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Pour dignus ut... voy. ci-après, p. 520 avec la π

EX. : Puaur., Pseud., 611 : ΒΟ) videre dignus, qui liber sies. — Τέκ., Eun., 866 : tu indignus (sc. eras) qui faceres. — Cic, de Leg., I, 2, 5 : qui modeste paret, videtur, qui aliquando imperet, dignus esse. Brut., 18, 11: Livianæ fabulæ non satis dignæ, quæ iterum legantur. Etc.

Tén., And., 492 sq. : itane tandem idoneus | tibi videor esse, quem tam aperte fallere incipias dolis? — Cic., in Verr., 1, 3, 46, 41 : tibi fortasse idoneus fuit nemo, quem imitarere (εἴ. Acad. 1, 8, 30; Cés., de B. civ., III, 10, 2). De Amic., 1, 4 : in Catone majore Catonem induxi senem disputantem, quia nulla videbatur aptior persona, quæ de illa ætate loqueretur. — Cf. T.-Lve, XXVI, 43,7 : urbe... opportunissima... unde terra marique quæ belli usus poscunt suppeditentur. Etc.

e) Les propositions commençant par quam qui (au lieu de quam ut) et qui dépendent d'un comparatif.

Ex. : Cés., de B. Gall., 11. 21, 3 : non longius hostes aberant, quam quo telum adigi posset. — Ovins, Mét., VI, 195 : Major sum, quam cui possit Fortuna nocere. — T.-Live, XXVI, 12, 6 : majora in defectione deliquerant, quam quibus (neutre) ignosci posset (εἴ. XX VII, 50, 1; XXXI, 18, 3; ΧΧΧΙΠ, 5, 6; 32, 6)!.

f) Les propositions commençant souvent par qui quidem ou qui modo et qui ajoutent une restriction à l'idée énoncée dans la proposition principale.

Ex. : Cic., Brut., 11,65 : refertæ sunt (Catonis) orationes amplius centum quinquaginta, quas quidem adhuc invenerim et legerim, et verbis et rebus illustribus (cf. 48, 180: 55, 203). De Orat., Il, 22, 93 : antiquissimi fere sunt, quorum quidem scripta constent, Pericles atque Alcibiades. 44 Fam... 1, 1,1 : ita est homo non modo prudens, verum etiam, quod juvet, curiosus. Etc..

REMARQUES. — 1. À cet emploi du subjonctif dans les propositions relatives restrictives se rattachent les locutions consacrées commençant par le pronom neutre quod* (cf. quod sciam [cf. PLAUTE, Men., 500; TÉR., Ad., 641; Cic., de Fin., Il, 3, 7}, quod meminerim, etc.).

1. Cette construction ne parait pas se rencontrer dans Cicéron, qui préfère employer quam uf avec le subjonctif, Voy. R. Künxen, ausf. Gr. der lat. Spr.,t. ll, p. 857 ς et cf. ci-après, p. 333, Rex. ΠῚ,

2, On rencontre aussi l'indicatif. Cf. Cic., p. Dej., 6, 16 ; T.-Livs, XXXII, 6, 8, etc.

3. Cf, Cic., Tusc., V,19, 55: M. Antonii, omnium eloquentissimi, quos ego audierim. (est la seule construction latine qui se rapproche un peu du tour français : « le plus éloquent que j'aie entendu, » lequel n'a pas d'équivalent exact en latin.

4. 11 est remarquable que dans les formules du même genre commençant par quantum, quoad, quatenus, etc., on emploic foujours l'indicatif. La phrase de Quintilien (11, 1, 19 : quantum ego quidem sciam) cest incorrecte.

II. C'est sans doute aussi un subjonctif à sens restrictif qu'on a dans le tour suivant :

Cic., p. Dej., 12, 34 : solus. es... cujus in victoria ceciderit nemo nisi armatus.. (cf. CÉs., de Bell. Gall., 1, 31, 8; 1, 4, 915,

418. — Lorsque, dans la forme de phrase dont il a été question ci-dessus (8 409, Rew.), le relatif ἃ le sens final ou consécutif, le verbe de la dernière proposition, dans laquelle le relatif ne joue plus aucun rôle grammatical, se met néanmoins au subjonctif en latin, comme si, au lieu du relatif, il y avait ut*.

Ex. : Cic., in Verr., 11, 4, 11, 26 : vestrane urbs electa est ad quam cum adirent ex Italia (— ut, cum ad eam adirent...), crucem civis Romani… viderent? T.-Live, XXI, 41, 45 : nec Alpes aliæ sunt quas dum superant comparari nova possint præsidia. Etc.

419. — Propositions relatives hypothétiques ou conditionnelles. — En grec comme en latin, lorsqu'une proposition relative équivaut, pour le sens, à une proposition conditionnelle, elle a le même mode que la proposition ronditionnelle par laquelle on pourrait la remplacer.

Mais dans l'application de cette règle, qui est commune aux deux langues, chacune d'elles présente des différences de détail, qui

tiennent à la façon différente dont elles expriment les divers aspects que peut prendre une proposition conditionnelle.

4° Si la proposition relative hypothétique signifie que la condition est supposée remplie, on se sert en grec et en latin de l'indicatif*.

En grec, la négation est μή,

Ex. : PLar., Apol., 21 d: ἃ μὴ οἶδα = εἴ τινὰ un οἶδα), οὐδ᾽ οἶμαι εἰδέναι. — Χέν., Anab., VI, 4, 9 : τοὺς πλείστους ἔνθαπερ ἔπεσον ἑχάστους ἔθαψαν οὗς δὲ μὴ εὕρισκον ( - εἴ τινας un εὕρισχον), χενοτάφιον αὐτοῖς ἐποίησαν. Etc.

Puèpre, Fables, 1, 5, 1 : amittit merito proprium qui alienum appetit. Etc.

1. Le français l'a emprunté au latin ; cf. : « c'est le seul que je connaisse. »

2. Ces deux exemples de César sont au style indirect, mais s'ils étaient au style direct on aurait aussi le subjonctif. En effet, la première phrase deviendrait : Unus ego sum ex omni civitate Æduorum, qui adduci non potuerim ut jurarem aut liberos meos darem, ct la seconde : Gallosque, qui ea loca incolebant, expulerunt solique sunt qui... Teutonos Ambrosque intra fines suos ingredi prohibuerint.

3. Voy. O. Rinuamx, Synt. lat., 2° éd. p. 378 (ὃ 224 bis) ct Revue de Philologie, τ. XII, p. 127.

4. C'est-à-dire quand le relatif peut être remplacé en grec par ei (ἐν), eu latin par Si.

5. En pareil cas, la proposition principale peut présenter tous Îles modes des propusitions indépendantes, et spécialement l'indicatif et l'impératif.

6. En grec. ces propositions ne se distinguent donc des proposilions indicatives que par l'emploi de la négation.

REMARQUE. — Dans ces formes de phrase, l'indicatif futur, en grec, n’est employé

qu'exceptionnellement!.

Ex. : PLAT., Théétèle, 186 c : οὗ δὲ ἀληθείας τις ἀτυχήσει, ποτὲ τούτου ἐπιστήμων ἔσται; --- XÉN., Cyr., 1, 5, 13: ὅ τι γὰρ μὴ τοιοῦτον ἀποθήσεται παρ᾽ ὑμῶν, εἰς ἐμὲ τὸ ἐλλεῖπον ἥξει.

2 Si la proposition relative signifie que l'hypothèse se rapporte à l'avenir, le grec, qui possède deux modes, le subjonctif et l'optatif, rend l’idée avec plus de finesse et de précision que le latin.

a) L'hypothèse peut se réaliser, le cas échéant.

En pareil cas, le grec fait suivre immédiatement le relatif de la particule ἄν et met le verbe au subjonctif (le verbe de la proposition principale est au futur).

Ex. : How, IL, IX, 391: τάων ἣν κ᾽ ἐθέλωμι φίλην ποιήσομ᾽ ἄχοιτιν. IL, 1, 189: ἀλλ᾽ ἄγεθ᾽, ὡς ἂν ἐγὼν εἴπω (— ἐάν πως εἴπω), πειθώμεθα πάντες. -- Χέν., An., 1, 3,15: τῷ ἀνδρί, ὃν ἂν ἕλησθε, πείσομαι. VII, 3, 20: ὅσῳ ἂν μείζω τούτῳ δωρήσῃ, τοσούτῳ μείζω ὑπὸ τούτου ἀγαθὰ πείσει. --- Lrs, XI, 24 : ἀπόχριναι ὅ τι ἄν σε ἐρωτῶ. — Λέν., IV, 21 : τούτων δὲ ᾿Αθηναίους φημὶ δεῖν εἶναι πενταχοσίους, ἐξ ἧς ἄν τινος ὑμῖν ἡλικίας καλῶς ἔχειν δοκῇ.

Le latin se sert de l'indicatif futur.

Ex. : Puaure, Mil., 460 : Qquemque hic intus videro | ... eum ego obtruncabo extempulo. — Cic., in Verr., II, 3, 45, 106 : utrum horum dixeris (fut. antér.), in eo culpa et crimen hærebit. Or., 17, 55: utcumque se affectum videri et animum audientis moveri volet (orator), ita certum vocis admovebit sonum. Etc.

b) L'hypothèse peut se réaliser, mais celui qui parle n'indique pas expressément qu'il la considère comme possible : en d'autres termes, l'expression reste incertaine et équivaut à notre « si » suivi de l'imparfait de l'indicatif et employé en parlant de l'avenir.

En pareil cas, le grec emploie l'optatif dans la proposition relative et le verbe de la proposition principale est ordinairement au potentiel (optatif avec &v).

Ex. : Hou., IL, XIII, 343: μάλα xev θρασυχάρδιος εἴη, [ὃς τότε γηθήσεῖεν ἰδὼν πόνον οὐδ᾽ ἀκάχοιτο (cf. Od., XI, 489). — Pzar., Mén., 92 c : πῶς οὖν ἂν εἰδείης περὶ τούτου τοῦ πράγματος, ...

1. Cette construction est encore plus rare que l'emploi correspondant du futur dans les propositions conditionnelles : or, an sait que dans ces propositions on emploie beaucoup plus souvent ἐάν avec le subjonctif que εἰ avec le futur, bien qu'entre les deux constructions il n’y ait pas une différence de sens bicn grande.

PR τ

οὗ παντάπασιν ἄπειρος εἴης ; Euthyd., 302, a : CT ἂν ἡγοῖο ταῦτα σὰ εἶναι, ἅ σοι ἐξείη χαὶ ἀποδόσθαι καὶ δοῦναι χαὶ θῦσαι ὅτῳ βούλοιο θεῶν; Rép., 549 b : ὅσῳ δὲ πρεσθύτερος γίγνοιτο, μᾶλλον ἀεὶ ἀσπάζοιτο ἂν (χρήματα). ---Χέν., Μόπι., 1, 9, 2 : οὐχ ἂν οὖν θρέψαις ἄνδρα, ὅστις ἐθέλοι τε χαὶ δύναιτο σοῦ ἀπερύχειν τοὺς ἐπιχειροῦντας ἀδικεῖν σε:

En latin, on se sert en pareil cas du présent du subjonctif (poten- 1161), qui présente la supposition comme une simple idée, comme un simple produit de l'imagination (la proposition principale étant aussi au potentiel).

Ex. : Gc., de Nat. deor., I, 4, 12 : hæ@c … qui videat (— si quis videat, si quelqu'un venait à apercevoir) n0nne cogatur confiteri deos esse?

REMARQUES. — I. Le subjonctif avec ἄν et l'optatif sans ἄν s'emploient aussi en grec pour marquer la répétition de l'action exprimée par la proposition relative hypothétique.

a) On se sert du subjonctif avec ἄν, quand la proposition principale est au présent. Ex. : ARIST., Plut., 1151 : πατρὶς γάρ ἐστι πᾶσ᾽, ἵν᾽ ἂν πράττῃ τις εὖ. — XÉN.. Cyr., ἴ, 2, 7 : οἱ Πέρσαι ὃν ἂν γνῶσι δυνάμενον μὲν χάριν ἀποδιδόναι, μὴ ἀποδιδόντα δέ, χολάζουσιν ἰσχυρῶς.

b) On se sert de l’optatif (sans ἄν), quand la proposition principale est à un temps secondaire !.

Ex. : XÉN.. Anab., 1, 9, 15 : πολλὴ ἣν ἀφθονία τῷ Κύρῳ τῶν θελόντων χινδυνεύειν, ὅπου τις οἴοιτο Κῦρον αἰσθήσεσθαι. 11, ὅ, 32 : μετὰ δὲ ταῦτα τῶν βαρύάρων τινὲς ἱππέων διχ τοῦ πεδίου ἐλαύνοντες ᾧτινι ἐντυγχάνοιεν Ἕλληνι ἡ δούλῳ ἢ ἐλευθέρῳ πᾶντας ἔχτεινον.

II. En latin, pour marquer la répétition de l'action, on emploie en général l'indicatif, sauf toutefois dans le cas prévu ci-dessus, ὃ 411, REM. l°.

Ex. : Cic., Tusc., V, 81, 108 : Teucri vox : patria est, ubicumque est bene.

3° Si la proposition relative signifie que l'hypothèse est contraire à la réalité, suivant l'opinion de celui qui parle, le grec et le latin se servent chacun d'un mode spécial.

a) Le grec emploie l'indicatif imparfait ou aoriste (la proposition principale étant au mode irréel). L'imparfait exprime une hypothèse se rapportant au présent, l'aoriste une hypothèse se rapportant au passé. Ex. : Ῥιατ., Charm., 114 6 : οὔτε γὰρ ἂν αὐτοὶ ἐπεχειροῦμεν πράττειν

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