Voy. ci-dessus, p. 269, n
2. Pour plus do détails, voy. R. KCuxxn, ausf. Gramm. der lat. Spr., t. 1,0. 787 κα.
3. On rattache ordinairement ce tour au subjouctif dit de répétition, qu'on trouve de la même façon et à la même époque employé avec cum (quotiens, ubi, si) ut quisque, prout, etc., quand le verbe est à l’imparfait ou au plus-que-parfait. 11 y a, en effet, un lien logique entre les propositions commençant par ces diverses conjonctions et les propositions relatives indéterminées. Mais je me demande si c'est bien l'analogie des propositions temporelles ou conditionnelles du latia qui a fait sentir son action aux propositions relatives indéterminées : je crois que dans un cas comme dans l'autre, on doit recounaitre l'influence de la syntaxe grecque. C'est parce que l'on remarquait qu'en grec les propositions relalires indéterminées, qui auraient dû être à l’imparfait ou au plus-que-parfait, avaient leurs verbes à l'optatif présent ou à l'optatif aoriste, qu'on a ou l'idée d'imiter cette construction et d'employer ici le plus-queparfait, là l'imparfait du subjonctif ; en le faisant, on se figurait marquer avec plus de précision le rapport logique entre la proposition suburdonnée et la proposition principale et l'on obéissait à la tendance déja signalée à propos de l'interrogation indirecte, tendance imposée par les grammairiens et qui consistait à voir dans le subjonctif le mode propre de la subordination, 11 ne faut pas oublier, en effet, qu'avant l'époque impériale on ne signale qu'un très petit nombre d'exemples autorisés de cette construction; il n'y en ἃ même pas durant la période archaïque. Il semble donc qu'on puisse voir dans ce tour un véritable hellénisme. Que si l'on demande pourquoi on ne le trouve pas ailleurs qu'avec l'imparfait ou le plus-queparfait, je répondrai que cela tient vraisemblablement ἃ ce que les Latins étaient plus frappés de l'emploi de l'optatif que de l'emploi du subjonctif avec ἄν : en effet, ils croyaient avoir dans leur langue l'équivalent exact de l'optatif, tandis qu'ils ne voyaient pas par quoi ils auraient pu rendre l'idée du subjonctif avec ἄν. Ce n'est pas toutefois qu'ils n'aient jamais essayé de le faire : on trouve dans certaines propositions temporelles le présent ou le parfait du subjonctif employé par quelques écrivains pour rendre l'idée de répétition ou de généralisation; mais d'une part le subjonctif tout seul est insuffisant et d'autre part ce tour parait propre surtout à la langue vulgaire et incorrecte.
4. Toutefois cet exemple n'est pas très concluant, parce que rien n'empêche de voir dans Opus esset et expediret un emploi particulier du stylo indirect au sens large du mot : « quand il le jugeait utile, quand il le croyait avantageux » (pensée du sujet de solebat).
5. Il est permis encore de trouver cet exemple peu concluant, parce que ab 60, qui. nc signifie pas « par celui, quel qu'il fèt, qui... », mais bien « par celui qui devait, qui était désigné pour ‘fonder la colonie ». De même dans la proposition qu'on lit quelques ligaes plus haut, même passage :
rebus divinis, quæ publice fierent, ut « faverent linguis » imperabatur,
le relatif quæ est suivi du subjonctif, non pas parce qu'il est indéterminé, mais parce qu'il a le sens restrictif : « dans les sacrifices, dans ceux du moins qui avaient un caractère officiel. »
PR
Ait
eva fir.
hostias ducerent eligebantur. —Conn.NÉP., Dion., 1, 4 : legationes vero omnes quæ essent illustriores per Dionem administrabantur. Παί., 4,2: quæ regi portarentur abripiebat. Eum., 3, 4 : etenim semper habiti sunt fortissimi qui summa imperii potirentur. — T.-Live, VI, 25, 9 : qua quemque suorum usuum causæ ferrent. XXI, 58, 7 : nec quod statutum esset manebat (cf. XXI, 11, 9: 53, 11; XXII, 28, 1). III, 11, 2 : quemcumque lictor jussu consulis prendisset. IV, 13, 3 : quacumque incederet (οἴ. V, 42,4; VI, 8,6; IX, 19, 8). III, 55, 2 : quicquid... libertati plebis caveretur. XXI, 35, 2 : utcumque δαὶ locus opportunitatem daret, δῖ... Etc.
11. L’emploi du présent ou du parfait du subjonctif dans les propositions relatives indéterminées est une incorrection qui appartenait sans doute au latin vulgaire.
Les prétendus passages de César et de T.-Live que l’on citait pour prouver que cette construction était admissible ? s'expliquent par une raison indépendante de la valeur du relatif ou doivent être corrigés, parce que le subjonctif n'est qu'une mauvaise leçon.
412. — En grec, la construction des propositions relatives indéterminées dépend du relatif employé et du temps auquel se rapporte l'action.
4° Quand on se sert de ὅστις, celui, quel qu’il soit; qui, On peut employer l'indicatif, l'idée d'indétermination étant suffisamment exprimée par la forme du relatif *.
La négation est μή.
Ex. : Sopn., Ant, 118 sqq. : ἐμοὶ γὰρ ὅστις πᾶσαν εὐθύνων πόλιν | μὴ τῶν ἀρίστων ἅπτεται βουλευμάτων, | ἀλλ᾽ ἐχ φόδου του γλῶσσαν ἰἐγχλείσας ἔχει | , χάχιστος εἶναι νῦν τε χαὶ Taka: δοχεῖ" | χαὶ μείζον᾽ ὅστις ἀντὶ τῆς αὑτοῦ πάτρας Ϊ φίλον νομίζει, τοῦτον οὐδαμοῦ λέγω. — Tauc., Il, 64, 5: ὅστις... ἐπὶ μεγίστοις τὸ ἐπίφθονον Aapôaver, ὀρθῶς βουλεύεται. Ib, 64, 6 : ..««οἴτινες πρὸς τὰς ξυμφορὰς γνώμῃ μὲν ἥχιστα λυποῦνται, ἔργῳ δὲ μάλιστα ἀντέχουσιν, οὗτοι καὶ πόλεων χαὶ ἰδιωτῶν χράτιστοί εἰσιν.
1. A. Dazcun (Hist. Synt. der lat. Spr., t. II, p. 525-6) cile des exemples de Pis L'ANCIEX (ΠΗ. N., XXVII, 107; 114; XXXV, 129), un seul exemple de Tacirs (Ann., II, 74), plusieurs exemples de Suéross (Aug., 49: Cal., 3; Nér., 37; Vit., 10 ; Vesp., 21; Tit.,5), de Lactance (1, 24, 29; IV, 43, ἃ; VI, 6,20; VI, 19, 11; Zra Dei, 40, 20; 13, 23; de Mort. persec., 7, 8) et de S. Avocsrix (de Civ. Dei, LI, 12 ; IV, 7; VI, 4). Voy. des exemples de 5. Jérôme dans ma thèse, p. 359-60. On sait que cette syntaxe incorrecte est devenue la règle en français après « qui que, quel que, quelque que... », mais non après le simple relatif : « ceux qui, tous ceux qui, quiconque... ».
2. Par exemple, A. Faioriz, Æpilegomena ad T.-Livii librum primum, p. 49-50.
3. Voy. O. Rismanx, Études sur... T.-Lire, 2° éd., p. 297-298,
4. On trouve dans Homère ὅς employé au lieu de ὅστις avec l'indicatif.
Ex: Hon., Od., XIV, 156 : ἐχθρὸς γάρ μοι xeïvos ὁμῶς ᾿Αίδαο πύλησιν | γίγνεται, ὃς πενίη
Mais en prose, quand on veut rendre l'idée de « quiconque » à l'aide du relatif ὅς, on se sert
ordinairement d’une des formes composées ὃς δή ποτε, ὃς δή ποτ᾽ οὖν ou bien ὁσδήποτε, ὁσδηποτοῦν.
On trouve aussi ὅστις δή, ὅστις δή ποτε, et pour exprimer l’idée de grandeur indéterminée, ὅσος
êr, ὁσοσοῦν (quantuscumque), ὁπόσος δή, ὁποσοσοῦν. Voy. R. Κῦηπεκ, ausf. Gramm. der gr. Spr., t. II, p. 928, 7.
On trouve même l'imparfait de l'indicatif avec ὅστις, au lieu de l'optatif présent qu'on attendrait conformément à la règle, ἃ 419, 9, B, Rex. I, Ὁ (p. 441).
Ex. : XEN., An., 1, 1, 5 : ὅστις δ᾽ &pruvetto' τῶν παρὰ βασιλέως πρὸς αὐτόν, πάντας οὕτω διατιθεὶς ἀπεπέμπετο.
REMARQUES. — I. C'est l'indicatif que l'on emploie généralement en grec (comme en latin) dans les propositions relatives indéterminées qui ont la valeur de parenthèses, comme à tt rer ἐστίν (quidquid est), quoi que ce soit, quoi qu'il en soit, ὅστις ποτ᾽ ἐστίν (ou ἔσται), quel qu'il puisse être?
Ex. : ESCHYLE, Agam., 160 : Ζεύς, ὅστις ποτ᾽ ἐστίν, εἰ τόδ᾽ αὐτῷ φίλον χεχλημένῳ, τοῦτό νιν προσεννέπω. — Eur., Or., 448 : δουλεύουεν | θεοῖς, 8 τι ποτ᾽ εἰσὶν θεο!.
Ηέπου., VI, 12 : ἥμῖν γε χρέσσον... δουληΐην ὑπομεῖναι, ἥτις ἔσται (cf. VII, 46 : ὃ τι δή χοτέ ἐστι...).
Toutefois ὅστις peut être aussi, dans des constructions de ce genre, suivi immédiatement de ἄν et construit avec le subjonctif, quand il est question d'une condition future ou indéterminée.
Ex. : ESCHINE, I, 191 : ἀλλ᾽ ὃ προσαψάμενος αὐτῶν, ὅστις ἂν À, λόγον παρέχει. — DÉM., IV, 27 : ἀλλ᾽ ὑφ᾽’ ἡμῶν ἔδει χεχειροτονη μένον εἶναι τοῦτον, ὅστις ἂν ἧ. Etc.
2 Régulièrement, on ne se sert de ὅς que si l'action n’est pas rapportée à un temps déterminé: en pareil cas, on rend l'idée d'indétermination à l’aide de la particule ἄν qui suit immédiatement le relatif et l’on met le verbe au subjonctif présent, au sens de l'indicatif présent latin, ou aoriste, au sens de l'indicatif parfait latin.
Mais, si l'action est formellement rapportée au passé, on se sert ordinairement de ὅστις avec l'optatif présent, au sens de l'imparfait latin, ou avec l’optatif aoriste, au sens du plus-que-parfait latin.
Dans l'un et l'autre cas, la négation est μή.
Cette construction rentre, en somme, dans celle des propositions relatives hypothétiques dont il sera question ci-après, 8 419, 2°*.
413. — Extension de sens des propositions relatives. — Le relatif pouvant être modifié dans sa signification propre par la
1. Toutefois je dois faire remarquer que W. Volibrecht (dans la 8° éd. de l'Anabase de F. Volibrecht) lit ἀφιχνοῖτο. qui me parait avoir plus d'autorité du côté des manuscrits.