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Emploi des modes dans l'interrogation indirecte

— En grec, les propositions interrogatives indirectes conservent les

modes des propositions interrogatives directes?, quand elles sont

rattachées à un verbe qui pour la forme ou pour le sens est à un temps principal.

a) INDICATIF :

Ex. : How., 11, V, 183 : σάφα δ᾽ οὐχ οἶδ᾽ ἢ θεός ἐστιν. VIII, 411 : ὄφρα χαὶ Ἕχτωρ εἴσεται ἢ καὶ (— εἰ καὶ) ἐμὸν δόρυ μαίνεται ἐν παλάμῃσιν (Cf. IE, 11, 299; Od., IV, 481, 112, etc.). — Tauc., I, 5,2 : τὰς πύστεις τῶν χαταπλεόντων πανταχοῦ ὁμοίως ἐρωτῶντες εἰ λησταί εἶσιν. — Ριλτὸν, Gorg., 462 d : ἐρωτᾷς εἰ OÙ χαλή μοι δοχεῖ εἶναι. Théèl., 163 ἃ : βουλόμενος ἐρέσθαι εἰ ναθών τίς τι μευνημένος υὴ οἶδεν (cf. Rép., 451 d; Phil. 21 b). Phéd., 10 ἃ: περὶ πάντων ἴδωμεν, &p οὑτωσὶ γίγνεται πάντα. — Χέκ., Anab., 11,1, 10 : θαυμάζω πότερα ὡς χρατῶν

b) MoDE POTENTIEL :

Ex. : Hou., IL, XI, 192 sq. : τίς δ᾽ où εἴ κεν οἱ σὺν δαίμονι θυμὸν ὁρίναις | παρειπών; (cf. Od., XII, 113 sq.; XIV, 120). — XEN., Mém., 1, 3, δ: οὐχ οἷδ᾽ εἴ τὶς οὕτως ἂν ὀλίγα ἐργάζοιτο, ὥστε μὴ λαμθάνειν τὰ Σωχράτει ἀρχοῦντα. Cyr. I, 6, 41 : εἰ τοιαῦτα ἐθελήσαις καὶ ἐπὶ τοῖς ἀνθρώποις μηχανᾶσθαι, οὐχ οἶδ᾽ ἔγωγε, εἴ τινας λίποις ἂν τῶν πολεμίων. Etc.

c) MODE IRRÉEL :

Ex. : Isocn., XIX, 13 : οὐχ οἷὃ ὅπως ἂν μᾶλλον χατὰ σὸν νόμον ἔπραξεν, ὃς, XTÀ. --- ἔβοπινε, I, 80 : σὺ δὲ τί οἶσθα, εἰ ἡμεῖς ἂν τούτου κατεψηφισάμεθα. -- Dém., L, 61 : ἡδέως ἂν ὑμῶν πυθοίμην ὃ, ὦ ἄνδρες δικασταί, τέν᾽ ἄν ποτε γνώμην περὶ ἐμοῦ εἴχετε, εἰ μὴ ἐπετριηράρχησα, ἀλλὰ πλέων OYOUNY.

1. Comme on le verra, c'est le contraire de ce qui so passe pour l'interrogation directe double, dans Jaquelle « ou non », au second membre, se rend par annoOn plus souvent que par neCne. Voy. R. KCnxen, ausf. Gr. der lat. Spr.,t. 11, p. 1013 (δ 234, 2).

2. C'est un reste de la syntaxe primitive (του. ci-dessus, p. 397, ἢ. 1) pour laquelle l'interrogation indirecte était simplement une question juxtaposée à un serbe dont elle ne dépendait que par le sens général de la phrase. Le type le plus pur de la construction primitive se rencontre dans les phrases où l'interrogation conserve non seulement les modes, mais encore les pronoms ou les particules de l'interrogation directe.

3. Potentiel du présent équivalent pour le sens à un temps principal.

Es, >

d) SUBJONCTIF DÉLIBÉRATIF :

Ex. : Πομ., 11., IV, 14 544. : ...opaloue"... | ἤ ῥ᾽ αὖτις πόλεμον... | ὄρσομεν (subj.) À φιλότητα μετ᾽ ἀμφοτέροισι βάλωμεν. Od., XXII, 166 544. : -.«σὺ δέ μοι νημερτὲς ἐνίσπες, ἢ μὲν ἀποκχτείνω... | ἦε σοὶ ἐνθάδ᾽ ἄγω... -- Χέν., Cyr. I, 4, 13 : βουλεύομαι ὅπως σε ἀποδρῶ (interr. directe : πῶς σε ἀποδρῶ;). — Dém., IX, 54: οὐχ ἔχω τέ λέγω. XXVI, 66 : πρὸς ἀμφότερα ἀπορῶ, ταύτην θ᾽ ὅπως ἐχδῶ χαὶ ταλλ᾽ ὁπόθεν διοικῶ (interr. directe : πῶς ταύτην ἐχδῶ ; πόθεν τἄλλα διοιχῶ ;). ΧΙΧ, 120: οὐ γὰρ δὴ δι᾿ ἀπειρίαν γε οὐ φήσεις ἔχειν ὅ τι εἴπῃς (interr. directe : τί εἴπω :). — Ἔβοηινε, ΠΙ, 202 : ἐπανερομένου Κτησιφῶντος ei καλέσῃ Δημοσθένην. Etc.

403. — Quand l'interrogation indirecte dépend d'une proposition dont le verbe est à un temps historique, on peut choisir entre deux constructions.

4° Ou bien on conserve les modes des propositions interrogatives directes.

Ex. : Hom., Od., XVII, 120 sq. : εἴρετο... | ὅττευ χρηίζων ἱκόμην. — PLATON, Apol., 21 ἢ : ἠπόρουν τί ποτε λέγει. — Xéx., Ἡοΐϊ.. I, 1,4: ἐρωτώντων τινῶν διὰ τέ ἀπέθανεν, παραγγέλλειν ἐχέλευεν. --- Dém., XIX, 199 : ἐδουλεύονθ᾽ οὗτοι τέν᾽ αὐτοῦ καταλείψουσιν. Etc.

Πέκονοτε, VII, 213 : ἀπορέοντος δὲ βασιλέος ὅ τι χρήσηται τῷ παρεόντι πρήγματι, ᾿Επιάλτης ἦλθέ οἱ ἐς λόγους. -- Turc., Ι, 68,4: πόρησε μὲν ὁποτέρωσε διακχινδυνεύσῃ χωρήσας... 1, 4,8 : οἱ Πλαταιῆς ... ἐδουλεύοντο εἴτε κατακαύσωσιν (αὐτοὺς) ὥσπερ ἔχουσιν, ἐμπρήσαντες τὸ οἴχημα, εἴτε τ' ἄλλο χρήσωνται. Etc.

2 Ou bien (et c'est le cas le plus ordinaire) on remplace par l'optatif du style indirect! l'indicatif et le subjonctif délibératif.

Ex. : lou, Od., XVII, 368 : ἀλλήλους τ᾽ εἴροντο τίς εἴη xx! πόθεν ἔλθοι. — Hénonors, 1, 31 : ἐπειρώτα, τίνα δεύτερον μετ᾽ ἐχεῖνον ἴδοι. — Ῥιλτον, Apol., 21 ἃ : ἤρετο, εἴ τις ἐμοῦ εἴη σοφώτερος. Etc.

1. La règle qui est donuée ici convient, comme on le verra par la suite, à toutes les propositions subordonnées complétives, ct cn général à tous les cas où une proposition snbordonnée est présentée comme résumant Îles paroles ou faisant partie de la pensée d’un sujet nommé dans ce qui précède.

Lou

How., Π., 1, 188 544. : ...êv δέ οἱ ἦτορ las Sn | ἢ ὃ

VE. | τοὺς μὲν ἀναστήσειεν, ὁ δ᾽ ᾿Ατρείδην ἐναρίζοι, | NE χόλον παύσειεν ἐρητύσειέ τε θυμόν (style direct : τοὺς μὲν ἀναστήσω; ᾿Ατρείδην δ᾽ ἐναρέζω ; παύσω ἐρητύσω τε;). — Τηυα., I, 25, 1 : οἱ ᾿Επιδάμνιοι .… τὸν θεὸν ἐπήροντο εἰ παραδοῖεν Κορινθίοις τὴν πόλιν ὡς οἰχίσταις χαὶ τιμωρίαν τινὰ πειρῷντο ἀπ᾿ αὐτῶν ποιεῖσθαι (style direct : παραδῶμεν τὴν πόλιν; πειρώμεθα τιμωοίαν ἀπ᾽ αὐτῶν ποιεῖσθαι:) — Χέν., Anab., I, 10, 11 (cf. 1, 10, 5) : ἐδουλεύοντο εἰ τὰ σχευοφόρα ἐνταῦθα ἄγοιντο ἢ ἀπίοιεν ἐπὶ τὸ στρατόπεδον. Etc.

REMARQUE. — Les autres modes de l'interrogation directe, à savoir le potentiel et l'irréel ne subissent jamais de changement dans l'interrogation indirecte.

Ex. : XÉN., Anab., Il, 4, 15 : ἠρώτησε τοὺς προφύλαχας,͵ ποῦ ἂν ἴδοι Πρόξενον ἢ Κλέαρχον (interr. directe : ποῦ ἅν ἴδοιμι; où pourrais-je bien voir ?)!.

404. — Les propositions interrogatives indirectes conservent en

grec le temps des interrogations directes, que le mode employé soit l'indicatif ou l'optatif. Ainsi :

à T! βούλονται; correspond ἐρωτῶ τί βούλονται.

-- τί ποιεῖς ; -- ἠρώτησεν αὐτὸν τί ποιοέῃ (ou τί Motel).

-- τί πεποίηκας; --- ἠρώτησεν αὐτὸν τί πεποιηκὼς εἴη (ou τί πεποίηκεν). - τί ποιήσεις; -- ἠρώτησεν αὐτὸν τί ποιήσοι (ou τί ποιήσει).

τὶ ἐποίησαςξ; -ὀ πρώτησεν αὐτὸν τί ποιήσειεν (ou τί ἐποίησεν).

ἔχ. : Sopu., Antig. 41 : εἰ ξυμπονήσεις χαὶ ξυνεργάσει σχόπει.

Trach., 401 : Εὐόοιίς" ὧν δ᾽ ἕδλαστεν οὐχ ἔχω λέγειν. Etc.

Hom., Od., XIII, 415 : ᾧχετο πευσόμενος μετὰ σὸν χλέος, ἥ που

ἔτ᾽ εἴης (interr. directe : n που ἔτ᾽ ἐστιν ;) XVII, 368 : ἀλλήλους τ΄ εἴροντο τίς εἴη χαὶ πόθεν ἔλθοι (interr. directe : τίς ἐστιν χαὶ πόθεν Ἡλθεν). -- Χέκ., Anab., Il, 1, 23 : ὃ τι δὲ ποιήσοι οὐ διεσήμηνε (interr. directe : τί ποιήσω 1). — Dém., L, δ5 : ἠρώτων αὐτὸν εἰ ἀναπλεύσειεν ἔχων ἀργύρίον (interr. directe : ἀνέπλευσας ;). Etc.

REMARQUE. — I. Il faut bien prendre garde au sens particulier que prend l'imparfait français ou le plus-que-parfait dans des phrases comme celles-ci : il lui demanda s'il était prêt et il lui demanda s'il avait terminé. En pareil cas, l'imparfait et le plus-que-parfait sont

4. On verra par la suite que cetle règle s'applique à toutes les propositions qui peuvent faire partie de ce qu'on appelle le style indirect. Jamais le potentiel ou l'irréel n'y subissent de changement. 2. Le sens particulier de λέγειν dans ce vers permet de voir dans ὧν un véritable pronom interrogatif plutôt qu'un relatif qualifiant un antécédent sous-entendu. 3. Il faut remarquer toutefois que ce tour est extrêmement rare; en pareil cas, on conserve, en général, dans l'interrogation indirecte, l'indicatif aoriste de l'interrogation directe.

Je {τι ολ ἔνε,

ju

de véritables formes du style indirect et remplacent dans la première phrase l'indicatif présent (es-tu prêt}, dans la seconde le passé indéfini (as-tu terminé) de l'interrogation directe. Il en résulte que le grec aurait rendu la première proposition par Ἡρώτησεν αὐτὸν εἰ ἔτοιμος εἴη ' (ou εἰ ἕτοιμός ἐστιν) et la seconde par ρώτησεν αὐτὸν εἰ πεποιηκὼς εἴη (ou εἰ πεποίῃη κεν), c'est-à-dire par une forme du présent ou du parfait.

Au contraire, si l'on suppose une phrase comme celle-ci : je lui demandai s'il y avait des témoins quand il a touché, on voit que l'imparfait #! y avait exprime une action se référant à un {emps antérieur au lemps principal; on n’est donc pas surpris de voir l'imparfait dans une phrase grecque toute semblable : |

’ » + Ex. : DÉM., XXX, 19 : τούτων ἕχαστον NCSUNV εἴ τινες ELEV μάρτυρες ὧν ἢ + L L] *“ " ἐναντίον τὴν προῖχ᾽ ἀπέδοσαν, αὐτὸν δ᾽ ᾿Αφούον, εἴ τινες παρῇσαν ὃτ᾽ anehtubavevi,

En d'autres termes, comme il y aurait l'iëmparfail dans l'interrogation directe, on garde ce temps dans l'interrogation indirecte, conformément à la règle générale.

II. 1] peut arriver que dans une même phrase, après un temps historique, on trouve une interrogation indirecte à l'optatif à côté d'une interrogation indirecte à l'indicatif.

Ex. : ISée, VI, 13 : ἐρομένων ἡμῶν ὅστις εἴη χαὶ εἰ ζῇ ἡ μή, ἐν Σιχελία ἔφασαν ἀποθανεῖν στρατευόμενον. -- XÉN., An., 1Π| 5, 13 : of βάρδαροι ἐθεῶντο θαυμάζοντες ὅποι ποτὲ τρέψονται οἱ “Ἕλληνες χαὶ τί ἐν νῷ ἔχοιεν. Cyr., IV, 4, 4 : ἐπυνθάνετο ἤδη αὐτῶν χαὶ ὁπόσην χώραν διήλασαν χαὶ εἰ οἰκοῖτο ἢ χώρα.

Les différents exemples de ce mélange des deux constructions ne peuvent être expliqués d’une seule et même manière. 11 y a des cas où le choix de l'indicatif semble imposé à l'écrivain par le désir de reproduire presque exactement le ton de l'interrogation directe et de donner ainsi plus de vivacité à son style. Mais il y a des exemples comme ceux d’Isée (VI, 43) ou de Xénophon (Cyr., IV, 4, 4) pour lesquels cette explication ne convient pas. Peut-être est-il juste de dire, quand l'indicatif et l'optatif sont employés ainsi à côté l'un de l’autre, que l'indicatif sert assez souvent à indiquer que la réponse doit constater un fait indépendant de l'appréciation personnelle de celui qui est interrogé et que l’optatif, au contraire, sert à marquer qu'on demande l'opinion de la personne à qui l'on s'adresse. Ainsi la phrase d’Isée se traduirait : comme nous leur demandions quel homme c'était à leur avis οἱ s'il vivait oui ou non, ils répondirent qu'il était mort en Sicile pendant l'expédition, et la phrase de Xénophon reviendrait à peu près à ceci : il leur demandait quelle étenduc de pays ils avaient parcourue en fait, el si, à leur avis, la région était habitée.

405. — Les propositions interrogatives indirectes conservent la négation des interrogations directes.

1. Cf. Pratow, Apol., 21 a: ἤρετο, εἴ τις ἐμοῦ εζὴ σοφώτερος (interr. directe ἔστε τις σοφώτερος ;). 2. Daus cette phrase de Thucydide,

il faut remarquer que le verbe régissant ὅσον πλοῦν... ἀπεστέλλοντο οϑὲ un verbe signifiant « réfléchissant, ayant dans l'esprit » et non pas un verbe de sens interrogatif. Or ce verbe, comme οἶδα, peut être suivi d'une proposition complélive avec ὅτι, qui garde naturellement le même temps qu'eu français; mais au tour un peu froid ὅτι πολὺν πλοῦν... Thucydide a substitué le tour exclamatif plus vif et plus expressif : ὅσον πλοῦν... (6 qu'on a ici, c'est donc une construction toute différente de celle qui est citée dans le texte, malgré les apparences contraires.

3. C'est une conséquence de l'emploi des modes dans lesdites propositions.

Cv:

C'est donc la négation οὐ qu'on emploie dans la plupart des cas (cf. 8 398).

Ex. : Ριλτον, Protag., 341 b : Πρωταγόρας ἐρωτᾷ, ei οὐκ εὐδαίμων ἐστὶν

ἢ εὐδαίμων. Rép., 353 a : νῦν δὴ, οἶμαι, ἄμεινον ἄν μάθοις ὃ

On ne trouve ordinairement un dans ces propositions qu'à côté du subjonctif délibératif ou de l’optatif remplaçant un subjonctif délibératif.

Ex. : Eur., Iph. à Aul., 639: οὐχ οἷὸ᾽ ὅπως φῶ τοῦτο χαὶ μὴ φῶ. Etc.

REMARQUES. — I. Toutefois, quand la proposition interrogative indirecte commence par εἰ, la négation peut être mn, au lieu de οὐ (cf. ἃ 398, 2°).

Ex. : ARISTOPH., Guépes, 965 sq. : … ἀπόκριναι σαφῶς, | εἰ μὴ χατέχνησας

τοῖς στρατιώταις ἅλαθες. — PLATON, Phil., 21 b : τοῦτ᾽ αὐτὸ, εἰ χαίρεις

ἢ μὴ χαίρεις, ἀνάγχη δή πού σε ἀγνοεῖν. Rép., 412 e : δοχεῖ δή μοι

τοῦ δόγματος χαὶ μήτε γοητευόμενοι μὴτε ee ἐχθάλλουσιν ἐπιλανθανόμενοι δόξαν τὴν τοῦ ποιεῖν δεῖν, ἃ τῇ πόλει βέλτιστα.

HI. On rencontre aussi μή, au lieu de οὐ, dans certaines propositions qui sont de forme interrogative, mais qui, pour le sens, équivalent à des propositions intentionnelles .cf. 8 398, 1°, Reu.).

Ex. : Β0ΡΗ., Ané., 685 sq. : ἐγὼ δ᾽ ὅπως σὺ μὴ λέγεις ὀρθῶς τάδε (comment il se

fait que tu ne parles pas raisonnablement), | οὔτ᾽ ἂν δυναίμην μήτ᾽ ἐπισταίμην λέγειν. — XÉN., Mém., II, 4, 10 (εἴ, 8 398, 4°, REx.). — DÉM., XXI, 135 : οὐχ αὐτὸς σκοπεῖς ὃ τι μὴ λυπήσεις τοὺς ἄλλους ποιῶν (tu ne cherches pas comment {u pourras ἐν prendre pour faire La volonté gans gêner aulrui).

406. — Il arrive parfois que le nom qui aurait dù être le sujet de l'interrogation indirecte devient, par une sorte d'attraction, le complément de la proposition principale.

C'est ce qu'on appelle prolepse ou anticipation.

Ex. : Piaton, Euthyd., 294 c: οἶσθα Εὐθύδημον ὁπόσους ὀδόντας Eyer!.

407. — En latin, à l'époque classique et chez les écrivains corrects, le mode de l'interrogation indirecte est le subjonctif?.

La construction est trop connue pour qu'il soit nécessaire d'en donner des exemples; mais il faut noter que dans l'interrogation indirecte le subjonctif a quelquefois un sens particulier : dans nescio quid agam, le subjonctif agam peut avoir un double sens : car on peut se demander si au style direct il y aurait quid ago? que fais-je° ou quid agam? que dois-je faire? En d'autres termes, le subjonctif de

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