‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 150 sur 306 · C) POTENTIEL · texte numérisé non relu

C) POTENTIEL

Ex. : PLaToN, Rép., 360 ἢ: οὐδεὶς ἂν γένοιτο OUT ἀδαμάντινος, ὃς ἂν μείνειεν ἐν τῇ διχαιοσύνῃ.

REMARQUE. -- On rattache aux propositions relatives consécutives les expressions suivantes : εἰσὶν οἵ, il y a des gens qui. ἔστιν ὧν (cf. ci-dessus, $ 6), il y a des gens + ÿ » # ot γος Ε dont, ἔστιν οἷς, il y a des gens à qui, elc.; οὐχ ἔστιν ὅστις, οὐδεὶς ἔστιν ὅστις, il n'es personne qui,…, οὐχ ἔστιν ὅστις οὐ, οὐδεὶς ἔστιν ὁστις οὐ, il n'est personne qui πο... οὐχ ἔστιν ὅπως, il n'y a pas moyen 400..., OUX ἔστιν ὅπως OU, il n'y a pas moyen que... ne... pas. a) Ces expressions ne sont pas suivies du subjonctif (ni de l’optatif sans ἄν)", mais elles se construisent ordinairement avec l'indicatif.

4. 11 pourrait y avoir ὥστε μιν παῦσαι, dit Goopwix (our. cité, p. 219, ὃ 576), qui compare Isocn., V, 66 : εἰς τοσαύτην ἢλθε μεταθολὴν ὥσθ᾽ ἁπάσης τῆς ᾿Ασίας γενέαθα:ι δεσπότης.

Mais remarquez quo l'emploi de l'indicatif futur ἄδηβ la phrase d'Hérodote donne ἃ la pensée plus d'exactitude et de précision que ne ferait l'infinitif auquel maaquent le temps, le nombre et la personne. De plas. ainsi que 16 constate lui-même Goodwin (ὃ 577), la construction de ὥστε après τοιοῦτος est assez rare : τοιοῦτος est naturellement suivi des corrélatifs ὅς et οἷος, de même que ὥστε a pour

antécédent naturel οὕτως.

2. Une chose que l'on regarde comme éventuelle pouvant aussi sc présenter à l'esprit comme possible,

on conçoit que l'indicatif fatur ait pu, dans certaines propositions relatives consécutives, être remplacé par le mode potentiel.

Ex.: Xéx., Hell, VII, 1, 38: ἀπήγγειλεν ὅτι βασιλεὺς ἀρτοχόπους μὲν pal ὀψοποιοὺς xal οἰνοχόους καὶ θυρωροὺς παμπληθεῖς ἔχοι, ἄνδρας δὲ οὗ μάχοιντ᾽ ἂν “Ἑλλησι πάνυ ζητῶν οὐχ ἔφη δύνασθαι ἰδεῖν. Cyr, IV, 5, 58: οὐχ ἔχομεν ἄνδρας, οὖς ἀναβιβδάσαιμεν ἂν ἐπὶ τούτους τοὺς ἵππους.

3. Eu dehors du cas dont il est question dans la note 2, l'emploi du potentiel est rare. L'exemple de Platon (Rép., 360 b) parait même, à première vue, contenir une irrégularité, puisque la proposition relative dépendant d'une proposition principale dont le verbe est au potentiel ne devrait pas avoir son verbe au potentiel, mais bien à l'optatif (cf. $ 420, 2°). Toutefois, ce qui a déterminé Platon à se servir ici du potentiel, c'est qu'il a voulu dire expressément ceci : « on ne trouverait pas d'homme assez ferme pour que, placé dans les mêmes conditions que Gygès, il pit persévérer dans la justice. »

4. Cependant on trouve l'optatif sans ἄν avec l'indéfini ἔστιν ὅς chez Homère et avec ἔστιν ὅστις, ἔστι» ὅπως, ἔστιν ὅποι chez les poèles attiques.

Ex. : Hom., 11., XXII, 348 : οὖκ ἔσθ᾽ ὃς σῆς γε χύνας χεφαλῆς ἀπαλάλχοι.. ZI, II, 687: οὗ γὰρ ἔην ὅς τίς σφιν ἐπὶ στίχας ἡγήσαιτο. — Escuvix, Agam., 620 : οὐκ ἔσθ᾽ ὅπως λέξαιμι τὰ ψευδῆ καλά. Prom,, 292 : οὐκ ἔσθ᾽ ὅτῳ μείζονα μοῖραν νεέμαιμ᾽ ἤ σοι. Ολοέρλ., 172: οὖκ ἔστιν ὅστις πλὴν ἑνὸς κεέραιτό νιν. — Ecn., Alc.,5%: ἔστ᾽ οὖν ὅπως Λλχηστις ἐς γῆρας Abo: Alc., 113 : ἔσθ᾽ ὅποι τις στεας παραλύσαι ψυχάν ;

Ici l'optalif sans ἄν a conservé le sens qu'il avait primitivoment : il exprime l'idée de possibilité. Cf. ci-dessus, $ 315.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 28

Ex.: XÉN., Hipp., 3, 4 : εἰσὶ δὲ χαὶ οὗ φεύγουσιν. Hell., VII, 5, 26 : οὐδεὶς ἦν ὅστις οὐκ ᾧετο. Etc.

b) Mais on trouve aussi le mode potentiel (optatif avec ἄν) ou wwwel (potentiel du passé ; indicatif d'un temps passé avec ἂν).

Ex. :1socR., VIII, 52 : οὖκ ἔστιν ὅστις τούτων οὐκ ἂν χαταφρονήσειεν. — DÉm., XVIII, 43 : οὐ γὰρ ἦν ὅ τι ἂν ἐποιεῖτε.

20 En latin, les propositions relatives consécutives se mettent régulièrement au subjonclif.

On considère comme ayant la valeur de propositions consécutives :

a) Non seulement les propositions dont le relatif a pour antécédent tam, tantus, talis, ejusmodi et is (-— talis)

Ex. : Cic., de Amic., 1, 23: quæ tam firma civitas est, quæ non odiis funditus possit everti? Tusc., 1, 13, 30 : nemo omnium tam est immanis, cujus mentem non imbuerit deorum opinio. A4c., 11, 39, 122 : nulla acies humani ingenii tanta est, quæ penetrare in cælum, terram intrare possit. 4d Fan., X, 6,3 : talem te esse oportet, qui te ab impiorum civium societate sejungas. Tusc., III, 8, 16 : innocentia est affectio talis animi, quæ noceat nemini. In Verr.. Il, 1, 33, 85 : nomen legati ejusmodi esse debet, quod non modo inter sociorum jura, sed etiam inter hostium tela incolume versetur. De leg. agr., 2, 5, 10: ΠΟ sum ego is consul, qui nefas esse arbitrer Gracchos laudare (cf. ad Fam., V, 12, 6; 31, ἃ; Brut., 9, 38; in Catil., 4, 11, 24)!

b) Mais encore toutes les propositions impliquant cette idée : un objet (une personne) qui est de telle nalure que, un objet (une personne) qui répond à celle condition de.

Ex. : Cic., ad Att., XI, 8, 2: qui ex ipso audissent (des gens en bonne situation pour l'apprendre de sa bouche}? nefaria quædam ad

1. Dans ces sortes de phrases, le pronom qui lient la place de ut, ce qui explique l'emploi du subjonctif.

Quand on veut marquer avec force l'idée de conséquence, on se sert de ut plutôt que de qui.

Ex.:Cic., p. Planc., 18,45 : neque vero tam durus in plebem noster ordo fuit, ut eam coli nostra modioa liberalitate noluerit. /6., 26, 64 : eum me fuisse in maximis imperiis arbitror, ut non ita mihi multum gloriæ sit ea quæsturæ laude repetendum (ef. ib., 31, 75; p. Sull., 32, 89 ; in Cat., 1,9, 22; ad Fam., X, 6,3; in Cat., 3, 10, 25; p. Quinct., 25, 78; Tusc., lII, 29, 71; de Orat., IN, 31, 124, etc.

2. Entre qui audierant et qui audissent il ÿ a souvent la même différence qu'en français entre « les gens qui avaient entendu » et « des gens qui avaient entendu ». De ces deux formes de phrase, la première vise les personnes délerminées qui on réellement entendu quelque chose, la seconde désigne une catégorie de personnes placées de manière à entendre. De là la différence dans l'emploi du made. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples ct tous les emplois du subjonctif dans les propositions

me pertulerunt. P. Rosc. Am., 18, 52 : nunc dicis aliquid quod ad rem pertineat. De Off., II, 33, 111: qui potest temperantiam laudare is qui ponat' summum bonum in voluptate? -- T.-Live, XXII, 39, 15: dubitas ergo quin sedendo superaturi simus eum qui senesCat {un homme qui vieillit) in dies? XXII, 49, 17 : octoginta præterea aut senatores aut Qui (des hommes qui remplissaient cette condition) eos magistratus gessissent. XXII, 46, 9: præsidio quod (— præsidio eo quod) per hiberna ad tenendum locum satis esset. XXII, 19, 5 : quæ facile omnem patientiam vincerent nuntiabantur (on annonçait des choses qui étaient bien de nature à triompher de toute la patience du monde). XXIV, 34,3 : summissa quædam et quæ planis vallibus adiri possent (cf. XXV, 26, 1). XXIIT, 13, 3 : plerique, qui meminerimus, supersumus (γι. ἃ m. nous survivons encore en grand nombre répondant à celle condition, de nous souvenir). XXVII, 11, 145: magnum... numerum eorum conquisiverunt qui equo merere deberent. XXIX, 30, 4 : minor spe multitudo nec cum qua tantam rem aggredi satis auderet (ses partisans étaient moins nombreux qu'il ne l'avait espéré et cela n'était pas fait pour lui donner beaucoup de courage). Etc. ?.

c) Et les expressions suivantes que les bons écrivains font suivre du subjonctif : sunt qui..., reperiuntur qui..., il y a, on trouve des gens qui, nemo est qui..., quis est qui...? il n'est personne qui, quel est l'homme qui? est ubi..., il y a des cas où, est quatenus..., il ya un point

relatives de cette catégorie ne peuvent pas étre expliqués par cette distinction de sens. Aussi les grammairiens sont-ils loin d'être d'accord sur cette question, comme on peut le voir en lisant leurs travaux. Je signale particulièrement le dernier en date, celui de A. Dirruan, Studien sur lateinischen Moduslehre (Leipzig, Teubner, 1897), pp. 67-73; 97-120. Cet ouvrage est une critique assez vive, mais mesurée dans la forme, du livre de W. Ganpwen Haut, The οὐκ constructions : their history and functions, dans lequel l'auteur a déduit presque toute la syntaxe de la conjonction cum, de la syntaxe des propositions relatives. Je ne prétends pas que M. Ditimar ait raison sur tous les points (loin de là; τοῦ. l'Archiv de Waævrruix, t. X, p. 558 sq.), mais il force à réfléchir de nouveau sur des questions qu'on pourrait croire résolues, et, en tout cas, son ouvrage est plein de faits et d'exemples assez nombreux pour qu'on puisse juger l'auteur lui-méme et se faire une opioion personnelle.

4. Ici le subjonctif est amené par l'idée contenue dans 18 qui, « un homme capable de... » Mais il ne faudrait pas croire que 18 qui soit nécessairement, partout et toujours suivi du subjonctif. 1] arrive même assez souvent que 18 Qui (ct aussi talis qui) ne servant qu'à constater un fait, sont suivis de l'indicatif.

Ex.: Cic. ad Fam., XV, 4, 11 : tu es is, qui me-tuis sententiis sæpissime ornasti. 1, 6. 2 : præsta te eum, qui mihi a teneris, ut Græci dicunt, unguioulis es cognitus. De imp. Cn. Pomp., I, 3 : (mihi) causa talis oblata est, in qua oratio deesse nemini potest. — T.-Live, IX, 3, 12 : ista quidem sententia ea est, quæ neque parat nec inimicos tollit (« c'est des trois avis proposés, celui précisément qui... »).

2. Voy. Rizmanx-Bunorst, éd. de T.-Live, XXI-XXIUI, Rem. 134; XXII-XXV, Rem. 175: Rixmaxn- Homotre, éd. de T.-Lire, XXVI-XXX, Rem. 138. L'application exacte de cette règle étant une des difficultés de la langue latine, on comprend qu'un écrivain médiocre, comme l'auteur du de Bello Hispaniensi, ait employé souvent le subjonclif à tort et à travers daos les propositions relatives.

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jusqu'où... eSt QUOd..., il y a une raison pour laquelle, quid est (ou quid est causæ) cur (quare, quamobrem, quod)...? Etc.

Ex. : Varn., de Re rust.. I], 7, 13 : Sunt qui dicant... — Cés., de Bell. Gall, VII, 11,5 : qui se ultro morti offerant, facilius reperiuntur, quam qui dolorem patienter ferant. — Cic., Tusc., V, 8, 23 : est ubi id isto modo valeat «οἴ. in Verr., 1, 1, 45, 115: est unde...; p. 4rck., 6, 12: suppeditat, ubi.... De Orat., ΠῚ, 23, 89 : nihil est quod quisquam magnitudinem artium ex eo, quod senes discunt, pertimescat. — T.-Live, 1, 98, 4: si unquam ante alias ullo in bello fuit, quod primum diis immortalibus gratias ageretis…. hesternum id prœlium fuit. — Cic., p. Cluent., 53,147: Quid est cur in hoc loco sedeas? (εἴ. de Fin., I, 10, 34; T.-Live, XXI. 43, 12). Phil., 2, 29, 1 : quid fuit causæ, cur in Africum Cæsarem non sequerere? (ct. p. Flacc., 2, 5; de Orat., HI, 48. 145; ad Fam., Il, 13, 2).In Verr., Π 4, 20, 43 : quid erat quod Calidius Romæ quereretur...?!. Etc.

REMARQUES. — [. Parmi les expressions qui viennent d'être citées, celles qui, comme nemo est qui, etc., sont négatives de sens, sont foujours? suivies du subjonctif.

Mais celles qui sont affirmatives sont quelquefois suivies de l'indicatif, surtout dans la langue archaïque ou familière et chez les poètes”.

Ex. : PLAUTE, Trin., 91 : sunt quos 8010 amicos esse (cf. Pseud., 462 ; Capl.. 263; Bacch., 1149, etc.); — TÉR., Andr., 448 : est, quod suscenset tibi (cf. Phorm., 333). — Cic., de Inv., 1, 40, 72: sunt autem qui putant..….". — HORACE, Carm., I, 1, 3 sq. : sunt quos... juvat (cf. Carm., 1, 1, 19; 1, 7,5; Sat., 1, 4, 24, etc.).

1. Dans cette deruière phrase, lo subjonctif est amené nécessairement par le sens, qui est en snmme : « Pourquoi se plaignait-il, puisqu'il n'avait pas de raison de se plaindre ° » Au contraire, dans le même passage, un peu plus loiu, Cicéron ἃ écrit quid erat, quod confirmabat .. 7 parce qu'il veut dire : « Quelle raison y avait-il, qui expliquât ce fait qu'il aflirmait ?... » Dans les phrases de ce dernicr type, quod est un véritable accusatif adverbial signifiant proprement « pour ce qui est de ce fait que... » ct équivaut à « pour expliquer (ou pour justifier) ce fait que... ». Cf. plus loin, $ 439.

2. Les passages de Cicéron où cette règle semble violée doivent être corrigés. Voy. O. Riemanx, Synt. lat., 2° éd., p. 375, n. 2.

3. Il faut d'ailleurs prendre garde que certains passages cités dans quelques grammaires comme peu corrects parce que Sunt qui, etc., y est suivi de l'indicatif, n'ont point du tout la valeur qu'on prétend leur donner : en effet, le sens exact de ces passages exige qu’on emploie l'indicatif,

Ex.: Cés., de Bello Gall. 1V, 10,5 : pars magna a feris barbarisque nationibus incolitur, ex quibus sunt qui (« parmi lesquels se trouvent précisément ceux qui... ») piscibus atque ovis avium vivere existimantur. VI, 27. 1 : sunt item, quæ appellantur alces « on y trouve de mème les animaux qu'on appelle élans ».

Eofin d'autres passages doivent être manifestement corrigés. C'est le cas notamment pour

Cic., de Off. ἴ, 24, 84 : sunt enim qui. quod sentiunt etiamsi optimum sit, tamen invidiæ metu non audent dicere,

v la correction audeant semble exigée aussi par le subjonctif optimum sit. 4. Dans Suivsre, Cat., 19, 4, le texte sunt qui ita dicunt n'est pas sûr.

ie SYNTAXE DE SUBORDINATION. 137

Il faut cependant mettre à part les formes de phrase dans lesquelles l’expression, au lieu d'être indéterminée, comme dans sunt qui.…., est rendue plus précise par l'addition de mots comme multi, quidam, alii, nonnulli, pauci, omnes, de substantifs comme homines, philosophi, etc. ; enfin de noms de nombre, comme unus, duo, tres, etc. En pareil cas, le verbe peut être aussi bien à l'indicatif qu'au subjonctif. Tout dépend de la nuance de signification que veut rendre l'écrivain.

Ex. : Cic., de Fin., V, 1#, 38 : sunt bestiæ quædam, in quibus inest aliquid simile virtutis, ut in leonibus, ut in canibus, ut in equis. De Off., I, 24, 84 : inventi multi sunt, qui... vitam etiam profundere pro patria parati essent, ut Callicratidas.

On voit que le subjonctif exprime dans la seconde phrase une idée toute différente de celle que rend l'indicatif dans la première; l'indicatif inest signifie qu'il y a cerfainement chez divers animaux quelque chose qui ressemble à du courage; le subjonctif essent laisse entendre que beaucoup de citovens ont eu assez de vertu pour sacrifier leur vie à la patrie.

De mème, une phrase comme celle-ci :

Cic., de Off., 1, 14, 43 : sunt autem multi (et quidem cupidi splendoris et gloriæ) qui eripiunt aliis quod aliis largiantur,

signifie littéralement : nombreux sont les gens. qui ravissent aux uns de quoi donner aux autres. Le subjonctif eripiant aurait un tout autre sens; il faudrait entendre : il y a beaucoup de gens capables de ravir, etc. On pourrait aisément multiplier les exemples.

11. L'emploi du subjonctif, au lieu de l'indicatif, suffit à modifier profondément le sens de certaines phrases qui ont, en apparence, une allure toute semblable.

Ainsi la phrase nihil bonum est quod non eum qui id possidet meliorem faciat n’a point du tout le même sens que celle-ci : nihil bonum est quod non eum qui id possidet meliorem facit. La première signifie : il n'y a point de bien qui ne rende meilleur cclui qui le possède ; la seconde signifie : toute chose qui ne rend pas meilleur celui qui la possède n'est pas un bien.

En d'autres termes, la seconde proposition n'est nullement consécutive, mais elle remplace une proposition commencant par si : nihil bonum est, si eum qui id possidet meliorem non facit.

Cf. Cic., Parad., 1, 3, 14 : quicquam bonum est quod non eum qui id possidet meliorem facit? Phrl., 1, 14, 35 : beatus est nemo qui ea lege vivit αἱ... interfici possit'. Etc.

d) Les propositions relatives qui dépendent des adjectifs dignus (indignus), digne (indigne) de. et idoneus (aptus), propre à... À

4. En pareil cas, le subjonctif est amené quelquefois par απὸ idée particulière et non par la forme de la proposition relative.

Es. : Cic., Phil., 2, 26, 64 : mea autem sententia, qui rei publicæ sit hostis, felix esse nemo potest.

Je crois qu'ici le subjonctif sit s'explique par une extension analogique de la règle du style indirect : car la phrase de Cicéron revient à celle-ci : existimo autem, qui rei publicæ sit hostis. felicem esse neminem posse.

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