι. Εἰς.

2. C'est une extension toute naturelle de l'emploi de la particule ἄρα, qui sert dans l'interrogation directe à donner plus de vivacité aux mots interrogatifs (τίς ἄρα ; « qui donc ? » τί ἄρα ; « quoi donc? » κῶς ἄρα; « comment donc? »

3. Suivant K£axen (αι, Gramm. der gr. Spr., ὃ 587, Reu. XXIV, p. 1033), il arriverait parfois (mais rarement) que le verbe d'où dépend εἰ fût sous-entendu.

Ex: PLarox. Rép., 440 e : χαλῶς γάρ, ἦν δ᾽ ἐγώ, νοεῖς ὃ βούλομαι λέγειν" ἀλλ᾽ (s.-ent. ἐρωτῶ) el πρὸς τούτῳ χαὶ τόδε ἐνθυμῆ. Lois, 144 ἃ : τί τε βούλομαι; καί, εἴ μοι ξυμόαίνει τοῦτο ἢ χαὶ ἀποτυγχάνω τοῦ σγοποῦ;

Mais cette remarque ne parait pas fondée. Sans doute le premicr exemple est garanti par les mss. ; cependant les éditeurs modernes corrigent ἀλλ᾽ εἰ en ἀλλ᾽ ἡ (voy. l'édit. d'Hermann). Quant au second passage, Stallbaum explique l'emploi de εἰ par une réticence et le traduit par «si » (voy. son édition). Ce qui est tout à fait sûr, c'est que l’emploi de εἰ comme particule d'interrogation directe ne devient fréquent que dans la grécité postérieure. Voyez les exemples tirés de la version des Septante et du Nouveau Testament par Wnæn-Linemaxx, Gramm. des neutestamentlichen Sprachidioms, Te éd., p. #74 et suiv. Cf. Brass, Gramm., $ 77, 2.

4. De même, dans l'interrogation directe, ἄρ᾽ οὐ (ou simplement οὐ) préjuge, comme le lalin nonne, anc réponse aflirinative.

5. De même, dans l'interrogation directe, ἄρα μή (ou simplement pr) préjuge, en général, comme le latin num, une réponse négalive. des

6. C'est ainsi qu'en allemand 9h a d'abord été conjonction conditionnelle (= 0611), avant de d':veuir particule interrogative.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxc). 26

Il ne faut pas partir d'exemples comme ceux de l'époque attique, dans lesquels εἰ ἃ nettement le sens interrogatif, mais il faut examiner certains emplois que fait Homère de εἴ χε (αἴ χε) ou ἦν avec le subjonctif.

En effet, qu'on considère d'abord un passage comme celui-ci :

Hox., Od., 11, 359 sq. : εἶμι γὰρ ἐς Σπάρτην .. | νόστον πευσόμενος πατοὺς οίλου, ἤν που ἀχούσω,

on voit qu'il faut traduire littéralement : j'irai à Sparle m'enquérir du retour de mon père, pour le cas où j'en entendrai parler, C'est-à-dire que la proposition ἤν που ἀχούσω est proprement une proposition conditionnelle dépendant d'une proposition sous-entendue", implicitement contenue dans l'ensemble, quelque chose comme : afin d'en entendre parler. Pour que la proposition ἄν που ἀχούσω fût regardée comme une interrogation indirecte, il a suffi qu'on la rattachât étroitement à πευσόμενος, et d'après cette construction imaginaire, on a formé toute une série de locutions interrogatives?. Mais il faut

{. Les vers qui correspondent à ceux-ci

Hox., Od., 1, 93 sqq. : πέμψω δ᾽ ἐς Σπάρτην... | νόστον πευσόμενον πατρὸς pou, ἦν πον ἀκούση, | ἠδ᾽ ἵνα μιν χλέος... ἔχησιν,

montrent la différence qu'il Υ a entre la proposition intentionnelle de Ja fin (ἕνα μιν χλέος... ἔχησιν) οἱ la proposition conditionnelle (ἥν που ἀκούση); ce qui est remarquable dans cet emploi de ἤν condilionnel, c'est que la proposition conditionnelle contient implicitement la proposition conséquente, laquelle exprime toujours une idée d'intention ou de désir. Quant à la proposition intentionnelle ἵνα... É χῆσιν, elle ne sc coordonne pas à la conditionnelle, mais ἃ πευσόμενον, qui est un participe futur du sens final. Voy. Goopwix, Syntaz of moods and tenses of the greek τοῦ, ὃ 487 (nouv. édit., p. 480 et ie ).

. Cet emploi particulier de ἔν, οἷς., a-t-il complètement disparu de la langue? Non, puisqu'on ἘΠῚ dans Aristophane des tours comme celui-ci :

Nues, 535 : ζητοῦσ᾽ ἦλθ᾽ ἦν που ᾿πετύχῃη.

Il semble même qu'il en reste encore d'autres traces. En effet, au lieu de εἰ (cf. ci-dessus, p. 401, Rex. 11), on trouve quelquefois ἐάν (avec le subjonctif) chez les meilleurs prosateurs altiques après les verbes signifiant « se demander, examiner », σχοπεῖν, σχέψασθαι, etc.

Ex. : PLatox, Hép., 427 d : τὸ δὲ δὴ μετὰ τοῦτο σκόπεε ἐν αὐτῇ (c.-à-d. τῇ πόλει ᾧκισμέντὴ φῶς ποθὲν πορισάμενος ἱχανὸν αὐτός TE χαὶ τὸν ἀδελφὸν παραχάλει χαὶ Πολεμάαρχον χαὶ τοὺς ἄλλους, ἐάν πως ἔδωμεν χτλ. Zb., 432 c : ὅρα οὖν καὶ προθυμοῦ κατεδεῖν, ἐάν πως πρότερος ἐμοῦ ἔδης χαὶ ἐμοί φράσης. Phédon, 64 c : σκέψαι δή, ὦ ὦ ἀγαθέ, ἐὰν ἄρα (pour la valeur de ἄρα, cf. ci-dessus εἰ ἄρα, p. 401, Rex, 11) χαὶ σοὶ συνδοκῇ ἅπερ ἐμοί. — Χέν,, Mém., IV, 4, 12 : ei τοῦτο μὴ ixavo” δικαιοσύνης

Mais, à les examiner de près, tous ces exemples sont-ils analogues : ceux qu'on trouve dans Homèrc ct dont ci-dessus nous avons donné un des types ? Goonwix (our. cit., 8 680) parait le croire, bien qu'il ne les cite pas, quand il écrit: « Ἔ ἀν ne peut pas signifier « si » interrogatif. et, toutes les fois qu'il introduit un subjonclif, l'expression est condilionnelle. » Cf. $ 493: « Dans le dialecte attique… c'est εἰ (jamais ἣν ou ἐάν) qui signifie « si » interrogalif, même quand le verbe est au subjonctif. » Sans doute l'origine de l'expression σχέψασθαι ἐάν se trouve dans Homère.

Ex. : 1l., XVII, 652 sq.: σχέπτεο νῦν, Μενέλαε διοτρεφές, αἴ κεν ἔδηαι | ζωὸν Et ᾿Αντίλοχον...

(Cependant on peut remarquer d'abord que dans Homère σχέπτομαι a le sens purement matériel de « regarder avcc atlention » et non pas le sens d’ « examiner ». On comprend dès lors qu'on puisse traduire : « Regarde attentivement et (cherche des yeux) Antiloque si tu peux le voir encore vivant. »

Au contraire, dans les exemples des prosateurs attiques qui viennent d'être cités, peut-on soutenir sans subtilité que ëxv a purement ct simplement le sens conditionnel ? Je suis porlé à croire que non, quand je vois Platon (Phédon, 64 c) employer ἄρα après ἐάν de la même façon qu'on l'emploie après εἰ dans l'interrogation indirecte ordinaire, et quand je lis dans Andocide, 1, 37: ἀναμιμνήσχεσθε, ἐὰν ἀληθή λέγω « rappelez vos souvenirs οἱ (demandez-vous) si je dis la vérité. » Quant à l'emploi du subjonctif, il était absolument nécessaire après ἐάν. Enfin ce qui, dans ce cas particulier, assurait l'existence de la construction, c'est que l'interrogation indirecte amenée par les verbes en question était en général considérée comme portant sur un fait douteux ou incertain : or le doute et l'incertitude sont p:écisément exprimés par le subjonctif. νὰ

bien prendre garde que ce qu’on a retenu de la construction homérique, c'est précisément ce qui ne s’y trouvait pas, à savoir le sens interrogatif attribué à la particule : on n'a conservé ni la forme de la particule, ni le mode employé; à et χε (αἴ xe) ou Tv, on a substitué et, et au lieu du subjonctif, on a employé les différentes formes verbales exigées par le sens particulier de chaque interrogation (voy. ci-après, ἃ 402).

ὦ qui a favorisé encore cette erreur féconde du langage, c’est toute une série de propositions dans lesquelles εἴ χε ou ἥν (rarement εἰ) suivi du subjonctif dépendait d'otôx, εἶδον ou d'un verbe signifiant dire.

Ex. : Hom., Od., II, 332 : τίς δ᾽ οἶδ᾽ el κε χαὶ αὐτὸς ἰὼν ἐπὶ νηὸς | τῆλε φίλων ἀπόληται ; (οἵ. Π., ΧΙ, 192; XV, 403; XVI, 860). IL, IV, 341 sq. : ἢ μένετε Τρῶας σχεδὸν ἐλθέμεν, ἔνθα τε νῆες | εἰρύατ᾽ εὔπρυμνοι, πολιῆς ἐπὶ θινὶ θαλάσσης, | ὄφο᾽ ἴδ τ᾽ αἴ κ᾿ ὕμμιν ὑπέρσχη χεῖρα Κρονίων ;

Traduire le premier de ces exemples par : qui sait si lui aussi ne périra pas? C’est indiquer le sens que la construction a fini par avoir, mais ce n'est pas en rendre compte. Analysée dans ses éléments la phrase signifie littéralement : Qui sait? s'il arrive que lui aussi périsse ? Elle équivaut à l'expression d'un souhait ou d’une espérance, et, en somme, le subjonctif avec εἴ χε, bien que la phrase soit elliptique, signifie comme dans les phrases complètes, une hypothèse de réalisation incertaine. De même le second exemple interprété littéralement signifie : Désirez-vous par hasard que les Troyens viennent à l'endroit où nos vaisseaux aux belles poupes sont tirés au 566... afin de voir le fils de Cronos étendre son bras sur vous, s'il arrive qu'il étende son bras sur vous ? 1] n’en est pas moins vrai que la phrase devait paraître beaucoup plus simple à un auditeur non prévenu et qu'on entendait : afin de voir δὲ le fils de Cronos n'élendra pas sa main sur vous.

C'est ainsi, à ce qu'il semble, que le sens interrogatif a fini par se substituer peu à peu au sens conditionnel. Voyez dans GOODWIN, our. cité, $$ 487, 491, 493, les exemples qui permettent de suivre le développement de ces modifications de sens.

Ὁ) Dans l'interrogation indirecte double ou disjonctive! on trouve soit πότερον (πότερα)... ἥ..., soit εἴτε... εἴτε..., soit εἰ... ἥ.... soit enfin εἰ... εἴτε...

«) La locution πότερον" (πότερα)... ἥ... est très fréquente dans la langue classique : il est superflu d’en donner beaucoup d'exemples.

Voy. XÉN., Hell., 111, 5, 22 : ΠΠαυσανίας ἐδουλεύετο πότερον μάχην ξυνάπτοι À ὑπόσπονδον τόν τε Λύσανδρον χαὶ τοὺς μετ αὐτοῦ πεσόντας ἀναιροῖτο.

1. On l'appelle disjonctive, parce que la forme même de la proposition marque que les termes sont séparés ou opposés entre eux.

2. Ilérepov est en, réalité, le neutre de l'adjectif inlcrrogatif πότερος et sert simplement à indiquer que l'interrogation qui va suivre comprend deux alternalives. Quand on dit : ἐρωτῶ σε πότερον πάρεστιν ἣ ἄπεστιν, cela signifie proprement: «a Je vous demande laquelle des deux choses est vraie : cstil présent ou est-il absent ? » Si l'on emploie quelquefois le pluriel neutre πότερα, au lieu du singulier, ce n'est point sans doute parce que l'on envisage ἃ la fois les deux alternatives (car le sens propre de πότερος ; « lequel des deux... ? » ne 86 prèle point à cette explication), c'est parce que l’on a fini par considérer πότερον comme un véritable adverbe et que les adverbes ainsi formés d'adjcctifs au neutre peuvent s'employer aussi bien sous la forme du pluriel que sous la forme du singulier, cf. τὸ λοιπόν et τὰ λοιπᾶ.

3. Homère qui connait l'adjectif interrogatif πότερος (cf. 71., V, 85) n'emploie pas πότερον dans uue interragalion indirecte disjonctive. Hérodote se sert de la forme usitée dans le nouvel ionien: χότερον.

Cette locution peut servir à exprimer qu'on regarde la seconde alternative comme plus importante que la première.

REMARQUES. — 1. Au lieu de se servir de l'adverbe πότερον, on emploie, quand le sens le permet, l'adjectif interrogatif πότερος, sans qu'il soit nécessaire d'exprimer une particule interrogative devant le premier terme de l'interrogation indirecte disjonctive.

Ex: XÉN.. Cyr., 1, 3, 2 : ἐρωτώσης δὲ αὐτὸν τῆς μητοὸς πότερος καλλίων αὐτῷ δοκεῖ εἶναι, ὁ πατὴρ ἢ οὗτος, ἀπεχρίνατο ἄρα © Kücos..…!.

11. Il arrive parfois qu'on trouve ἀρᾶ... 1... Ἰὰ où régulièrement on attendrait πότερον... Te.

Ex. : PLATON, Gorg., 416 : σκεψώμεθα τὸ διδόναι δίχην ἄρα μέγιστον τῶν

Mais cette construction s'explique par la liberté du langage de la conversation. En réalité la phrase de Platon n'a pas, dès l'abord, le caractère d'une interrogation disjonctive indirecte : on peut traduire littéralement : Examinons le fait d'être puni : est-ce vraiment le plus graud des maux, comme {u le pensais? ou bien, n'être pas puni est-ce un mal plus grand, comme je 16 prétendais, moi?

C'est pour une raison analogue qu'on trouve quelquefois dans l'interrogation directe double, ἀρὰ au premier membre, % au second.

B) La locution εἴτε... εἴτε... * est employée pour exprimer qu'on attache la même valeur aux deux membres de l'interrogation indirecte.

4. En latin l'usage régulier est différent ; traduite exactement la phrase de Xénophon deviendrait : interroganti matri uter pulchrior videretur, paterne an Astyages.

2. Dans Homère la locution εἴτε.., εἶτε.,. ἃ conservé presque partout le sens de « soit que... soit que... », méme dans des cas où elle parait avoir pris le sens interrogatif : « si... ou si... » Cela est évident pour les passages cités par K£nxen (α΄. Gramm. der gr. Spr., p. 1035, 22) :

Ex.:llos., 21, XIE, 238 sqq. : τῶν (οἰωνῶν) οὔ τι μετατρέπομ᾽ οὐδ᾽ ἀλεγίζω | εἴτ᾽ ἐπὶ δεξί᾽ ἴωσι πρὸς ἠῶ τ᾽ ἠέλιόν τε, | εἴτ᾽ ἐπ᾽ ἀριστερὰ τοί γε ποτὶ ζόφον ἠερόεντα. « de ces oiscaux je ne m'inquiète nullement et je n’en ai souci, soit qu'ils volent à droite vers l'aurore οἱ le soleil, soit qu'ils volent à gauche vers le sombre occident. » Z£., 1, 64 sq. : ὅς χ᾽ εἴποι ὃ τι τόσσον Eywoato Poibos ᾿Απόλλων | εἴτ᾽ ἄρ᾽ ὃ γ᾽ εὐχωλῆς ἐπιμέμφεται εἴθ᾽ ἑχατόμδης (la proposition introduile par εἴτε... εἴτε... ne se rattache pas à eiro!, mais à ἐχώσατο ct indique les conditions dans lesquelles Apollon a conçu son ressentiment). Od., ΠῚ, 89 sqq.: οὐ γάρ τις δύναται σάφα εἰπέμεν, ὁππόθ᾽ ὄλωλεν, | εἴθ᾽ ὁ γ᾽ ἐπ᾿ ἠπείρου δάμη ἀνδράσι δυσμενέεσσιν, | εἴτε χαὶ ἐν πελάγει μετὰ κύμασιν ᾿Αμφιτρίτης (ici encore la proposilion où se trouve εἴτε... εἴτε... se rattache non pas à εἰπέμεν, mais à ὄλωλεν, et indique les conditions dans lesquelles Ulysse peut avoir trouvé la mort}.

Toutcfuis voici un passage où εἴτε... εἴτε...» a bien le sens de « si... ou si... » How., 11, Π| 348 sq. : πρὶν (— prius) “Αργοσδ᾽ ἱέναι, πρὶν καὶ Διὸς αἰγιόχοιο | γνώμεναι εἴ τε ψεῦδος ὑπόσχεσις εἴτε χαὶ οὐχί, « (qui délibèrent) de s'en retourner à Argos, avant d'avoir appris si la promesse de Zeus... est un mensonge ou si elle n'en est pas un. »

Quoi qu'il en soit, c'est do né (7)... NE (ἦ)... que se sert en général Homère pour introduire une interrogation indirecte disjonctive.

Ex. : Od., 1, 174 : καί μοι τοῦτ᾽ ἀγόρευσον ἐτήτυμον, ὄφρ᾽ ἐὺ εἰδῶ | “ἠὲ νέον μεθέπεις, ἣ καὶ πατρώϊός ἐσσι. Îl., II, 99: τλῆτε φίλοι nat μείνατ᾽ ἐπὶ χρόνον, ὄφρα δαῶμεν, | τεὸν Κάλχας μαντενεται ME χαὶ οὐχί.

Comme les récents éditeurs d'Homère, nous suivons la doctrine de Bekker, qui, conformément aux indications d'Hérodien, d'Apollonius et des autres grammairiens grecs (cf. Leurs, Quæs!. epic., p. 50 sq.),

Ex.: Sopn., Ant, 38 : χαὶ δείξεις τάχα, | εἴτ᾽ εὐγενὴς πέφυχας, εἴτ᾽ ἐσθλῶν κακή. — Τητα,, 11, 4,6 οἱ Πλαταιῆς... ἐθουλεύοντο εἴτε χαταχαύσωσιν (αὐτοὺς)..., εἴτε τι ἄλλο χρήσωνται. ---- PLATON, Phèdre, 231 4 : τὴν σχέψιν ποιώμεθα, εἴτε ὠφέλειαν εἴτε βλάδην παρέχει. ---- Χέν., Cyr, Il, 2, 13: δίδωμι ὑμῖν σὺν τοῖς ἄλλοις Χαλδαίοις βουλεύσασθαι, εἴτε βούλεσθε πολεμεῖν ἡμῖν εἴτε φίλο! εἶναι. Εἰς.

REMARQUE. — Les poètes suppriment quelquefois εἴτε devant le premier membre de l'interrogation.

Ex.:Sop., Trach., 236 : ποῦ γῆς; πατρῴας εἴτε βαρόχρου, λέγε'. — EUR., ν Li # ΓΟ , … ᾽ Hel., 871 : οὐχ οἶσθα νόστον οἴχαδ᾽ εἴτ᾽ αὐτοῦ μενεῖς (ΞΞ οὐχ οἰσθα εἴτε νοστήσεις οἴχαδ᾽ εἴτε μενεῖς). Etc.

Y) La locution εἰ... ἧ..., (peut-être un peu moins fréquente que les deux précédentes) s'emploie, comme πότερον... ἢ...» pour indiquer que la seconde alternative l'emporte sur la première: si... Ou bien 81... ; si... ou plutôt si..; 51... ou au contraire si...

Ex. : Xéx., Anab., 1, 10, 5 : ὁ Κλέαργος ἐδουλεύετο Πρόξενον χαλέσας, ei πέμποιέν τινας À πάντες ἴοιεν ἐπὶ τὸ στρατόπεδον ἀρήξοντες. Εἰς.

Ô) Enfin la locution ei. εἴτε... se rencontre chez les poètes et chez les prosateurs, avec une valeur analogue à celle de εἴτε... εἴτε... |

Ex. : Escayue, Eum., 589 : ἀλλ᾽ εἰ διχαίως εἴτε un τῇ σῇ φρενὶ | δοκεῖ τόδ᾽ αἷμα, xpivov. Choéph., 151 : (λέγε) εἰ ξὺν λοχίταις εἴτε μονοστιοῇ. — Εὐκ., Alc., 139 sq. : ei δ᾽ ἐστὶν ἔψψυχος γυνὴ | εἴτ᾽ οὖν ὄλωλεν, εἰδέναι βουλοίμεθ᾽ ἄν. ---- Piaron, Cratyle, 4316 : τάδε δὲ ἐπισχεψώμεθα, εἰ ἡμῖν χαὶ τῇδε ὁμολογεῖς εἴτε χαὶ οὐ. — Χέκ., Cyr., 11,4, 7: ἀλλ᾽ Ei μὲν ἀνδρῶν προσδεῖ ἡμῖν εἴτε χαὶ un, αὖθις συμοουλευσόμεθα. Etc.

écrit partout γέ (ἴ).., ἦε (ἢ),..»ὄ au lieu de ἢ... ἤ..., dans les deux membres d'une interrogalion disjonctive. Voy. Moxno, Homeric grammar, $ 340, 341 (2° éd., p. 310 sqq.).

Suivant quelques grammairiens, Ja construction homérique sc rencontrerait encore chez les poètes dramatiques, dans Ecriine, par exemple : :

Médée, 492 sq. 1... οὐδ᾽ ἔχω μαθεῖν | ἢ θεοὺς νομίζεις τοὺς τότ᾽ οὐχ ἄρχειν ἔτι, | n χαινὰ χεῖσθαι θέσμ᾽ ἐν ἀνθρώποις τὰ νῦν.

Κίηπκα (ausf. Gramm, der gr. Spr., p. 1031, Reu. XIX) est même porté à admettre que ce tour doit être conservé ou rétabli dans Xenopnon (An., I, 10, 17). Mais il écrit 7... 7. . et conteste (ib., Rex. XVIII) la légitimité de la doctrine orthographique suivie par Bekker et ses disciples.

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