Qç dans une proposition finale. — Comme conjonction
exprimant le but ou l'intention, la particule ὡς ne se rencontre guère
que chez les poètes! : Xénophon est le seul prosateur qui s’en soit servi librement.
ὥς : mais celte distinction établie par les grammairiens no doit pas empêcher de reconnaitre que ὡς et ὥς sont élymologiquement un seul ct même mot.
Mais il faut d'abord éliminer quelques locutions daus lesquelles un examen superficiel pourrait attribuer à ὡς une valeur qui n'est pas Ja sienne, Nous voulons parler de ὡς (ἔπος; εἰπεῖν a pour ainsi dire », ὡς συνελόντι εἰπεῖν « pour le dire en un mot », etc. Dans ces expressions ὡς ne détermine pas du tout l'emploi de l'infinitif et n'a point la valeur d'unc particule marquant le but ou l'intention : il signifie purement et simplement : « dans la mesure où... n; l'emploi de ὡς, en pareil cas, suppose donc, à
l'origine, une ellipse : ὡς ἐμοὶ δοχεῖν « dans la mesure où (il m'est permis de l’affirmer), en tant que.
cela est mon avis », ὡς ἔπος εἰπεῖν « dans la mesure où (il est permis de le dire), en tant que ce qu'on dit 1à n'est qu’une façou de parler », ὡς εἰχάσαι « dans la mesure où (on peut l'affirmer), en tant qu'on exprime là une simple conjecture », οἷς, Quant à ὡς συνελόντι (cf. ci-dessus, 8 91) εἰπεῖν, le sens littéral est celui-ci : « pour dire les choses telles qu'elles se présentent à un homme qui condense. qui résume. » En d'autres termes, daus toutes ces locutions, l’infinitif est construit d'une manière absolue, indépendante, et la particule ὡς exprime une idée de restriction qu'un peut rendre en français par « du moins ». Cf. Rismaxx-Cucuzz, Synf. grecque (nouv. édit., p. 70, n. 2).
Mais il convient d'ajouter que les Grecs n'ayant plus conscience de la valeur propre de ὡς et le trouvant joint à l'infinitif, so figurèrent qu'il gouvernait cet infnitif; do là des phrases comme celle-ci :
Xéx., Cyr., 1, 2, 8 : φέρονται χώθωνα ὡς ἀπὸ τοῦ ποταμοῦ ἀρύσασθαι. Notous en outre que cette construction n'est pas primitive (cf. ci-après, p. 492, n. 1). Quand ὡς est suivi du subjanctif, l'analyse permet de lui conserver son sens primitif « ainsi, de cette manière » ; par cxemple daus cette proposition finale :
How. Z1., 11, 363 : xpiv' ἄνδρας..., ὡς φρήτρη φρήτρηφιν &phYN, on voit que l’idée du but à attcindre est exprimée par le subjonctif ἀρήγη et non par la particule ὡς : ea effet, on peut traduire littéralement : « choisis les hommes: qu'ainsi la phratrie porte secours à la phratrie, » ce qui conduit naturellement à : « choisis les hommes, pour que les phratries se prêtent πὴ mutuel appui. »
Quant aux propositions consécutives à un mode personnel, clles sont amenées plus souvent par ὥστε que par ὡς; mais comme ὥστε est à ὡς ce que ὅστε est à ὅς, l'explication qu'on peut en donner convient aussi bien à l’une qu'à l’autre des particules, Or, si l’on examine une phrase comme celle-ci :
Xéx,, Cyr., Y, 4, 11: οὕτω μοι ἐδοήθησας ὡς νῦν σέσωσμαι. on voit que la proposition consécutive se ramène à une proposition relalive à laquelle le contente seul donne sa valeur particulière. La seule chose qu'on puisse remarquer, c'est que ces sortes de propositions ont vraisemblablement une origine plus récente que les propositions finales dont il vient d'être question, puisque ici ὡς n’a plus la valeur d'un démoostratif mais bien celle d'un relatif,
C'est encore une proposition relative qu'il faut, en réalité, reconnaitre dans une proposition temporelle comme celle-ci :
Xix.. Cyr. 1, 4, 8 : ὡς δὲ εἶδεν ἔλαφον...
et ici il est facile de remonter à l'origine de la constructioa. On trouve dans Homère, pour exprimer des actions d'une succession si rapide qu'elles ont l'air d'être simultanées, des phrases comme celle-ci :
IL, XIV, 294 : ὡς δ᾽ ἴδεν, ὥς μιν ἔρως πυχινὰς φρένας ἀμφεχάλυψεν, ({{|. « comme il la vit, de même l'amour l'enveloppa et obscurcit sa raison », c’.-à-d. il ne l'eut pas ρίας tôt vac que l'amour, etc. »).
Ou le voit, il n’y avait proprement dans ces sortes do phrases que deux actions comparées entre elles au moyen de la particule ὡς deux fois répétée; mais l'idée de temps s'étant pou à peu dégagée de l'ensemble, on conçoit que la signification temporelle se soit attachée à la particule ὡς et qu'il n'ait plus été nécessaire de la répéter dans les deux proposilions principale ct subordonnée.
Quant au passage du sens temporel au sens causal, il est si simple οἱ si nalurel qu'il est inutile d'y insister. Voy. d'ailleurs ci-dessus.
Des observations précédentes il résulte que c'est lo sens démonstratif ou le sens relatif qu'on retrouve au fond de tous les emplois de la particule ὡς qui viennent d'être examinés ; quant au sens de « que » qu'elle ἃ dans certaines formes de propositions complétives, on verra tout à l'heure qu'il se rattache à l'emploi de ὡς comme adverbe interrogatif signifiant « comment ». Voir ci-après, p. 498, note 9. Enfin l'ordre suivi dans l'énumération des emplois de ὡς comme conjonction se trouve justifié par le résumé succinct de son histoire.
4. Voy. l'étude de Pn. Wavsn, Entrwickelungsgeschickhite der Absichtssæt:e (dans les Beitræge de Scnauz, fase. 1V et V). D'après ses statistiques, ὡς final se rencontre 24 fois chez Homère (16 fois dans
Le mode employé est le subjonctif après un temps principal et ordinairement l'optatif après un temps secondaire : la négation est μή.
Ex. : How., Π., VIII, 36 sq. : βουλὴν δ᾽ ᾿Αργείοις ὑποθησόμεθ᾽, ἢ τις ὀνήσει, | ὡς μὴ πάντες ὅλωνται ὀδυσσαμένοιο τεοῖο. -- Pixpane, Οἱ., 10 (41), 31 : πέφνε δ᾽ Εὔρυτον, ὡς Αὐγέαν λάτριον μισθὸν πράσσοιτο. -- Soru., Ant., 19 : καί σ᾽ ἐξέπεμπον, ὡς μόνη κλύοις. Œd. Roi, 11 : ἔπεμψα ὡς πύθοιτο. --- Χέν., 4n., I, 4, 41 : διανοεῖται αὐτὴν (γέφυραν) λῦσαι..., ὡς μὴ δια- Gite, ἀλλ᾽ ἐν μέσῳ ἀποληφθῆτε... An. I, 9, 21 : τοῦτο οὗπερ αὐτὸς Évexa φίλων ᾧετο δεῖσθαι, ὡς συνεργοὺς ἔχοι.
REMARQUES. — [. La conjonction finale ὡς est quelquefois! accompagnée de la particule ἄν (hom. xe ou xev), le cas échéant, qui exprime l’idée d'éventualité. Cette construction est presque exclusivement poétique, et, en prose, on n'en signale qu'un très petit nombre d'exemples presque tous de Xénophon.
Ex. : Hox., I1., XVI, 84 : (πείθεο) ὡς ἄν μοι τιμὴν μεγάλην χαὶ xüdoç ἄρηαι. Od., V, 148 sq. : αὐτάρ οἱ πρόφρων ὑποθήσομαι οὐδ' ἐπιχεύσω, | ὥς χε μάλ᾽ ἀσχηθὴς ἣν πατρίδα γαῖαν ἵκηται. — HÉRODOTE, 1, 36 : προσδεόμεθα ... συμπέμψαι ἡμῖν, ὡς ἄν μιν ἐξέλωμεν Ex τῆς χώρης. — Tauc., VI, 91, 0 : (πέμψετε) ἄνδρα Σπαρτιάτην ἄρχοντα, ὡς ἂν τούς τε παρόντας ξυντάξῃ χαὶ τοὺς μὴ θέλοντας προσαναγκάσῃ. — Χέν.,
An., Il, 5, 46 : ὡς δ᾽ ἂν μάθης..., ἀντάχουσον (cf. An., VI, 3, 18).
11. Une construction plus rare consiste à employer ὡς ἄν (ὥς χε) avec l'optatif, dans une proposition finale. Xénophon est le seul des prosateurs attiques qui en fasse usage. Ex. : XÉN., Cyr., 1, 3, 8: χαὶ διδόασι τοῖς τρισὶ δαχτύλοις ὀχοῦντες τὴν φιάλην
χαὶ προσφέρουσιν, ὡς ἂν ἐνδοῖεν τὸ ἔχπωμα εὐληπτότατα τῷ μέλλοντι πίνειν. Etc.
l'Iliade, 8 fois seulement dans l'Odyssée), 3 fois chex Hésiode et chez Pindare, 23 fois chez Eschyle, 52 futs chez Sophocle, 182 fais chez Euripide, 3 fois chez Aristophanc (2 fois dans Lysisérate, dans le
chœur des Laconiens, vv. 1265 et 1305, 1 fois dans l’Assemblée des femmes, v. 286), 16 fois dans
Hérodote, 1 fois chez Thacydide, 83 fois chez Xénophon, 1 fois chez Platon, 3 ou 4 fois chez les orateurs attiques, à l'exclusion de Démosthène (cf. Goonwix, ouv. cité, p. 398).
4. D'après les exemples réunis par Weber, on voit que-ç ἄν (ὡς χε) se rencontre 38 fois chex Homère, 3 fois chez Hésiode, 1 fois chez Pindare, 11 fois chez Eschyle, 5 fois chez Sophocie, 27 fais chez Euripide, 14 fois chez Aristophane, 11 fois chez Hérodote, 1 fois chez Thucydide, 8 fois chez Xénophon. Voy. Goopwx, ouv. cité, p. 398.
2. 11 ne fant pas confondre avec cet emploi de ὡς ἄν certains tours dans lesquels ὡς ἄν avec le subjonctif joue le rôle d'un adverbe relatif indéfini.
Ex. : Ηομ., 11... 11, 139 : ἀλλ᾽ ἄγεθ᾽ ὡς ἂν ἐγὼν εἴπω, πειθώμεθα πάντες.
3. Sur l'emploi de ὡς ἄν dans Xénophon, voy. outre le travail de Weber, l'appendice IV de Θοουπικ, ouv. cité, p. 400-401.
11 faut sc garder de confondre cet emploi de ὡς ἄν avec des constructions dans lesquelles ἄν, qui doit étre rattaché au verbe, donne à l'optatif le sens du potentiel.
Ev.: Xéx., Hipp.. 1, 16 : ὡς δ᾽ ἂν xai οἱ πόδες εἶεν τῷ ἵππω χράτιστοι, εἰ μέν τις ἔχει ῥάω ἄσκησιν (quant aux moyens de rendre les pieds du cheral le plus forts possible, si quelqu'un possède une pratique plus facile, ete.). — Dex, VI, 3: ἔπειθ᾽ ὑμεῖς οἱ καθήμενοι, ὡς μὲν ἂν εἴποιτε διχαίους λόγους χαὶ λέγοντος ἄλλου συνείητε, ἄμεινον Φιλίππου παρεσχεύασθε, ὡς δὲ κωλύσαετ᾽ ἂν ἐχεῖνον πράττειν ταῦτ᾽ ἐφ᾽ ὧν ἔστι νῦν, παντελὺς ἀργῶς ἔχετε (cf. VI, 37).
Dans res passages, ὡς ἃ le sens de « comment » οἱ remplace ὅπως de l'interrogation indirecte. Dans
C'est chez lui une réminiscence du tour homérique correspondant.
Ex. : Hox., Od., 11. 52 sqq. : οἱ πατρὸς μὲν ἐς οἶχον ἀπερρίγασι νέεσθαι | ἸΙχαρίου, ὥς κ᾽ αὐτὸς ἑεδνώσαιτο θύγατρα". Etc.
410. --- Ὡς οὐ ὥστε dans une proposition consécutive. — Comme conjonction exprimant la conséquence, ὡς est le plus souvent remplacé par ὥστε, mais les règles générales de la construction sont les mêmes pour l'une que pour l’autre.
La construction des propositions consécutives est déterminée par l'idée qu'elles expriment.
45 Si l'on veut affirmer la réalité de la conséquence exprimée, la proposition consécutive se met au mode qu'elle aurait si elle était indépendante, et, quand il y a lieu de l’employer, la négation est οὗ.
EX. : Sopu., Œd. à Col., 82 : βέδηχεν, ὥστε πᾶν ἐν ἡσύχῳ, πάτερ, | ἔξεστι φωνεῖν (cf. Ph., 15; Εἰ... 1204). — Βέκονοτε, VII, 418 : ἐς πᾶν χαχοῦ ἀπίχχτο, οὕτω ὥστε" ἀνάστατοι ἐγίνοντο. "1, 12: αἱ μὲν τῶν Περσέων χεφαλαί εἰσ! ἀσθενέες οὕτω, ὥστε, εἰ θέλεις ψήφῳ μούνῃ βαλεῖν, διατετρανέεις. — Χέκ.. Mém., 11, 3.8: οὕτως ἡμῖν δοχεῖ παντὸς ἄξιχ εἶναι, ὥστε πάντες τὸ χαταλιπεῖν αὐτὰ μάλιστα φεύγομεν. — Isocn., XII, 103 : εἰς τοῦτ᾽ ἀπληστίας ἦλθον, ὥστ᾽ οὐκ ἐξήρκεσεν αὐτοῖς ἔχειν τὴν χατὰ γῆν ἀρχήν, ἀλλὰ χαὶ τὴν χατὰ θάλατταν δύναμιν οὕτως ἐπεθύμησαν λαύεῖν, ὥστε τοὺς συμμάχους τοὺς ἡμετέρους ἀφίστασαν. — Dim, Il, 26: οὕτως ἀγνωμόνως ἔχετε ὥστε ἐλπίζετε αὐτὰ χρηστὰ γενήσεσθαι. Etc.
d’autres exemples, ὡς peut se traduire littéralement par « de cette πιδηϊδῦο, ainsi »: c'est 16.085 non seulement pour certains vers d'Homère comme ceux-ci :
Od., XXII, 133 sqq. : αὐτὰρ θεῖος ἀοιδὸς ἔχων φόρμιγγα λίγειαν | ἡμῖν ἡγείσθω
φιλοπαίγμονος ὀρχηθμοῖο. | ὥς Rev τις φαξη (« de cette manière on pourrait dire »)
γάμον ἔμμεναι ἐχτὸς ἀχούων (ef. Od., XIX, 310 sq. ; XXIV, 532),
mais encore pour certaines phrases de Xénophon lui-même, dans lesquelles ὡς n'a pas le scas d'une
particule tinale, mais marque plutôt la conséquence.
Ex. : Cyr., VII, 5, 37 : ἔδοξεν αὐτῷ τοῦτο ποιῆσαι, ὡς ὁτι ἥχιστα ἂν ἐπιφθόνως σπκάνιός
τε χαὶ σεμνὸς φανείη. VII, 5. 81 : εἰ ὧν μὲν μάλιστα ἄνθρωποι ἐπιθυμοῦσιν ὁ δαίμων ταῦτα ἡμῖν συμπαρεσχεύαχεν, ὡς δ᾽ ἂν ἥδιστα ταῦτα φαένοιτο αὐτός τις αὐτῷ ταῦτα παρασχενάσει χτλ. Agés., 6, 1: συντεταγμένον μὲν οὕτως ἣγε τὸ στράτευμα ὡς ἂν ἐπιχουρεῖν μάλιστα ἑαυτῷ δύναιτο, ἡσύχως δὲ ὥσπερ ἂν παρθένος ἡ σωφρονεστάτη προδαΐίνοι.
1. Voy. dans Gooowix, ouv. cifé, p. 118 sq., un cortain nombre d’autres exemples. 11 y en a peu où le sens final soit indiscutable ; comme nous l'avons montré plus haut, p. 489, n. 3, dans beaucoup de cas on peut traduire ὡς soil par « comment », soit par « ainsi », soit enGn par « de manière à ce que », et donner au verbe accompagné de ἄν la valeur d'un potentiel. Il n'en est pas moins vrai que l'emploi fait par Xénophon de ce tour est tout à fait insolite dans la prose grecque : c'est un exemple de la tendance (si souvent signalée chez lui) qu'il avait à méler à son style des formes οἱ des constructions poétiques.
2. La particule ὥστε est pour ὡς suivi de τε (—= ΘΌ) ; c'est un reste de l’époque où la lauguc n'avait pas encore de relatif et où le pronom qui, plus tard, joua ce rôles avait encore le sens démonstratif. Comparez ὅστε (— ὃς δύ) chez Homère et Pindare, ἐπεί τε (ΞΞ ἐπειδή), chez Hérodote.
3. Chez Hérodote, ces deux mots οὕτω ὥστε sont très souvent réunis et signifieut « de telle manière que... » Vay. les exemples recueillis par Goonwix, ouv. cité, S 593 (avec l’iofin.) et ξ 601.
Xén., An., V, 6, 20 : πλοῖα ὑμῖν πάρεστιν, ὥστε ὅπη ἂν βούλησθε ἐξαίφνης ἂν ἐπιπέσοιτε΄.
SoPn., Œd. ἃ Col., 210 sqq. : ...xæirot πῶς ἐγὼ χαχὸς φύσιν: | ὅστις παθὼν μὲν ἀντέδρων, ὥστ᾽ εἰ φρονῶν | ἔπρασσον, οὐδ᾽ ἂν ὧδ᾽ ἐγιγνόμην χακός" | νῦν δ᾽ οὐδὲν εἰδὼς ἱκόμην, ἵν᾿ ἱκόμην. — XEN., Agés., 1, 26 : πάντες πολεμιχὰ ὅπλα παρεσχεύαζον, ὥστε τὴν πόλιν ὄντως ἂν ἡγήσω πολέμου ἐργαστήριον εἶναι.
On trouve aussi ὥστε (dépendant de οὕτω) suivi de οὐ μή avec le| Ὁ. subjonctif.
Ex. : PLaToN, Phédre, 221 ἃ : οὕτως ἐπιτεθύμηχα ἀχοῦσαι, ὥστε... OÙ |
LA σου ἀπολειφθῶ. ὶ
REMARQUES. — I. Dans beaucoup de ces constructions avec l'indicatif, ὥστε pourrait être remplacé par χαὶ οὕτως. et ainsi.
On comprend donc aisément que la particule ὥστε ait élé souvent employée pour signifier par conséquent (lat. quapropter ou quocirca).
Ex. : SopH., El., 41172 : θνητὸς δ᾽ Ὀρέστης ὥστε μὴ λίαν στένε (cf. THUC., VII, 6, 4). — PLAT., Phèdre, 214 a : ὥστ᾽, εἰ paxoï ἣ περίοδος, un θαυμάσῃς. — DÉM., XXIX, 47 : ὥστε πόθεν ἴσασιν ; Etc.
II. Après la locution τοσούτου δέω ποιεῖν τοῦτο ὥστε …. {en lat. : tantum abest ut: , Ut...), tant s'en faut que je fasse cela, qu'au contraire, on emploie régulièrement l'indicatif.
Ex. : Lys., XVII, 4 : ἐγὼ δὲ τοσούτου δέω περὶ τῶν Un προσηχόντων ἰχανὸς εἶναι λέγειν, ὥστε δέδοικα un χαὶ περὶ ὧν ἀναγχαῖόν moi ἐστι λέγειν, ἀδύνατος ὦ τὰ δέοντα εἰπεῖν. Εἰς.
HIT. Dans les propositions consécutives à un mode personnel, c'est ὥστε (et non pas ὡς) qui est communément employé. Toutefois il conviendrait d'ajouter ici les passages qui ont été cités p. 489, n. 3 et dans lesquels, malgré l'opinion de quelques éditeurs, on trouve ὡς employé comme particule consécutive et non comme particule finale.
De lus, il y a dans Hérodote et dans Xénophon d’autres exemples où la particule ὡς remplace ὥστε.
Ex. : XEN., Cyr., V, 4, 41 : οὕτω μοι προθύμως ἐθοήθησας ὡς νῦν σέσωσμαι. Hell., VI, 1, 4, νομίζω οὕτως ἔχειν, ὡς ἀποστήσονται αὐτοῦ αἴ πόλεις. Voy. GOODWIN, our. cilé, p. 232-3.
IV. Il arrive quelquefois chez Hérodote que la particule ὡς ou ὥστε soit sousentendue dans la proposition consécutive, quand la proposition principale renferme son antécédent οὕτως ou tel autre mot qui en tient lieu, comme τοιόσδε.
Ex. : HÉR., 111, 42 : αἱ δὲ τῶν Αἰγυπτίων (χεφαλαὶ) οὕτω δή τι ἰσχυραὶ (sousent. ὥστε) μόγις ἂν λίθῳ παίσας διαρρήξειας. I, 31 : ῥώμη σώματος τοιήδε (ὡς) ἀεθλοφόροι τε ἀμφότεροι ὁμοίως ἦσαν, χαὶ δὴ καὶ λέγεται ὃδε ὁ λόγος.
V. Après une proposition principale à l’optatif, ὥστε est quelquefois (mais raremen!) suivi de l'optatif, par attraction modale.
Ex.: XÉN., Écon., 1, 13 : εἴ τις χρῷτο τῷ ἀργυρίῳ ὥστε πριάμενος οἷον ἑταίραν διὰ ταύτην χάχιον μὲν τὸ σῶμα ἔχοι, χάχιον δὲ τὴν ψυχήν, πῶς ἂν ὠφέλιμον εἴη;
1, Toutefois le mode potentiel est ordinairement remplacé par l'infinitif, Voy, ci-après, 39,