‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 152 sur 306 · Pour l'emploi de l'imparfait, cf. ci-dessus · texte numérisé non relu

Pour l'emploi de l'imparfait, cf. ci-dessus

2. 11 convient d'ajouter qu'en grec l'emploi du subjonctif avec ἄν ou de l'optatif (sans ἄν) pour marquer la répétition n'est pas obligatoire, On peut, comme en latin, se contenter de l'indicatif; toutefois l'expression est alors moins précise, l'idée de répétition étant exprimée seulement par le contexte et non point par la forme grammaticale employée.

ἄλλοις ἐπετρέπομεν ὧν ἤρχομεν (-Ξ εἴ τινων ἤρχομεν) ἄλλο τι πράττειν ἢ ὅ τι πράττοντες ὀρθῶς ἔμελλον (— εἴ τι ἔμελλον) πράξειν + τοῦτο ὃ nv ἄν O ἐπιστήμην εἶχον (ΞΞ εἴ τινος εἶχον). — Dé, LIN, 25 : ἐθδασάνιζον ἂν μέχρι οὗ αὐτοῖς ἐδόκει. Etc.

Lys. XXXII,23 : ὁπότερον τούτων ἐποίησεν, οὐδενὸς ἂν ἧττον ᾿Αθηναίων πλούσιοι σαν. Etc.

b) Le latin emploie une des formes passées du subjonctif (la proposition principale étant aussi au subjonctif passé).

Ex. : Cic., in Verr., 11, 4, 23, 52 : qui videret (— si quis videret, si quelqu'un avait vu cela) … urbem captam diceret (cf. ci- : dessus, ὃ 337).

420. — En grec, les propositions relatives subissent dans certains cas ce qu'on appelle l'attraction modale.

4° Ainsi une proposition relative qui se rattache à un optatif de souhait se met elle-même à l'optatif.

Ex. : ARISTOPH., Gucpes, 1431 : ἔρδοι τις ἣν ÉXAGTOC εἰδείη τέχνην.

2 On met en grec " à l'optatif les propositions relatives qui se rattachent à une proposition conditionnelle à l’optatif ou à une proposition principale au potentiel et ” à l'indicatif imparfait ou aoriste les propositions relatives qui se rattachent à une proposition au mode irréel!.

a) Ex.:Hou., JL, XIII, 322 : ἀνδρὶ δέ x” οὐχ εἴξεις μέγας Τελαμώνιος Αἴας, | ὅς θνητός τ᾽ εἴη. Etc. — AnisT., Gren., 91: γόνιμον à ποιητὴν ἂν οὐχ εὕροις ἔτι | ζητῶν ἄν, ὅστις ῥῆμα γενναῖον λάκοι. --- Χέν., Mém., 1, 1, 3: χυδερνᾶν χατασταθεὶς 0 μὴ ἐπιστάμενος ἀπολέσειεν ἂν οὺς ἥχιστα βούλοιτο.

b) Εχ. : Hou., IL., VI, 350; Od., 1, 218. — AnNTIPñoN, V, 15 : εὖ γὰρ ἤδησθ᾽ ὅτι οὐδεὶς ἂν ἣν σοι ὃς... ἐμοῦ κατεμαρτύρησεν ; Υ, 14: εἰ... χατεμαρτύρουν ἃ μὴ σαφῶς ἤδη, ἀχοΐ δὲ ἠπιστάμην, δεινὰ ἂν ἔφη πάσχειν ὑπ᾽ ἐμοῦ. — Isoc., XIII, 1 : El πάντες ἤθελον οἱ παιδεύειν ἐπιχειροῦντες ἀληθῇ λέγειν χαὶ μὴ μείζους ποιεῖσθαι τὰς ὑποσχέσεις ὧν ἤμελλον ἐπιτελεῖν, οὐχ ἂν χαχῶς ἤχονον.

REMARQUE. --- On met aussi (mais rarement) ἃ l'oplalif les propositions relatives qui dépendent d'une proposition infinitive.

Ex.: XÉN., Cyr., 1, 6, 19 : τοῦ αὐτὸν λέγειν ἃ μὴ σαφῶς εἰδείη εἴργεσθαι δεῖ.

4. C'est un cas différent de celui qui a été signalé ci-dessus (ξ 419. 2° b οἱ 35) et qui ne s'appliquait qu'aux propositions relalives conditionnelles,

8 3. — Syntaxe des conjonctions de subordination.

Page 1