Voy. J. Baswors, ouv. cilé, p. 357 sq
3. Π ne faut pas confondre hoc nescio quis fecit et hoc nescio quis fecerit. La première phrase signifie proprement : α quelqu'un (je ne sais qui) l'a fait. » Dans la seconde, le sens est tout différent : « je ne sais pas, j'iznore qui a fait ceci. »
4. Küuxen (ausf. Gr. der lat. Spr., t. II, p. 993) cite à tort
Tén., Phorm., 247 : 0 Phædria, incredibile quantum erum ante 60 sapientia,
I faut lire, semble-t-il, incredibile est quantum et de plus l'exemple n'est pas probant, parce que l'indicatif dans l'interrogation indirecte n'a rien d'extraordinaire chez Térence.
Eu réalité, incredibile quantum, c'est incroyable à quel point, mirum quantum, cest élonnant à quel point, etc., devraient, dans tous les cas semblables, être placés entre parenthèses !.
Ce sont si bien des parenthèses, que les écrivains postérieurs les emploient devant des verbes qui ne sont pas à un mode personnel.
Ex. : Tac., Hist., Ill, 62 : immane quantum aucto animo. Etc.
408. — L'’anticipation du sujet, moins fréquente qu'en grec (cf. ci-dessus, $ 406) se rencontre néanmoins quelquefois dans des constructions comme
Cic., Tusc., 1, 24, 56: nam sanguinem, bilem, pituitam, ossa, nervos, venas… VideOr (je crois) posse dicere unde concreta et quomodo facta sint (au lieu de nam sanguis, bilis, pituita, etc., unde concreta … sint videor posse dicere).
ἢ 2. — Propositions relatives:.
409. — Définition. — On appelle propositions relatives® celles qui sont unies à une proposition principale par un relatif défini ou indéfint.
REMARQUE. — Contrairement à ce qui a lieu dans le français d'aujourd'hui, le grec et le latin peuvent, au moyen d'un relatif, rattacher à une proposition précédente contenant l’antécédent du relatif, une proposition participiale ou subordonnée dépendant d'une proposition principale qui suit*.
1. Rucmarx, Synt. lat., ξ 174, Rem. I, n. 2, a montré que au lieu de mirum (est) quam on a dit (par attraction) mire quam « étonnamment » et que d'après l'analogie de mire quam, il s'est formé toute une série d'expressions synonymes comme 88η6 quam, valde quam, oppido quam, per (= valde) quam, etc., employés surtout dans le style familier. 11 ne parait pas, suivant lui, que l'emploi de quam (tout seul) dans le style familier pour signifier « étonnamment » soit dû à l'analogic des locutions précédentes. Dans des phrases comune celles-ci :
Céuus (chez Cic., ad Fam., VIII, 15, 3) : habeo autem quam multa. — Cac. in Verr., 11, 3, 88, 206 : fecerunt alii quidem alia quam multa,
il lui semble possible que quam ait eu à l'origine un sens exclamatif et qu'on doive le rapprocher de l'emploi de ὡς dans l'expression ὡς ἀληθῶς. Voy. aussi l’éd. des lettres de Célius par F. Anxroixs (Paris, A. Colin et Ci°) et un article de Scmmazz, Berl. phil. Wockh., 1889, p. 210 sq.
2. Le rclatif ayant servi, en grec et eu latin (comme d'ailleurs dans les langues indo-européennes), à former presque toutes les conjonctions de subordination, il convient d'étudier tout d'abord les propositivas qu’il sert à introduire lui-même. En traitant des propositions relatives, on ne considérera, pour le moment, que les différentes formes qu'elles peuvent prendre ct que 165 modes, les temps et les négations qu'on y emploie, 1] sera question plus tard (liv. 1Π|, ch. ur) de l'origine même du pronom relatif et des règles d’accord et d'attraction.
3. On les appello aussi quelquefois propositions adjectives parce qu'elles qualifient logiquement l’antécédent exprimé ou sous-entendu auquel elles ont rapport. Voy. ci-dessus, p. 297, n. 2.
4. Ge tour cxistait dans l'ancien français et a persisté jusqu'au xvr° siècle.
H. Esriexxe : « Chacune langue a je ne sais quoi de propre... dont si vous vous efforcez
exprimer le naïf en une autre langue... votre diction sera contrainte. » — Bosstat : « Il y a partout la difficulté à laquelle si on succombe on périt, ν
feu nie Lu RS
Ex. : ARIsTOPH., Nuées, 893 : νῦν σοι φοάσω πρᾶγμ᾽ ὃ σὺ μαθὼν ἀνὴο ἔσει. — Tauc., V, 9, 8 : τὰ χλέμματα ταῦτα χαλλίστην δόξαν ἔχει ἃ τὸν πολέtoy μάλιστ᾽ ἄν τις ἀπατήσας τοὺς φίλους μέγιστ᾽ ἂν ὠφελήσειεν. VI, 31, 5 : εἰ γάρ τις ἐλογίσατο τήν τε τῆς πόλεως ἀνάλωσιν χαὶ τῶν στρατευομένων τὴν ἰδίαν, τῆς μὲν πόλεως ὅσα τε ἤδη προετετελέχε: χαὶ ἃ ἔχοντας τοὺς στρατηγοὺς ἀπέστελλε... — XÉN., Mém., Il, 6, 10 : εἶναί τινάς φασιν ἐπῳδὰς ἃς οἱ ἐπιστάμενοι ἐπάδοντες οἷς ἂν βού-λωντα! φίλους ἑαυτοῖς ποιοῦνται. ἰδδλιαν, 1, 5 : ἔφη εἶναι ἄχρον ὃ εἰ μὴ τις προκαταλήψοιτο, ἀδύνατον ἔσεσθαι παρελθεῖν. — Déu., XIX, 39 : οἱ ᾿Αλεῖς, οὖς ἵνα διαλλάττωσι, κατασχεῖν τοὺς πρέσθεις Φίλιππός φησι, τοιαύτης τετυλήχασι διαλλαγῆς, ὥστ᾽ ἐξελήλανται χαὶ ἀνάστατος ἢ πόλις αὐτῶν γέγονεν. Etc.
(1ω., ad Fam., V1, 6, 5 : nolo... hunc... existimare ea me suasisse Pompejo quibus ille si paruisset,.. hic (Cæsar)... tantas opes quantas nunc habet non haberet. — Conx. NÉP.. 4//., 4, 2 : noli.. adversum eos me velle ducere cum quibus ne contra te arma ferrem Italiam reliqui. Etc.
11 peut même arriver en latin qu'une proposition soit rattachée par un premier relatif à une proposition principale, qui la précède, et par un second relatif à une autre proposition principale, qui la suit.
Ex. : Cic., de Fin., 1, 1, 26 : est enim... non satis politus iis artibus quas qui tenent eruditi appellantur'.
410. — Propositions relatives ordinaires. — En grec et en latin, une proposition relative n'a souvent que la forme d'une proposition subordonnée; pour le sens elle équivaut à une proposition indépendante coordonnée à la proposition principale?
1. En grec, le second relatif serait remplacé par l'article accompagné d'un participe. Voy. l'exemple de Xénophon (Wém., 11, 6, 10 : ἃς οἱ ἐπιστάμενοι...) cité dans le texte.
2. C'est ce qui a lieu surtout quand la proposition relative est explicatire, c'est-à-dire quand elle est précédée d'une forte ponctuation et que le pronom « qui n équivaut à « ef celui-ci », mais celui-ci », car celui-ci», « donc celui-ci », etc.
Ex. : Xéx., Mém., I, 2, 64 : πῶς οὖν ἔνοχος ἂν εἴη τῇ γραφῇ; ὃς (— οὗτος γὰρ)... φανερὸς ἦν θεραπεύων τοὺς θεούς.
Cic., Acad., 11, 2,4 : magno studio Lucullus philosophiæ deditus fuit in ipso bello : in quo (— in eo tamen) ita magna rei militaris esse occupatio solet, ut non multum imperatori sub ipsis pellibus otii relinquatur. Εἰς.
Le grec fait de cette construction un usage moins fréquent que le latin et préfère souvent employer le démonstralif : ainsi ταῦτα δὲ εἰπόντες, ταῦτα δὲ ἀχούσαντος, ὡς δὲ ταῦτα ἐγένετο, ctc., sont des locutions qui correspondent au latin quæ cum dixissent, quæ cum audivissent, etc.
Mais, en grec comme en latin, quand le relatif remplace un démonstralif précédé ou suivi d’une conjonction, de coordination, il est interdit d'exprimer la conjonction de coordination avec le relatif. Les seules particules dont on puisse, en pareil cas, accompagner le relatif sont γε et δή, en grec, quidem et ti men, en latin.
Ex.: Xex., Mém.. IT, 3, 15: ἄτοπα λέγεις, ὅς γε χελεύεις ἐμὲ νεώτερον ὄντα χαθηγεῖσθαι. — Εὐκ., Jph. en Taur., 330 : οὗ δὴ (x c'est là, c'est alors que ») τὸ δεινὸν παραχέλευσμ᾽ ἠκούσαμεν.
Cic., ad Fam., XII. 55, {: causam tibi exposuimus Ephesi, quam tu tamen (— sed eam tamen tu) coram facilius meliusque cognosces. De Sen..14#, 50 : atque hæc quidem studia doctrinæ : quæ quidem (— et illa quidem) prudentibus et bene institutis pariter cum ætate crescunt.
Dans les propositions où le relatif est suivi d’une conjonction de coordination, cette conjonction a rapport à l’antécédent et non point au relatif,
"nt
En ce cas, elle conserve le mode et la négation qu'elle aurait si elle se présentait sous la forme d'une proposition indépendante.
Voici quelques exemples : il serait très facile d'en multiplier le nombre, mais il suffit de lire un texte grec ou latin pour trouver, à tout instant, des applications de cette règle si naturelle,