‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 146 sur 306 · Poar l'emploi de La négation, voy. ci-dessus, n · texte numérisé non relu

Poar l'emploi de La négation, voy. ci-dessus, n

3. Cette règle surprend d'abord, parce qu'en latin les propositions causales proprement dites conservent ordinairement, sauf dans certains cas particuliers, le mode des propositions indépendantes. Il est vrai qu'à l'époque archaïque on trouve encore très souvent l'indicatif dans les propositions relatives causales εἰ qu'on a longtemps hésité entre l'indicatif et le subjonctif (cf. Ten., Eun.. 302 sq.). Voy. R. Kümren, ausf. Gramm. der lat. Spr., t. M, p. 852, Anm. I. 11 semble bien qu'en employant le subjonctif dans une proposition relative causale les Latins se soient préoccupés de marquer avcc précision le lien logique

Ex. : Praure, Mil., 59 : te omnes amant mulieres, neque id injuria, | qui sis tam pulcher. -- Τέκ., Eun., 802 : miseret tui me, qui hunc tantum hominem facias inimicum tibi. — αἰ, Tusc., 1, 44, 107 : Magna culpa Pelopis, qui non erudierit filium nec docuerit, quatenus esset quidque curandum. P. Arch., 10, 24 : Alexander cum in Sigeo ad Achillis tumulum adstitisset : « O fortunate, inquit, adulescens, qui tuæ virtutis Homerum præconem inveneris'! ». — Cés., de Bell. Gall., \, 4, 2 : id tulit factum graviter Indutiomarus, suam gratiam inter suos minui, et, qui jam ante inimico in nos animo fuisset, multo gravius hoc dolore exarsit. — Conn. Nér., Hann., 12, 2 : patres conscripti, qui Hannibale vivo nunquam se sine insidiis futuros existimarent, legatos in Bithyniam miserunt..…., qui ab rege peterent, ne inimicissimum suum secum haberet sibique dederet. —T.-Live, VII, 24,8 : inde barbari dissipati, quibus nec certa imperia nec duces essent, vertunt impetum in 8.108. — Q.-Curce, VI, 1 (3), 19 : Antipater, qui probe nosset spiritus ejus, non est ausus ipse agere arbitria victoriæ. — Tac, Ann., IV, 31 : qui omnia facta dictaque ejus vice legis observem, placitum jam exemplum promptius secutus sum. Etc.

Dans Sénèque et dans Tacite, le subjonctif causal devient déjà très rare; plus tard il cédera de plus en plus la place à l'indicatif?.

REMARQUES. — I. Pour exprimer avec plus de précision l'idée de cause, les Latins pouvaient faire précéder le relatif des particules ut, quippe ou utpote. De ces trois

qui existait entre celle-ci et la proposition principale: or, nous l'avons déjà vu maintes {ois, le subjonctif est pour les Latins le mude de la subordination par excellence, Mais ce serait une erreur de croire que le subjonctif a été introduit dans ces propositions par l’analogie de CUM signifiant « puisque ». En réalité, l'emploi du subjonctif avec qui est antérieur à l'emploi du suhjonctif arec CUM : on trouve le premier, mais pas le second, chez Plaute et c'est seulement à l'époque de Térence qu'on rencontre les deux. ον. R. Kümæn, ouv. cité, t.11, p. 851, 2 ct 3.

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